PETER
prendre une place prépondérante, pourtant non absolue. À partir de 1892 de nombreux cas d’hypertrophie des glandes salivaires vont être: décrits sous le nom de syndrome de Mickuliez.
En 1904, Apert étudie un malade présentant à la fois des troubles d'insuffisance thyroïdienne et testiculaire, et de Phypertrophie parotidienne, Il émet l’idée qu’un rapport pourrait exister entre celle dernière et les troubles glandulaires.
En 1908, de Jong et Joseph présentent à la Société Médicale des Hôpitaux, un infantile porteur de grosses parotides. Apert le rapproche de son malade de 1904. Pourtant quelque temps après, ce sujet présente un syndrome de Mickuliez complet, et l’opothérapie thyroïdienne reste sur lui sans effet.
Faroy en 1909 consacre sa thèse à l’étude du pancréas et de la parotide du fœtus hérédo-syphilitique, et montre les rapports qui existent entre les lésions de ces deux glandes.
Frenkel (de Toulouse) décrit à côté du syndrome pathologique de Mickulicz, un syndrome analogue, physiologique, limité ordinairement aux glandes salivaires. Cette idée sera reprise par Sarda dans sa thèse en 1912, Berthon, sous l'inspiration de Dalché, dans sa thèse en
1915 rapproche des observations d’Apertet de de Jong'et -Joseph, un cas de Léopold-Lévy, et trois personnels, et
conclut « À côté des cas où le syndrome (de Mickulicz) est apparu chez des individus normaux, en dehors de toute crise glandulaire, et où les auteurs ont admis une
-étiologie. variable (infection, lymphôme) nous avons
0 es
essayé d'isoler un certain nombre de cas où le syndrome, généralement incomplet, existait depuis l'enfance, ou
s'est développé, peut-être accentué à l’occasion d’une
crise glandulaire, puberté, ménopause ».
Puis pendant la guerre, Mattei, Denéchau, Raillet en France, Big en Angleterre, décrivent chez des soldats des « grosses parotides invariables », (à volume variable dans:les trois cas de Denéchau).
Raillet en 1918 publie un cas curieux, que nous rap-
portons « de basedowisme post-émotionnel avec hypertrophie des parotides », et consacre une autre communication à la parotidite toxique des ypérités.
Moscovici en 1919 étudiant l’origine syphilitique de la maladie de Mickuliez écrit : « L'avenir dira si la tuberculose et parfois une insuffisance des glandes endocrines ne partagent pas avec la svphilis le domaine du syndrome de Mickuliez ».
Dalché en 1920, reprenant deux cas qu'il avait publiés en 1903 eLen 1919, attire l'attention sur des « Ayperparotidies » en relation indiscutable avec des troubles ovariens. Il les rapproche des nombreux autres où troubles parotidiens et endocriniens coïncident.
Abrand (1920), Méry (1921) publient des observations, l’un de myxædème,adénoïdisme et Ayperparotidie,autre de Maladie de Mickulicz avec état de sympathicotonie et syndrome polyglandulaire fruste, chez des hérédosyphilitiques.
Reverchon et Worms en 1921 rapportent des cas d’Ayperparolidie, consécutive à des lésions auriculaires, où linfection de voisinage n’entre pas en jeu, et qu’ils
; expliquent par une réaction glandulaire à la suite d'irri-
lation nerveuse. |
Marthe Erlich, en. 192, cite dans la Presse Médicale
d’intéressantes et curieuses observations de grosses paro-
4 tides évolutives, d'origine inconnue, mais dont cerlai- |
nes peuvent relever de troubles glandulaires. |
Ainsi, dans l'étude de l'historique de la pathologie des À = parotides, on voit progressivement l’attention attirée sur les rapports de ces glandes avec le système neuro-glan-
dulaire.