‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 80 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

qu'on nomme l'absence ou la négation du dogme de Fimmortalité. Je dis que nous avons très explicitement dans Moïse et dans la Bible la preuve que Moïse avait de la véritable immortalité un senti* ment supérieur à l'idée qu'on s'en est faite chez d'autres nations de l'antiquité.

Pour nous résumer sur Moïse, en effets qui ne voit que ce grand initié de la science antique ( i ) n'a pas d'autre doctrine que celle qui est si nettement caractérisée dans le nom qu'il donne à Dieu. Il appelle Dieu ^LOHiM , c'est-à-dire lui-les-dieuac (a) , c'est-à-dire Vunité et la multiplicité. £h bien , ce qu'il dit de Dieu , il le dit de l'homme. Chaque homme est un homme et l'humanité. Toutes les créatures vivantes de Dieu sont douées de cette qualité de Dieu d'être l'unité et la multiplicité ; toutes sont un individu et une espèce. L'espèce vit en dles , et elles ne vivent réellement que par Tespèce.

Qu'on ne se fatigue donc pas à chercher vainement dans la Bible juive quelque trace de l'opinion de l'immortaUté de l'âme comme on entend ^gairement aujourd'hui cette immortalité. Il se-

(i) Le nom de Bioîsey Mosché^ voulait dire» chez les Égyptiens, riiomme initié par le baptême. Dans les hiéroglyphes , od voit souvent la cérémoiiie du baptême: Tinitié debout entre deux prêtres qui lui versent de Feau sur la tète avec des vases.

{%) Littéralement, Lui- eux' qui- sont ^ Tétre des êlrei.

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rait vraiment surprenant qu'il y en eut quelque vestige , quand la doctrine de Moïse est précisé^ ment la négation la plus absolue et la plus positive de cette fausse immortalité.

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