INTRODUCTION
Depuis le mémoire de M. Duplay (1872) on désigne sous le nom de périarthrite scapulo-humérale l'inflammation aigue ou chronique des tissus qui entourent l'épaule. Quelques années plus tard Gosselin écrivait que cette définition de périarthrite scapulo-humérale «en ne localisant pas l'affection, a le grand avantage de s'appliquer à toutes les variétés que celle-ci peut offrir et parce qu'elle laisse au clinicien le soin de faire cette localisation pour chacun des cas dont il est témoin, tout en lui permettant d'invoquer, ce qui est le point capital, l’existence d'une lésion extra-arliculaire, beaucoup moins grave et moins sérieuse que ne le scrait la lésion articulaire à laquelle la douleur la fait ressembler. »
Ayant l'intention d'examiner simplement une variété un peu spéciale de la périarthrite scapulohumérale, nous avons intitulé notre thèse : De l'hvaroma à grains riziformes de la bourse séreuse sous-
deltoïdienne.
Historique
Plusieurs thèses dans ces dernières années ont été publiées sur les hygromas de la bourse séreuse sous deltoïdienne mais elles traitent toutes des hvgromas en général, cas aigus, chroniques ou suppurés. Les auteurs de ces travaux mentionnent simplement qu'on a observé quelques rares cas d’hygromas à grains riziformes de cette bourse séreuse SOUS-ACrOmio-deltoïdienne.
Avant eu l'occasion d'observer un cas de cette forme spéciale d'hygromas dans le service de M. Campenon, à La Charité, sur ses conseils nous voulons essayer de faire un travail d'ensemble sur cette question pour notre thèse inaugurale, c’est-à-dire un relevé des observations publiées, la symptomatologie et le traitement.
La première observation que nous ayons pu recueillir se trouve dans l'ouvrage de M. Alphonse Robert intitulé : « Conférences de clinique chirurgicale de 1 Hôtel-Dieu (1860).
En 1868, M. Sydney Jones observait un malade
afteint de cette affection, malade dont il rapportait l'histoire dans « The Lancet London 1869. »
Presqu’à la même époque Gosselin recevait dans son cervice, à La Charité, un jeune homme porteur d'un hygroma à grains riziformes ; il prit ce cas comme sujet d'une de ses leçons cliniques. Cliniques de la Charité, 1869 ; aussi pourrons nous joindre cette observation aux précédentes au cours de cette étude.
Vogt parle d’un cas d'hygroma, à grains riziformes de la bourse séreuse sous-deltoïdienne, observé chez une femme qui portait un corset pourvu de béquillons axillaires pour une scoliose.
Dans une revue allemande (Canstadts Jahr-1870) on trouve l'examen anatomo-pathologique d’une tumeur à grains riziformes de la dite bourse séreuse mais dans ces deux cas l'observation clinique nous manque.
En 189% M. Delorme observait, dans son service du Val-de-Grâce, chez un soldat un hygroma tuberculeux sous-deltoïdien, malade qui fut l’objet d’une communication à la Société de chirurgie. En ajoutint à ces différents cas celui que nous a indiqué M. Campenon nous aurons réuni à peu près tous ceux dont ilest fait mention dans les ouvrages et publiealions,.