‹ De L'HyperparotidieChapitre 10 sur 14 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic est à faire avec toutes les hypertrophies des parotides. Les oreillons occupent la première place. Devant une tuméfaction survenue rapidement, et au cours d’une épidémie, c’est la première idée qui se présente à l’esprit. D'ailleurs le nombre des diagnostics erronés em celte matière est très important ; beaucoup d'auteurs en ont parlé. Mattei signale que pendant la guerre, lors d’une épidémie, soixante pour cent des malades qui étaient envoyés dans un centre spécial d’oreillons, n'étaient pas atteints de cette affection. Lortat-Jacob rapporte à la Société Médicale des hôpitaux en 1918, qu'au cours d’une épidémie le taux des erreurs s'élevait à cinquante pour cent.

On se basera pour les éliminer, sur la date d’appariüon du gonflement, ce qui écarte d’emblée les hypertrophies chroniques, l’absence de sécheresse de la

bouche, d'état saburral du tube digestif, de phénomènes généraux, et d’épidémie. On recherchera la cause provocatrice, les troubles glandulaires que le sujet peut présenter.

Les parotidites infectieuses et toxiques (urémique, saturnine, iodique, etc.) seront facilement dépistées par la connaissance de l'infection causale ; ilen sera de même pour les hypertrophies des périodes primaire et secondaire de la syphilis.

Nous citerons aussi les hydroparotides intermittentes dues à une sténose du canal de Sténon par infection et décrites entre autres par Claisse et Jardet.

Restent les hypertrophies chroniques. Leurs causes sont multiples et souvent mal connues. La syphilis y a sa place, il faudra aussi penser à la tuberculose, à la lymphadénie, à l’infection chronique. Certaines grosses parotides sont congénitales, et parfois héréditaires, nous en avons observé des exemples.

Pour le syndrome de Mickulicz limité aux glandes salivaires, nous pensons que certaines formes peuvent avoir à leur origine des troubles neuro-glandulaires ; nous en avons déjà parlé. Il faudra toutefois songer aux nombreuses autres causes, qui peuvent le produire.

Lorsque l’hyperparotidie se manifeste uniquement par de la sialorrhée, le diagnostic sera à faire avec les hypersécrétions salivaires d'origines diverses (nerveuse, digestive, infectieuse, toxique, etc.)

Dans tous les cas, il ne faudra pas oublier que Paffection, que nous étudions, est peu fréquente ; et ne

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