‹ De l'humanité, de son principe, et de son avenir, où se trouve exposée la vrais définition de la religion et où l'on explique le sens, la suite et l'enchaînement du mosaisme et du christianisme. [Première partie] (volume 3)Chapitre 29 sur 31 · ÉPILOGUE. /il · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE. /il

On ne croit plus guère aujourd'hui à ces révélateurs d'une essence différente de ceJIe des autres hommes. Pourquoi donc l'idéalisme cherche-t-il encore un autre ciel manifesté que la vie de l'homme da^P humanité?

Ne voit-on p^s que ces deux questions sont absolumeivl' du même ordre 5 qu'elles se tiennent d'une façon intime ^ à tel point que la solution dp l'une décide la solution de l'autre !

En effets si vous admettez que la vie future des hommes a lieu ailleurs que sur la terre et dans l'humanité ^ quelle raison avez -vous pour nier que, de ce ciel supérieur, ou en général du ciel, ne descendent pas quelquefois et ne s'incarnent pas des êtres supérieurs à l'humanité, venus tout exprès pour' sauver cette humanité, qui était et qui reste spécifiquement différente de ces révélateurs?

Il y a plus : si vous admettez que la vie future des )iommes a lieu ailleurs que sur la terre et dans l'humanité, quelle raison àvez-vous pour ne pas croire que l'intercession de ces hommes qui ont passé sur la terre, et qui existent encore dans le ciel, ne soit pas puissante auprès de Dieu, et quelle raison avez-vous pour ne pas leur rendre un culte? Vous avez donc à la fois des révélateurs et des saints, une Église complète dans le ciel, intervenant dans les choses d'ici-bas ; et vous voilà retombés dans toute l'idolâtrie du Christianisme catholique !

Or, c'est parce que ce monde du ciel, cet empyrée des révélateurs et des saints, d'où descendait sur l'humanité vivante un terrible despotisme, n'existait réellement pas, que ce despotisme a pu être détruit à l'époque de la Réforme, et l'homme être émancipé de celte hiérarchie céleste II. 27

Sili DE L'HUMANITÉ.

imaginaire, qui engendrait sur la terre, sous le nom de Clergé, une hiérarchie correspondante; c'est, di&-je, parce que toul ce ciel était chimérique ; qu'il a pu être renversé. Luther a pu braver à la fois et l'Église et ce ciel protecteur de l'Église , et triompher. Ce ciel donc n'existait pas ; ce ciel était une erreur.

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