De l'hygiène en Algérie
Les lois de Thygiène n imposent pas seulement à rhonmie la nécessité d'mi vêtement, comme dun toit qui le protège contre les agents extérieurs; elles veulent
que ce vêtement soit approprié à la nature des lieux et des mœurs, et modifié suivant les saisons, qui peuvent être considérées comme des climats passagers. Cela n'est point contestable; et partout, en effet, dans le passé comme aujourd'hui, nous voyons les divers peuples du globe régler leiu's costumes d'après les indications propres à chaque pays. Chose singulière 1 il faut arriver jusqu'à notre époque de civilisation et de perfectionnement, poiu* être témoin d'une grande exception à cet égard, et pour rencontrer en Europe le vêtement le moins digne et le plus anormal que nous ait offert l'histoire jusqu'à ce moment : le moins digne , car sa forme , ses proportions pèchent contre les règles de l'élégance et du goût; le plus anormal, car non-seulement il ne garantit point assez des vicissitudes atmosphériques, mais il est par lui-même le principe de désordres sans nombre dans les fonctions de l'économie.
Ces désordres sont prouvés par l'étude des faits ; et l'observation la plus vulgaire constate chaque jour ou des maladies viscérales , ou des déformations d'organes, qui résultent de certains genres de compression habituelle; alors que d'autres concourent à déterminer des ophthalmies, des hydropisies, des hypertrophies, des troubles digestifs, des varices, des ulcères, des cors. La phthisie même n'est-elle pas l'une des affections sur le développement desquelles influent le plus puissamment les constrictions que nous exerçons sur le thorax? n est remarquable pourtant que dans tout ce qu'on dit sur la fréquence comparée de cette maladie dans les