Dietl. Wiener med. Wochenschr., 1864, p
2. Rollet. Pathologie und Thérapie der Beweglichen Nieren. Erlangen, 1866, p. 20.
3. Dietl dit pourtant que le rein déplacé est généralement augmenté de volume!
ÉTUDE CLINIQUE
quantité d’urine à la fin de l’attaque, ce qui semblerait prouver qu’il n’y a que peu d’urine retenue dans le bassinet ^
Mais ces objections sont d’une réfutation trop facile si l’on veut bien admettre que ces cas « d’Etranglement du rein » constituent un accident formant transition entre la phase de « rein mobile compliqué d’hydronéphrose intermittente », — dont ils ne seraient qu’une variété très atténuée, — et la phase de « rein mobile pur », sans retentissement encore bien marqué du côté de l’extrémité supérieure de l’uretère. A ce moment précis, Ton serait tout à fait au début d’une hydronéphrose intermittente, ce qui ne veut pas dire que dans tous les cas celle-ci doive débuter par des accidents du même genre.
Dès lors rien d’étonnant à ce qu’il n’y ait pas de tumeur cliniquement appréciable % puisqii’à ce moment le bassinet commence à peine à se dilater. Rien d’étonnant à ce que les phénomènes douloureux soient extrêmement intenses, puisque le réservoir n’a pas encore subi de distension notable et que sa paroi résiste dans la mesure du possible. Rien d’étonnant enfin à ce que le peu d’urine retenue pendant cette courte crise se mélange avec celle excrétée par l’autre rein, au moment de son expulsion du bassinet, et à ce que cette expulsion ne soit pas appréciable ou au moins constatée par le malade . En somme, la pathogénie de ces « Etranglements aigus des reins » , restée presque incompréhensible, malgré les explications et les hypothèses de divers médecins allemands, s’éclaire désormais d’un jour nouveau, surtout si on les étudie à la lumière des expériences de M. Sinitzine.
D’ailleurs Gilewski ^ avait presque deviné cette théorie ou du moins il l’avait pressentie, en disant que ces crises étaient dues au prolapsus du rein qui comprimait Vuretère resté en arrière de lui . S’il avait parcouru les relations d’autopsies que nous avons résumées plus haut, il eût affirmé certainement que le rein en s’inclinant en avant devait couder l’uretère \
Eger mieux au courant de la question, précisa davantage; il écrivit très catégoriquement qu’Etranglement du rein et accès
1. D’après Dietl encore, l’accès se termine généralement par une abondante émission d'urine, mêlée de mucus et de pus!
2. Ce qui réduit à néant l’objection de Trzebicky (C. f. Chir., n° 20, p. 407, 1891), critiquant les deux dernières observations de Zawisza.
3. Gilewsky. Ostr. Zeitschrift fur prakt. Ileilkunde, 1865; et Wochenbl. d. K. K. Ges. d. Aerzte, 1865, n® 18, p. 141.
4. Rien ne serait plus aisé que de démontrer l’inexactitude des assertions de Mosler, critiquant Gilewsky {Rerl. Klin. Woch., 1866).