‹ De l'Hypertension au cours des Irido CyclitesChapitre 8 sur 24 · HAE TE · texte numérisé non relu

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n’y avait pas de synéchies, l'examen 6phtalmoscopique montrait un œil normal.

Ces malades ont été suivis pendant un ou deux mois et ont gardé une vision normale avec un œil Lo be à tous points de vue, après examen.

Chez ces malades bien portants jusqu'alors apparut une deuxième crise qui semblait être une récidive de la première atteinte d'iritis. ‘

Au début, des signes d’irritation modérée, injection périkeratique modérée et synéchies discrètes.

Au bout d’une semaine les douleurs augmentent d'intensité, la pupille est en mydriase moyenne, la cornée est trouble, le fond de l'œil s’éclaire mal, lacuité visuelle baisse, la tension oculaire est considérablement augmentée, on était en présence de malades ayant eu une iritis et présentant à long intervalle des signes d’hypertension évidente.

On a pu guérir ces malades sans acte opératoire simplement par instillations de collyre à la pilocarpine et à l’ésérine et par des applications de compresses chaudes. L’amélioration fut si complète qu’on abandonna l’idée de l'opération.

Le pronostic était entièrement favorable, l’acuité et la tension redevenues normales.

En 1900, Lewinshon rappelle que souvent on a observé des hypertensions au cours des altérations de l'iris et du corps ciliaire.

En 1901, Uribe y Troncoso prétend que les cyclites sont en relation étroite avec l'hypertension.

L’hypertension peut être passagère dans les cas d'iritis plastique, dans les irido cyclites séreuse,s elle est de longue durée, car il y a accumulation de matières albuminoïdes et de fibrine dans lhumeur aqueuse, les premières pouvant s'élever jusqu’à 33 %.

En 1904, Bruno May fait une étude sur les kerato iritis glocomateuses et surtout une étude soignée sur la cyclite elaucomateuse. Les manifestations inflammatoires sont peu prononcées et la maladie ressemble à une forme particulière du glaucome.

Pearson aussi prétend que lirido-cyélite joue un rôle dans l'apparition de l'hypertension.

En 1910, Wenneman cite l'hypertension au cours de l’irido-cyclite et fait remarquer que les dangers de l'hypertension sont particulièrement à craindre lorsque les exsudats restent dissouts. que la chambre antérieure augmente de profondeur et que la pupille s’élargit.

En 1913, le professeur Fuchs, de Vienne distingue trois groupes d’uvéites chroniques endogènes non syphilitiques et quelques ca légers avec précipités sans synéchies qu’il appelle cyclite chronique. Cet état dure des années — 17 ans pour un de ces malades — il n’y a guère de changement sauf une apparition et parfois une disparition de ces précipités, et c'est au cours même de ces cyclites chroniques que l’on observe des crises d’hypertension, qui peuvent faire penser à un véritable glaucome, surtout si l’on

ne voit pas les précipités sur la face postérieure de la cornée.

En 1914, Kœppe fait une étude systématique de ces cas au microscope cornéen et à la lampe à fente; il avait déjà mentionné que les troubles dans l'iris et le corps ciliaire sont d’une grande signification dans l'apparition de l'hypertension intra oculaire. Ces états peuvent donner des tableaux cliniques très difficiles à différencier du glaucome primaire. Sa méthode donna des résultats intéressants, abondants et précis; Kæœppe montre que dans un grand nombre de glaucomes on trouve des amas de pigments sur l'iris et dans l’angle de la chambre antérieure; l’auteur pense que ce migrations de pigments indiquent une altération de l'iris et du corps ciliaire; on peut donc dépister avec plus de facilité le glaucome soi disant primaire et l'hypertension consécutives à une irido cyclite après cet examen précis à.la lampe à fente et au

microscope cornéen.

En 1924, Malling de Bergen, constate sur 105 cas d’hypertonie, examinés par le seul éclairoge oblique à l’aide d’une forte lampe, 77 fois le glaucome primitif.

Observant ces malades au moyen de la lampe à fente et du microscope cornéen il constata : 62 cas d’irido cyclites avec hypertension et 9 cas de glaucomes primitifs. Il en conclut qu’un très grand nombre de prétendus glaucomes traités par les myotiques ou par des opérations décompressives seraient en réalité

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