‹ De l'hyoscyamine et de la daturineChapitre 7 sur 24 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Névralgie faciale traitée par l'usage interne de l’hyoscy amine.

S..., Frédéric, âgé de Al ans, sans profession, entre le 29 avril 1869 à l’hôpital Lariboisière, salle Saint-Charles, n° 9.

Ce malade est sujet depuis vingt ans à des accès de névralgie faciale contractée en Afrique et survenue peu après des fièvres intermittentes. Ces dernières, qui affectaient le type tierce, ont complètement disparu depuis son retour en France; pas de cachexie. La rate n’est pas augmentée de volume. A part cela, le malade est

d’une bonne santé habituelle; toutes les (onctions sont régulières.

Les accès de névralgie reviennent au moins deux fois par an à des époques indéterminées et n’affectent aucun caractère périodique. Le malade est pris de violentes douleurs revenant par intervalles variables, et occupant le côté gauche de la face. La peau du visage s’injecte, ainsi que la conjonctive ; il y a de la photophobie, du larmoiement, et, en même temps, les muscles de la face ont des mouvements convulsifs. Ces accès durent parfois un mois et même davantage.

Les traitements les plus divers ont été employés sans succès ; des vésicatoires volants derrière l’oreille et sur la région temporale; des pilules d’opium et de sulfate de quinine ont paru procurer un soulagement momentané,

A son entrée à l’hôpital, le malade souffre depuis trois jours; l’accès est en tout semblable aux précédents. Les points névralgiques les plus douloureux sont les points sus et sous-orbitaires. Le changement de lieu et de régime n’amena aucun changement dans l’état du malade.

Le h mai, il prend 3 pilules de 1 gramme d’hyoscyamine chaque, en trois fois. Elles n’amenèrent aucune modification, les accès parurent plus violents.

Le 5 mai, après l pilules, la nuit a été plus calme. Les douleurs reparurent le lendemain matin, mais beaucoup moins fortes. Le malade est moins irritable. Les pupilles sont dilatées.

Le 6 mai, on donne 5 pilules. Le malade a dormi toute la nuit, et à son réveil il est entièrement calmé, ne se plaignant que de secheresse à la gorge et d’une certaine gêne dans les mouvements de déglutition.

Le 7 mai. Le malade prend encore é pilules. Les douleurs ont disparu et ne se sont pas reproduites jnsqu’au 11 mai, jour où le malade demande à sortir de l’hôpital.

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