QUANTITE CORRESPONDANTE
d’urine en
24 heures. 1 heure.
Pas d’urine. 0 gr.
400 gr.
1650 gr.
25 gr.
ÉTUDE CLINIQUE
Ainsi, pendant l’accès, l’urine n’est plus évacuée ou ne l’est qu’en très faible quantité; outre la cessation de l’écoulement de 1 ’urine par l’uretère du côté malade, il y a probablement aussi, sinon a rrêt momentané, du moins diminution temporaire de la sécrétion dans le rein sain par action réflexe.
Mais, immédiatement après, pendant les premières heures qui suivent la fin de l’accès, comme on le voit sur ces trois tableaux, l’urine est rendue en quantité notablement plus grande qu’à l’état normal, le double environ; ce qui indique que la sécrétion urinaire a persisté dans une certaine mesure pendant l’accès et pendant la période de fermeture du bassinet atteint. Toutefois, l’évacuation considérable d’urine au moment de la disparition des douleurs pourrait s’expliquer peut-être aussi par l’intervention de deux facteurs : l’un correspondrait à la stagnation de l’urine dans le bassinet (elle s’y collecte, au lieu de tomber de suite dans la vessie et d’etre expulsée dans les conditions ordinaires) ; le second, à l’hyperexcrétion rénale, qui se produit quand il y a fermeture passagère de l’uretère (ce qui est tout à fait le cas de l’hydronéphrose intermittente). L. Hermann a démontré en effet qu’une ligature temporaire de l’uretère était suivie d’une exagération de l’excrétion urinaire.
La quantité de liquide excrété par les reins ne revient pas ordinairement de suite à la normale, comme le prouvent l’observation de Braun et le cas II de Ne'wman. Pendant le premier jour qui suit l’accès — chose curieuse et difficile à bien expliquer ^ — l’urine est moins abondante que dans l’intervalle dès crises.
Il est intéressant de constater aussi les modifications survenues dans la composition chimique de l’urine qui est restée enfermée quelques heures dans le bassinet et de celle qui est sécrétée immédiatement après l’attaque. L’observation II de Newman montre que, dans l’urine émise au moment où cesse faccès, il y avait presque le double d'urée que d’ordinaire (3,63 0/0 au lieu de 1,93 à 2,34 0/0); au contraire dans celle qui est rendue un peu plus tardivement, et pendant quelques heures, on en trouve la moitié moins environ (1,1 0/0 au lieu de 1,9 à 2,3 0/0).
Quant à Vacide urique, il semble diminuer aussi de moitié, quand l’urée diminue elle-même (0,02 0/0 au lieu de 0,05 0/0) ; mais il ne
1. Nous donnons l’explication suivante pour ce qu’elle vaut : dans des cas analogues à ceux de Newman, etc., après l’accès, la poche hydronéphrotique se vide totalement. Le lendemain, une certaine quantité d’urine sécrétée par ce rein s’accumule à nouveau dans le sac, en proportion variable, mais sans le distendre complètement, bien entendu; puis, quand la poche renferme cette quantité d’urine, tout se passe comme s’il n’y avait jamais eu d’hydronéphrose.
DE l’hydronéphrose intermittente
change pas à la fin de la crise (c.-à-d. au moment où l’urée est très augmentée) dans une proportion aussi grande et l’augmentation pour cet acide est bien moins sensible.
Les chlorures, les phosphates, les autres corps solides semblent se comporter comme l’acide urique, ainsi que le prouve le tableau ci -joint.
Tableau IV. — Analyse de Vurine d’une crise (Newman, cas II).
ANALYSE DE l’uRINE
DATES, PHASES ET HEURES DE l’aCCÈS.
9 décembre : ava^it la crise
TITÉ
d’urine.
Urée.
Acide
urique.
Phos-
phates.
Chlo-
rures.
Autres
corps
solides.