‹ De l'hydronéphrose intermittenteChapitre 16 sur 123 · On sait que les reins mobiles siègent surtout à droite · texte numérisé non relu

On sait que les reins mobiles siègent surtout à droite

ANATOMIE PATHOLOGIQUE oô

rieui’G se déplace et descend le plus bas possible i ce (jui fait disparaître toute la partie de l’uretère située au-dessus du rétrécissement

normal.

e. Remarques diverses.

Une autre constatation anatomique — celle-là d’ordre négatif mérite aussi d’être notée. Sur les 150 uretères moulés par M. Poirier, nous n’avons pas observé une seule fois ni la torsion de Vuretëre, ni la pénétration à angle aigu de l’uretère dans le bassinet, autrement dit l’entrée de ce canal par l’une des faces du réservoir rénal et non par son extrémité inférieure. Par contre, nous avons trouvé dans

Fig. VIII. — Bassinet de la Figure IV ouvert (schéma) pour montrer la muqueuse uretérale et celle du collet en G.

fig IX. — Bassinet de la Figure III ouvert (schéma). Aucun repli en G (réduction d’un tiers).

plusieurs cas l’existence d’uretères doubles du même côté. Il résulte de là que la pénétration oblique de l’uretère doit être une anomalie fort exceptionnelle, puisqu’elle est bien plus rare qu’une anomalie déjà peu commune, le dédoublement d’un uretère ^

Mentionnons enfin, pour terminer ces considérations d’anatomie pure, que sur les bassinets normaux que nous avons examinés, nous n’avons jamais rencontré l’existence du moindre repli^ de la plus petite valvule au niveau de l’extrémité supérieure, plus ou moins rétrécie, de l’uretère. La muqueuse en ce point (voir Fig. VIII et IX) était toujours absolument lisse, sans dépression ni saillie appréciable. Aussi considérons-nous comme pathologiques tous les plis valvulaires analogues à ceux que M. Hallé a figurés pour les uretérites. Les Fig. VIII et IX, qui représentent ouverts, après réduc-

1. Le dédoublement de l’uretère est une anomalie qui semble bien plus fréquente qu’on ne l’a dit, remarque faite déjà par M. Poirier à la Société de Biologie, 1891. L’observation de Braun, que nous citons dans ce travail (Obs. LIX), en est un exemple.

Terrier et Baudouin.

DE l’hYDRONÉPIIROSE INTERMITTEINTE

tion d’un tiers de leurs dimensions normales, les uretères des Fig:\S et HT, montrent bien que le bassinet et l’uretère, dans l’état habituel des choses, se continuent en ligne directe et à plein canal, sans qu’il y ait le moindre obstacle au cours de Turine, à la manière d’un entonnoir ou plutôt du pavillon d’une trompette antique ^

Nous avons tenu à insister sur ces différents points, d’abord parce qu’ils nous serviront bientôt à comprendre la pathogénie de l’hydronéphrose et surtout le phénomène de l’intermittence, puis parce qu’i’ls réduisent, croyons-nous, à leur juste valeur, les considérations vraiment trop théoriques développées par Hansemann au début d’un mémoire récent Nous devons reconnaître toutefois que les quelques constatations anatomiques faites par cet auteur sont assez analogues aux nôtres; le différend ne peut donc porter que sur leur interprétation.

Anatomie pathologique.

Lésions de l’Uretère dans l’Hydronéphrose intermittente.

Sur les 70 observations d’hydronéphrose intermittente que nous avons pu recueillir, il y a eu 7 autopsies et 10 examens de reins enlevés par la néphrectomie; malheureusement de ces 17 pièces documentaires, 8 seulement, dont 4 autopsies ^ (Hare, cas I; Thompson; Wilse; Morris, cas I) et 4 reins provenant d’opérations (Lloyd, cas II; Braun; Terrier, cas II; Quénu), peuvent nous être utiles. Deux autopsies, en effet, ne nous apprennent rien sur le sujet qui nous occupe (Tulpius, Johnson), car elles sont trop concises, et 4 reins enlevés n’ont pas été décrits avec détails (Koehler; Socin; Fowler, 2 cas). Enfin, 2 autres reins (Lloyd, cas I; Well) et une autopsie (Fürbringer, cas III) ont donné des résultats absolument négatifs. A ces 70 observations il faut ajouter encore, croyons-nous, la description purement anatomo-pathologique des cas d’hydroné* phroses publiés par Hansemann et de Rechter L Si nous n’avons

1. Nous croyons devoir ajouter un mot sur l’épaisseur des parois d’un bassinet sain. A la moindre comparaison, on sera frappé de la différence qui existe entre ces dernières, si minces qu’elles en sont presque transparentes malgré leur grande résistance, et une poche hydronéphrotique, en revanche bien plus friable.

2. Hansemann. Beiirag ziir Mechunik der Ilydronephrosen^ nebst einigen casuistischen Mittheilungen-, in Arch. f. path. Anat. iind Phys., CXIl, H. 3, 2 juin 1888, p. 539. (An. in Ann. Génito-urin., p. 363, 1889.)

3. L’une d’elles, celle de Hare, devrait en réalité compter pour deux, puisque la lésion était double.

Page 1