Fürbringer. Loc. cit
2. Traduction de l’observation publiée dans la Berlin. Klin. Woch. Mêmes remarques que pour l’observation d’Israël, en ce qui concerne les résumés publiés par le Bidl. méd. et la Sem. méd. (N. des Tr.)
3. Ultérieurement M. le D’' Goldtdammer, médecin de cette maison, a dit que ce malade y avait été traité pour des coliques de plomb et que pendant sa convalescence on avait découvert l’existence d’une tumeur abdominale, grosse ■comme le poing. Cette tumeur avait été regardée dès ce moment comme une hydronéphrose.
, OBSERVATIONS 267
nurie paroxystique? Non. On était en présence d’un homme vigoureux, non misérable, toutefois assez pâle.
Les organes de l’abdomen ne présentaient aucune anomalie notable. Le malade se sentait relativement bien. L’urine était fortement colorée en brun rouge; mais, comme un examen attentif le démontra, cette coloration n’était pas due à l’hémoglobine, mais à du sang en nature. Il s’agissait donc là d’une véritable hématurie.
La nuit suivante, cet homme fut pris tout à coup de violentes douleurs dans la région hépatique. Le lendemain matin, il se sentit très abattu, presque agonisant; il se plaignait à haute voix de ses douleurs de la région du foie. La vessie était vide; mais on sentit alors, immédiatement au-dessous de la partie moyenne de la paroi abdominale, à droite, une tumeur, dure, non fluctuante, s’avançant jus(ju’à deux travers de doigt de l’ombilic. Cette tumeur suivait les mouvements de la respiration et se continuait directement avec le foie.
Elle était accolée à la paroi abdominale et on pouvait constater très nettement que le gros intestin ne passait pas au-devant d’elle.
M. Fürbringer émit alors l’hypothèse d’une tumeur du foie ou plutôt de la vésicule biliaire, se basant sur ce fait — règle connue, qui a été vérifiée dans de nombreuses observations, — que lors de tumeur du rein le gros intestin se trouve en avant de la tuméfaction.
Il reconnaissait toutefois (jue la consistance de la tumeur était bien dure et que celle-ci paraissait faire suite au foie.
Les jours suivants il survint du coma, qui augmenta bientôt. Le malade se mit à divaguer par instants et le 10 mai rendit un quart de litre d’urine, d’un poids spécifique de 1012. L’urine était pâle, trouble, et contenait environ 1/4 p. 100 d’albumine. Le sédiment était composé de rares leucocytes, de nombreux cylindres de toutes les sortes; en sorte qu’il s’agissait là, d’une façon indubitable, d’une urémie par suite de néphrite diffuse. Au moment où le diagnostic fut posé, malgré l’emploi de tous les traitements possibles, le malade tomba dans une somnolence absolue. Puis il se produisit des vomissements (les matières vomies étaient riches en urée) et, le lendemain, le malade n’urina plus. La tumeur resta ce qu’elle était ot la mort survint le 11 mai dans le coma.
Autopsie. — A ïautopsie, on constata les lésions suivantes : Au-dessous du lobe droit du foie se trouvait une tumeur grosse comme le poing, qui avait déplacé le côlon vers la ligne médiane, tout en lui restant accolé. Cette tumeur avait tous les caractères d’une hydronéphrose du rein droit. Celui-ci, gros comme une noix de coco, avait un parenchyme de l’épaisseur du doigt au pourtour des grands calices. L’uretère, du calibre d’un intestin d’enfant, était très tortueux. Malgré les recherches les plus minutieuses, on ne put découvrir la moindre cause à cette hydronéphrose. Le passage de l’uretère dans le bassin, au niveau de la vessie, était absolument libre. On ne put déceler aucune anomalie d’insertion de l’uretère, aucune coudure à angle aigu, aucun obstacle valvulaire.
DE l’iIYDRONÉPIIROSE INTERMITTENTE
Le rein gauche était d’une grandeur presque normale, mais hydronéphrotique aussi, et ce qui restait d’un parenchyme rénal était enflammé d’une façon ditïuse et fort accentuée L De ce côté, l’uretère était tout à fait normal et perméable. A signaler aussi, comme non moins digne de remarque, une hypertrophie concentrique assez notable du ventricule gauche.
Il s’agissait donc dans ce cas d’une double hydronéphrose, dont la droite avait été intermittente, compliquée des deux côtés de lésions du parenchyme rénal incompatibles avec la vie.
Observation XLI.
Lancereaux (Cas I) (Résumé) 2.
Hydronéphrose intermittente du côté droit.
G... Marie, vingt-cinq ans, ménagère, entrée à l’hôpital en janvier 1882.
Femme bien constituée, n’ayant jamais été malade. Réglée à quinze ans, mariée à 17, elle a eu trois grossesses, sans le moindre accident. Dans sa jeunesse, avant la menstruation, violentes migraines. Depuis cette époque, elles n’ont pas reparu.
Antécédents. — Le 21 décembre 1881, elle toussait depuis quelques jours et souffrait d’uu coryza accompagné d’un léger mouvement fébrile, lorsque, quinze jours plus tard, le 8 janvier 1882, à cinq heures du soir, elle fut prise de douleurs extrêmement vives ayant pour siège le flanc droit et s’irradiant dans tout l’abdomen; en outre, elles survenaient avec des rémissions prolongées et prenaient la forme de véritables paroxysmes; à huit heures du soir, les vomissements commencèrent et durèrent une partie de la nuit; le lendemain, douleurs et vomissements à nouveau, ainsi que les jours suivants, mais avec moins d’intensité.
Une crise. — Le 12 janvier, à l'entrée à l’hôpital, les douleurs avaient presque disparu; mais le malade éprouvait une grande faiblesse, le visage était très pâle.
A l’examen, on constata, dans le flanc droit, une allongée, arrondie,
s’étendant en avant jusqu’à 2 travers de doigt de la ligne ombilicale, occupant en hauteur tout l’espace compris entre les fosses et l’épine iliaque. Cette tumeur était lisse, résistante, élastique, peu douloureuse; elle pouvait être saisie entre les deux mains. M. Lancereaux était très embarrassé pour porter un diagnostic quand, le 18 janvier, dix jours après le début des accidents, la tumeur diminua; en môme temps, les urines étaient plus abondantes, elles devenaient plus troubles que les jours précédents. Le 19 janvier, la température, qui avait oscillé entre 38°, 4 et 39°, 6, redescendit à 37“.
La tumeur avait disparu à la fin de janvier et cette diminution s’est faite par oscillations successives et non d’une façon progressive et continue.
1. Ce qui explique les accidents qui causèrent la mort. {N. d. Tr.)