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HISTORIQUE

L’hypertrophie simple des parotides avait attiré lPaitention des anciens auteurs, mais ils ne s’y étaient

__ pas longuement arrêtés, tant à cause de la bénignité de

celle affection en elle-même, que des difficultés que l’on avait alors à en trouver l’origine. A.Bérard y fait rentrer

toutes les tumeurs de cette glande. Dans sa thèse en -1874,Branlal essaye d’en faire un type clinique. Cornil et

Ranvier les définissent : des tumeurs dans lesquelles le

type normal est conservé. Pour Vidal (de Cassis) il y a des tumeurs de la parotide sans éléments pathologiques. Royer décrit l’exubérance parotidienne.

Laffoiey en 1894 consacre sa thèse à l'étude de ces hypertrophies, et les attribue à l’artério- sclérose. Jayle, la même année, publie une observation, où l'examen his-

tologique a montré une glande augmentée de volume, de structure normale.

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Comby en 1882 avait publié une « note sur l’hypertrophie simple des glandes parotides, observée chez plusieurs saturnins ». Renaut avait déjà en 1875 consacré sa thèse d’agrégation à celte variété de parotidite toxique. D’autres travaux sur ce sujet paraissent dans la suite, entre autres ceux de Parisot (1885), Achard (1896), Claisse et Dupré, Croûtes (1897), Pepet (1899), Rénon et Latour, Apert (1900): Croutes signale la coïncidence relalivement fréquente d’une tuméfaction testiculaire avec la parotidite saturnine. Coms, Thielemans, Valence, Garcin en parlent également.

En 1898 André, dans sa thèse, consacre un chapitre à la sialorrhée d’origine génitale. Les relations entre ce dernier appareil et les glandes salivaires avaient déjà alliré l’attention de nombreux auteurs : Tonquerel des Planches (1844), Tarnier et Budin, Low (1896), Audebert (1897), Pever (1889).

Ce dernier avait constaté qu'également au cours du goitre exophtalmique et du myxædème on peut voir Phypersécrétion salivaire se produire.

En 1889 et 1892, Mickulicz décrit la maladie, qui prend son nom : hypertrophie symétrique des glandes lacrymales et salivaires, et l’attribue à une infection chronique, partant du rhino-pharynx. Cette entité clinique ne subsiste pas longtemps, et fait place à la notion d'un «syndrome », qui d’ailleurs peut être incomplet, et se limiter aux glandes Salivaires, ou lacrymales. L’étiologie en est également discutée, on invoque tour à tour après l’infection chronique, la leucémie, la tuberculose, la syphilis. De nos jours cette dernière cause semble

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