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La malade me dit alors qu'au cours de deux grossesses, 25 ans et 23 ans auparavant, elle avait souffert de semblables accidents du côté des parotides et des sous-maxillaires, tuméfaction marquée et salivation des plus gènantes, sans que la thyroïde toutefois subit alors aucune modification.
Les phénomènes avaient disparu avec la délivrance et ne s'étaient jamais reproduits que depuis peu, au moment de la ménopause.
Me bornant à envisager le traitement du syndrome basedowiforme, je prescrivis de l'hémato-éthyroïdine.
Au bout de trois mois environ, non seulement la thyroïde était très notablement diminuée, mais l'hypertrophie des salivaires et leur hyperfonction avaient disparu et la salivation cessait.
Par précaution l'hémato-éthyroïdine fut continuée : l'amélioration persista et devint définitive.
Obs. II. — (DazcHé, Presse médicale, 1920). — Madame X.., âgée de 4% ans, obèse, neuro-arthritique, arrive à la ménopause : bouffées de chaleur, irrégularités de la menstruation, absence de règles pendant trois mois, tendances neurasthéniques. 1
Depuis un an, elle est sujette à des crises douloureuses qui frappent les régions parotidiennes, recommencent tous les mois environ, rarement deux fois dans le même mois, quelquefois au bout de six semaines à deux mois.
Une glande parotide devient sensible, puis très rapidement la souffrance augmente, arrive à être très vive, et, dans le courant de la nuit suivante ou le lendemain, la seconde parotide se prend à son tour ; cette bilatéralité des accidents n'a jamais manqué. La peau est rouge, luisante et tendue: on diagnostiquerait des oreillons.
Peu ou pas de fièvre, langue à peine saburrale. La malade ne paraît pas ressentir une sécheresse notable de la bouche ; elle se plaint uniquement de la douleur, sensation de disten-