‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 2)Chapitre 82 sur 216 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

« dans la résurrection ? car tous les sept l'ont eue. « — Mais Jésus, répondant , leur dit : — Vous êtes « dans Terreur, parce que vous n'entendez pas les « Écritures , ni quelle est la puissance de Dieu. (( Car dans la résurrection on ne prend pas en « mariage, et on n'est pas donné en mariage, mais « on est comme les anges de Dieu dans le ciel. Et « relativement à la résurrection des morts, n'avez* (c vous point lu ce que Dieu vous a dit : Je suis le •c Dieu d^ Abraham , le Dieu d!Isaac , et le Dieu « de Jacob. Dieu n'est pas le Dieu des morts, « MAIS DES vivants (i). — Et Ic peuple, entendant « cela, admirait sa doctrine (a). »

Qui ne voit que l'objection faite à Jésus par les Saducéens n'est autre que l'objection du nombre relativement à la vie future ?

Quand nous disons que nous renaîtrons dans l'humanité , on nous objecte qu'il faudrait pour cela que le nombre des hommes fût toujours le même, qu'il n'y en eût jamais plus ni moins. Chaque homme , nous dit-on , étant un moi dis-

(i) ÂTTOXpiOeU ^è â iviaouç sitrev aÛToT;* IlXavàoOt, \t,y\ ei^oreç ràç ^pafàc, fiiVi^è TT)v ^vofAiv ToD 0|cû. Év ^àp ttî àvaoràaei oâre lapkoQotv, oute hfr^t^uiXfiyncfx , dcXX' ûç ërf^ttk^A toD Oeoû iv où^avû tîoi. Iltpi ^à vn^ dvaa- Tocaio; TcÂv vuc(>ûv, oùx àvé'yvcdTS to py)6èv 6{xiv uiro toO Btou Xé^ovroc. h^éi 8ip.i é 0toç À6paà(x , xai o Bebc iiawc , )cat o 0eoç iouctdê ; Oùx l'oriv ô 6eoc 0eoç vexpâv , àXXà ^cAVTCdv.

(3) Chap. XXII , vers. 23-33.

tinct, il faudrait 9 pour que rhumanité iut toujours composée de ces mêmes moi^ que le nomi>re de ces moi restât identiquement le même. S'il y a un moi de moins , que devient ce moi ? et si au contraire le nombre de ces moij dans une génération déterminée, c'est-à«<lire à une certaine époque du temps et de la durée, est double, triple ou quadruple de ce qu'il était dans un autre siècle, comment vous expliquez-vous une telle multiplication? Ce ne sont donc pas les mêmes tnoi qui existaient précédemment ?

A cela que répond Jésus ? Deux choses :

I** f^ous ne comprenez pas la puissance de Dieu ;

a® Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants.

Et qu'aurait répondu Moïse? Deux choses également :

I* Dieu est f unité et la multiplicité ;

2*» y4dam est toujours vii^ant.

Les deux points que Jésus énonce correspondent en effet aux deux mots dont Moïse se sert pour désigner Dieu et l'homme, yElohim et Adam, Cette puissance de Dieu^ dont veut parler Jésus, c'est la puissance qui découle de sa nature, en tant que Dieu est à la fois F unité et la multiplicité; et cette qualité de Dieu d'être le Dieu des vitrants ^ et non pas le Dieu des morts^ se rapporte à la communication qu'il a

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