Eger. Loc. cit
DE L’HYDUOINÉPimOSE INTERMITTENTE
d’Hydronéphrose intermittente devaient reconnaître la meme cause, le déplacement du rein. S’il avait été un peu plus loin et mentionné l’intermédiaire obligé que nous nous sommes efforcés de mettre en relief, à savoir la coudure de l'uretère, il eût fourni une démonstration complète des relations de ces deux affections et meme eût démontré leur parfaite analogie. Enfin récemment Zawisza \ montrant qu’on ne pouvait admettre les explications de Rollet pour le (( rein mobile immobilisé », adoptait complètement les idées d’Eger, en les complétant à l’aide des données fournies par le mémoire de Landau ^
Nous reconnaissons volontiers que notre interprétation prêterait moins à la discussion si nous avions pu rapporter ici un certain nombre d’autopsies de reins mobiles ayant présenté une telle complication et chez lesquels le bassinet eût été légèrement dilaté; malheureusement nous n’avons pu trouver semblables observations. Mais ce qui prouve encore bien mieux qu’Hydronéphrose intermittente et Etranglement des reins mobiles ne constituent qu’un seul et même accident de la même maladie, c’est ce qui a été noté pour les cas de Wilse et de M. Guyon, entre autres. Dans la première observation, en effet, on n’avait que les signes cliniques d’un étranglement aigu du rein mobile : Wilse mentionne très clairement, et à dessein, que les symptômes caractérisant tout particulièrement l’hydronéphrose intermittente manquaient totalement (tumeur disparaissant rapidement avec élimination d’urine abondante). Et cependant le professeur Heiberg, qui a fait l’autopsie avec soin, constate non moins nettement qu’il y avait une hydronéphrose par coudure de l’uretère et que cette flexion du canal excréteur de l’urine devait disparaître quand il y avait une certaine quantité d’urine accumulée dans le bassinet!
De plus, l’observation de M. le professeur Guyon (Cas I), pour être moins probante, puisqu’ici il n’y a pas de démonstration anatomopathologique, ne doit pas moins en être rapprochée, car le résultat obtenu par l’opération montre bien à quelles causes étaient dues les crises douloureuses, accompagnant l’hydronéphrose intermittente et l’ayant précédée.
Il serait facile enfin de montrer quels poirUs faibles présentent toutes les nombreuses théories invoquées jusqu’à présent pour expliquer le a rein immobilisé » et qui sont :