‹ De l'hygiène en AlgérieChapitre 25 sur 74 · V. —VÊTEMENT · texte numérisé non relu

V. —VÊTEMENT

soin de les enregistrer, il est évident cpi'elles ne représentent que Taccident ou Texception; qu elles nV vaient lieu que dans les cas de marches rapides , alors que les impedimenta étaient laissés en arrière, et con* séquemment pour de très-courts espaces de temps.

Il n est pas hors de propos de faire observer que la détermination de la livre romaine qui nous sert de base, celle de 827 gr. iSSy, que Ton doit" aux calculs de M. Letronne\ est inférieure à plusieurs autres moins récentes ; d^où résultait un premier écueil dans l'estimation du fardeau. Nous rappellerons aussi que la ration en grain était d environ un tiers moins pesante que celle en vivres de toute autre nature, et particulièrement que le pain du soldat, suivant la remarque de Pline ^; ce que Ton a quelquefois oublié quand on a substitué des journées de vivres à des journées de grains.

Il faut dire encore que les généraux ne manquaient pas de s'assurer des moyens de transport dont ils pouvaient disposer, pour leiurs hommes fatigués : «... equos , jumentaque alia ... ut vehiculorum fessis « copia esset. • Il faut dire qu'ils savaient dans l'occasion faire mettre le sac à terre, aussi bien que nous, « . .sarcinis in acervum conjectis. . . » et déposer le fardeau pour combattre'. Alexandre Sévère, qui prenait grand soin du soldat, cherchait toujours à s'approvi-

' Eclaire, hist.fais. tuile aux œuvr. de RoUin, p. 3, i5.

* Hist nat, loc. cit.

* Tile-Live, liv. XXVII, chap. xliii; XXIX, vu.

sionner de manière à ce que ses troupes ne portassent pas un trop lourd fardeau. Il les faisait aider, même en pays ennemi, par des mulets et par des chameaux, qui furent en usage longtemps encore après lui : « ...mulis « ...atque camelis... dicens milites se magis servare quant « seipsam, quod salas puhlica in his esseO. » Les Romains allégeaient* ainsi leurs marches; et, s*ils portaient des fardeaux très-pesants, ce n était que dans le cas de nécessité absolue.

En résumé, c'est à tort, selon nous, que Ton a regardé comme excessive leur charge habituelle, que le général Rogniat n estime pas à moins « d'environ quatrevingt-dix livres, le double de celle de nos fantassins^. » C'est parce que nous avons trouvé cette opinion trop généralement et trop légèrement admise, que nous en avons fait l'objet d'un court examen.

ARTICLE IIL

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