‹ De l'Huile d'Olives: Traitement de la Colique SaturnineChapitre 2 sur 14 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

C’est une banalité de dire que, lorsqu’on trouve pour une maladie une médication riche, variée, touffue, on peut être certain qu'il n’y a pas un remède de sûr. N'est-ce pas un peu le cas de la colique de plomb ?

On ne voit que trop souvent échouer les médications les plus vantées ; et après avoir étudié l'historique de sa thérapeutique, assisté à la lutte épique de la Charité, férue de ses purgatifs, contre Saint-Antoine, partisan de l’alun et de la saignée, on ne peut manquer de rester un peu scep— tique devant la souveraine efficacité d’une panacée nouvelle.

Si nous proposons aujourd’hui un nouveau traitement de la colique saturnine, ce n’est donc pas avec la préten-

tion d'apporter à la science un spécifique infaillible réalisant toutes les indications et parant à tous les symptômes.

LG as

Nous voulons seulement donner une flèche de plus au carquois trop souvent démuni du thérapeute.

L'huile d'olives, que nous avons expérimentée dans la colique des peintres, nous a donné des résultats excellents, supérieurs même à ceux que donnent en moyenne les autres médicaments.

Nous les exposons fidèlement et essayons de les interprêter. Un cours historique du traitement de la colique saturnine, et un aperçu de sa pathogénie, ainsi qu’une étude succincte des emplois médicaux de lhuile, nous ont paru se rattacher trop étroitement à notre sujet pour ne pas prendre place à côté de l'exposé de notre médication.

Cette étude a été entreprise sous l’inspiration de M. le professeur agrégé Weill. Il nous à constamment aidé de ses conseils et de son expérience. Qu'il nous permette de le remercier ici de sa bienveillance et de sa cordialité. M. le professeur Morat s’est mis gracieusement à notre disposition pour la partie expérimentale de ce travail, n’épargnant ni son temps ni sa peine. Nous lui en sommes profondément reconnaissant.

M. le professeur Soulier a bien voulu accepter la présidence de notre thèse. Nous sommes très sensible à l’hon-

neur qu’il nous fait et lui en exprimons notre profonde

gratitude.

Léa ee,

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