PR RE
sion rapide et intolérable. Au bout de deux ou trois jours, la crise diminue et disparaît presque avec autant de rapidité qu'elle est apparue.
La dentition n'est pas défectueuse ; la bouche ne présente rien de particulier ; les urines sont normales.
Obs. II. — (Communiquée par M. le docteur DALCHÉ). — Madame R.., 31 ans.
Deux pseudo-lipomes sus-claviculaires, se gonflant pendant les règles.
Hyperparotidie à poussées menstruelles.
Infécondité.
Retard pubéral.
Insuffisance ovarienne avec petit utérus à peine pubescent.
Obs. IV. — (Recueillie dans le service de M. le docteur Dalché) (Personnelle). — F... Henri, 42 ans, caissier, entre à l'Hôtel-Dieu (salle Saint-Louis) le 18 juin 1920.
On ne relève pas d'antécédents héréditaires. Il est marié eta eu 3 enfants, dont l'un est mort en bas âge, de méningite. Les deux autres, dont il est sans nouvelles, sont partis avec sa femme, qui l'a abandonné, il y à 13 ans. Il a eu pendant la guerre une crise de rhumatismes.
Trois jours avant son entrée à l'hôpital, ila été pris au matin de douleurs violentes dans la région thoracique exagèrées par le mouvement et la respiration. Il souffrait en outre de céphalée violente, surtout dans la région occipitale, et était dans un état de prostration profonde. Au dire du malade, son caractère s'est modifié progressivement depuis sa séparation d'avec sa femme, Ilest devenu triste et ne peut fixer son attention, au point qu'il y a 2 mois,il a dù quitter son emploi de caissier pour prendre un métier manuel.
Pendant la guerre, mobilisé. il a été souvent puni à cause de cela. D'autres ennuis, perte d'argent entre autres, ont encore augmenté son élat de dépression.
Mg
Il a de l'insomnie, et s'il dort, des cauchemars (précipices, cimetières, etc...) Le sens génital est très affaibli.
Depuis quelque temps il a contracté des habitudes de buveur. Il présente un léger tremblement des mains, et se plaint de crampes surtout nocturnes. On observe quelques mouvements chorétformes de la face.
Les réflexes tendinenux sont normaux ; les pupilles égales réagissent bien à la lumière el à l'accommodation. Il n'y a pas de syphilis.
Il présente une tuméfaction bilatérale des parotides, indolore, sans adhérence à la peau, et sans rougeur,
La bouche est en bon état, et la salivation normale.
Ni sucre, ni albumine dans les urines,
Le 1er juillet, le malade que l'on a suivi depuis son entrée, apparaît comme un anxieux, triste, du type neurasthénique et psychasthénique. C'est un instable vaso-moteur, sujet à des bouffées congestives, à des crises de sueurs. Il présente une légère tachycardie.
Sa tension. mesurée au Pachon, est ce jour de 20-11,le 8 elle est redescendue à 17-8 ; ces variations s'observent souvent chez de tels sujets.
Les parotides sont moins gonflées, mais très perceptibles et encore grosses. Elles présentent suivant les jours, où on les examine, des variations nettes de volume.
Obs. V.— (Raillet, Soc. méd. des Hôp. 1918). —- B..., 27 ans, coiffeur. Sa mère est bien portante et il n'a connu aucune maladie à son père, mort subitement à 42 ans de congestion cérébrale. Ni frère, ni sœur.
Enfant il joue et court comme ses camarades. Sa santé reste satisfaisante jusqu'au service militaire (1912), qu'il-accomplit dans une section d'infirmiers à Bizerte. Il nie tout antécédent syphilitique. En 1913 ilest atteint d'une hydarthrose du genou, qui dure un an.Au cours de celte affection, il présente 3 jours durant une fièvre, qui est considérée
comme du paludisme, mais rien de tel na reparu depuis lors. F
En 1916, ilest versé dans un groupe de brancardiers divi sionnaires, où il assume un service parfois pénible et dangereux. Vers la fin de juillet, à peu de jours d'intervalle, il est successivement très émotionné par des explosions proches et contusionné par projection à terre. Les jours suivants, il se sent sans force etse trouve incapable d'effectuer la marche de relève.
Dans le courant d'août, alors que son groupe est au repos, il éprouve des vertiges, des malaises, une sensation de grande faiblesse. Ces accidents se renouvellent à plusieurs reprises et il lui devient impossible de porter le sac. Finalement il est présenté au Conseil de réforme qui prononce son passage dans le service auxiliaire pour endocardite.
Actuellement, juin 1918, il se porte assez bien pour remplir les fonctions de planton cycliste, Cependant il ne peut fournir qu'un effort modéré ; toutefois il fait couramment 15 km. de bicyclette, à plat chemin du moins, car il ne peut
monter les côtes, sans autre inconvénient que des «trou-
bles » dans les oreilles (il ne précise pas davantage). Il accuse souvent aussi des points de côté dans la région de la pointe du cœur.
Examen du cœur : on constate que la pointe bat dans le »° espace, sur la ligne mamelonnaire ; le 2 bruit est claqué au niveau de l'orificeaortique : vers l’'appendice xyphoïde, un peu à gauche de la ligne médiosternale, on perçoit un souffle à timbre variable, ne se propageant pas, occupant la presque totalité du petit silence, et disparaissant dans l'inspiration forcée,
Le pouls est rapide et surtout très instable, variant de 88 à 100 le matin, jusqu'à 120 dans la journée,
Dès le premier abord, on est frappé par le facies ourlien que présente ce malade, Un de ses sous-officiers nous déclare qu'après son accident la physionomie de B..…. avait changé : les
ous |
joues, le cou s'étaient élargis, empâtés. De son côté B... luimême s'était aperçu incidemment en se regardant dans la glace, que ses joues avaient augmenté de volume ; mais celte hypertrophie est variable, et surtout manifeste d'après ses dires, après la fatigue, lorsqu'il à fait une longue course, ou qu'il a mal dormi.
La palpation montre que les parotides, tout à fait indolentes d'ailleurs, et de consistance ferme, sont plus volumineuses que normalement. Pas de sialorrhée, pas de rougeur de l'orifice du canal de Sténon ; aucune modification des glandes après le repas. Rien à noter du côté des sous-maxillaires.
L'examen des glandes lacrymales et négatif. Pas d'exophtalmie apparente. A signaler toutefois un peu de bouffissure des paupières après la fatigue. Pas d'hypertrophie appréciable du corps thyroïde. Mais depuis l'apparition de ces troubles divers, B... n'aime pas avoir le cou serré, en particulier la nuit ; il éprouve alors une certaine gêne, et se voit contraint d'enlever sa cravate. ou d'ouvrir son col.
Un tremblement menu se perçoit sans peine aux extrémités.
Il se produit des sueurs faciles mème au repos.
Bien que courageux et doué d'une certaine force de caractère, B..…. est émotif, et tremble chaque fois que son chef le mande pour lui donner un ordre.
Obs. VI. — (D' H. Abrand. Société de pédiatrie 1920). — Marcel M... âgé de 18 ans, estatteintde troubles attribués aux végétations adénoïdes, Il a toujours été chétif. Il a l'aspect d'un enfant de 12 ans, pèse 35 kilogs et mesure environ 1 m. 30. IL.a été toujours anémique, apathique, et présente un déficit mental marqué. Ses membres sont grèles; arqués. Il est complètement glabre.
Il est pâle, un peu bouffi, mais présente surtout un développement marqué de la région parotidienne. La bouche bée ; il
a peine à retenir sa salive, qu'il essuie sans cesse sur ses lèvres.
La première impression est celle: d'un myxædémateux. L En l'examinant, je trouve des dents crénelées, des traces de kératite ancienne. Il présente une masse imposante de végélations adénoïdes.
La mère paraît à peu près normale. elle a eu deux faussescouches.
Mon premier traitement consiste en une association de traitement thyroïdien et mereuriel. Le résultat fut réel et rapide. Quinze jours après, il était plus éveillé, son élat général s'était amélioré ; l'appétit était devenu meilleur. Mais au bout d'un mois et demi, les progrès paraissaient arrètés. En particulier, je n'avais rien obtenu au point de vue de la gène respiratoire pour laquelle on me l'amenait.
Seconde étape. Je l'opérai de végétations adénoïdes. Elles élaienttrès grosses. Le 8° jour, je repris le traitement anté rieur mereuriel et (hyroïdien.
L'amélioration reprit très visiblement.
Un mois après il avait un facies beaucoup plus vivant. Il avait le teint plus clair et commençait à respirer parle nez. La salivation avait beaucoup diminué, l'aspect de la face avait surtout changé, du fait de la diminution de volume de la partie supérieure du cou.
Je l'ai revu 6 mois après. Il a grandi de 3 cm. environ, a engraissé, s'intéresse aux affaires de son père, alors qu'il s'était tenu jusqu'alors à l'écart de tout. Il s'oublie encore quelquefois à respirer par la bouche,mais cela devient beaucoup moins fréquent. Il ne perd plus sa salive.