LIVRE SIXIÈME
« dans la résurrection ? car tous les sept l'ont eue. « — Mais Jésus, répondant , leur dit : — Vous êtes « dans Terreur, parce que vous n'entendez pas les « Écritures , ni quelle est la puissance de Dieu. (( Car dans la résurrection on ne prend pas en « mariage, et on n'est pas donné en mariage, mais « on est comme les anges de Dieu dans le ciel. Et « relativement à la résurrection des morts, n'avez* (c vous point lu ce que Dieu vous a dit : Je suis le •c Dieu d^ Abraham , le Dieu d!Isaac , et le Dieu « de Jacob. Dieu n'est pas le Dieu des morts, « MAIS DES vivants (i). — Et Ic peuple, entendant « cela, admirait sa doctrine (a). »
Qui ne voit que l'objection faite à Jésus par les Saducéens n'est autre que l'objection du nombre relativement à la vie future ?
Quand nous disons que nous renaîtrons dans l'humanité , on nous objecte qu'il faudrait pour cela que le nombre des hommes fût toujours le même, qu'il n'y en eût jamais plus ni moins. Chaque homme , nous dit-on , étant un moi dis-
(i) ÂTTOXpiOeU ^è â iviaouç sitrev aÛToT;* IlXavàoOt, \t,y\ ei^oreç ràç ^pafàc, fiiVi^è TT)v ^vofAiv ToD 0|cû. Év ^àp ttî àvaoràaei oâre lapkoQotv, oute hfr^t^uiXfiyncfx , dcXX' ûç ërf^ttk^A toD Oeoû iv où^avû tîoi. Iltpi ^à vn^ dvaa- Tocaio; TcÂv vuc(>ûv, oùx àvé'yvcdTS to py)6èv 6{xiv uiro toO Btou Xé^ovroc. h^éi 8ip.i é 0toç À6paà(x , xai o Bebc iiawc , )cat o 0eoç iouctdê ; Oùx l'oriv ô 6eoc 0eoç vexpâv , àXXà ^cAVTCdv.
(3) Chap. XXII , vers. 23-33.
tinct, il faudrait 9 pour que rhumanité iut toujours composée de ces mêmes moi^ que le nomi>re de ces moi restât identiquement le même. S'il y a un moi de moins , que devient ce moi ? et si au contraire le nombre de ces moij dans une génération déterminée, c'est-à«<lire à une certaine époque du temps et de la durée, est double, triple ou quadruple de ce qu'il était dans un autre siècle, comment vous expliquez-vous une telle multiplication? Ce ne sont donc pas les mêmes tnoi qui existaient précédemment ?
A cela que répond Jésus ? Deux choses :
I** f^ous ne comprenez pas la puissance de Dieu ;
a® Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Et qu'aurait répondu Moïse? Deux choses également :
I* Dieu est f unité et la multiplicité ;
2*» y4dam est toujours vii^ant.
Les deux points que Jésus énonce correspondent en effet aux deux mots dont Moïse se sert pour désigner Dieu et l'homme, yElohim et Adam, Cette puissance de Dieu^ dont veut parler Jésus, c'est la puissance qui découle de sa nature, en tant que Dieu est à la fois F unité et la multiplicité; et cette qualité de Dieu d'être le Dieu des vitrants ^ et non pas le Dieu des morts^ se rapporte à la communication qu'il a