‹ De l'Hypertension au cours des Irido CyclitesChapitre 7 sur 24 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Il est intéressant d’étudier les phénomènes d’hypertension apparus semble-t-il primitivement maïs en réalité qui font suite à une maladie de l'iris ou du corps ciliaire, qui peut parfois avoir évolué sans bruit et pour laquelle on n’a pas consulté le plus fréquemment.

Les tableaux cliniques sont donc très difficiles à différencier du glaucome primitif. L’usage du microscope cornéen et de la lampe à fente ont permis d'enrichir de nouvelles et intéressantes acquisitions les travaux faits à ce sujet.

Grâce à cette instrumentation on a pu observer dans des conditions nouvelles les modifications tissulaires pathologiques. On a pu découvrir le mécanisme caché de ces phénomènes parce que d’un ordre de grandeur trop petit ils étaient jusqu'alors invi-

sibles.

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Déjà en 1869, alors que ces appareils n’étaient pas encore employés, de Grœfe mentionne des cas où l'hypertension a été constatée au cours des affections de l'iris et du corps ciliaire. C’est surtout au cours des iritis séreuses qu’il a pu observer des hypertensions dont le tableau clinique rappelle le glaucome, il prétend trouver dans ces cas un trouble diffus de lhumeur aqueuse peu ou pas d’exsudat plastique, pas de modification parenchymateuse.

En 1886, Hirchberg décrit trois cas dans lesquels il avait trouvé des signes d’irido-cyclites accompagnés d’hypertension.

En 1897, Ridley décrit vingt-quatre cas de’ cyclite séreuse avec hypertension, dont les unes avec chambre antérieur aplatie, les autres avec chambre antérieur profonde. È ;

En 1898, Hérbert publia 144 observations où il trouve dans certains cas une tension abaissée; dans les autres Cas on se trouvait en présence d’une hypertension variable la chambre antérieure était augmentée de profondeur, là pupille légèrement dilatée. Les attaques légères ressemblaient à une glaucome primaire subaigü.

En 1899, Goldzilher de Budapest mentionne cinq cas qu’il a suivi assez régulièrement, qui ont tous les cinq des caractères communs qui permettent de faire un véritable tableau clinique qui mérite attention. Tous ces malades avaient eu une iritis aigüe mais on avait pu maîtriser cette affection complètement. Il

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