‹ De l'hypertrichose et de son traitement par la diathermo-coagulation:Chapitre 12 sur 15 · COPA · texte numérisé non relu

COPA

LA

us dl

Pour les aiguilles ordinaires la disposition en angle par rapport au support est assez recommandable permettant d'apprécier la profondeur d’introduction dans les tissus. Nous préférons l'usage des aiguilles de Lépine (de Lyon) qui sont à la fois coudées et isolées. |

On fait installer le malade dans un fauteuil ou sur une table. Sur une petite table à portée de Ta main on disposera : du coton hydrophile, une solution off. d’alcool camphré pour nettoyer la peau, unc isolution saline physiologique, iodée à 15 ou

20 % juste avant lasase et qu'on utilisera après.

l’opération.

Avec l'aiguille on pratiquera le chétrisme du conduit pileux, c’est-à-dire qu’elle sera toujours enfoncée suivant la direction du poil, pas trop profondément, 1/4 à 2 millimètres suffiront si le conduit est rectiligne. Il y a intérêt à ne pas enlever les poils voisins dans une même séance. La première séance doit toujours être très prudente, on se contentera d'intervenir sur une douzaine de poils.

Lors de la deuxième séance qui suivra de quelques jours la première, l’opérateur pourra remarquer certains phénomènes importants qui guideront désormais sa conduite :

19 Les cicatrices méconnues du patient, seront recherchées à {a loupe ; on préviendra les dégâts ultérieurs en modérant le courant ;

20 La douleur provoquée chez Le malade par un

Piérola 3

pas mi 4 de lunettes

(e ÿ ve

FU

nier présentant un ee Le

. marquée à se transformer | #

| adultes : “à AT Lara Dans les cas d d'hyperricho . ] "Le . re

3 ne Doube lofhese. …. ‘résistance à sante d’ “un malade. # Pour l'épilation. définitive des ci

ou | non ee e procédé de choix €’est di méthode mono- polaire. En ce qui concerne les trichiasis partiels, il | est indispensable d’avoir à sa disposition une mées thode d’ épilation détruisant définitivement le folli- > cule pileux. L’électrolyse est quelquefois dange- | reuse, son application est assez difficile et doulou- reuse, Elle ne permet généralement d’entever que Fat quelques | cils dans une même séance. | c + = Au contraire la diathermo- coagulation du ie. 2 eule est . facile, instantanée et relativement peu douë | louroureuse. On peut sans inconvénients détruire à toute une rangée de cils en une seule séance. | Las coagulation ne détermine aucune réaction. ; 5h n’entraîne secondairement. aucune rétraction catricielle du bord libre. Re M A ES ÿ = Chez certains sujets, J’anesthésie est inutile, surtee sil s’agit de n enlever que quelques cils. Mais dans Aou les” cas l'intervention est facilitée per — l'injection. de novocaïne. PVR ;. L’aiguille de Borpier présente. des. avantages er. incontestables pour l'épilation en ‘général, mais du ne fait qu’elle est pliée à angle droit, elle nous a paru, à l'usage moins facilement maniable qu’une simple - : in droite pour agir avec précision au niveau du

ee "0 bord palpébral (Moxsrun).

Ex LE

d l. { “2 PF reste de la technique est Ja. même que pour

F ’épilation ordinaire.

"On: devra tenir compte pour #0 résultats d’une É. > épilation des données suivantes:

ET (a la: moustache les cicatrices sont plus apparentes

que partout ailleurs. Une int % cette. région doit être complète : les derniers poils étant aussi inesthétiques que la moustache initiale.

Au menton, la diathermie provoque moins que l'électrolyse la poussée des duvets, et on peut tenter de détruire les plus: gros poils isolés. avec un bon résultat esthétique. Mare

Aux sourcils, les cicatrices risquent d'être très apparentes. |

a) TarouPE : en détruisant une are de poils répartis sur une dizaine de séances, on obtient un bon succès sans grand risque.

b) Réduire un sourail n’est pas une intervention considérable, à déconseiller. ter

‘On doit s'abstenir sans exception d’ intervenir : sur

des immenses nœvi pilaires, des chevelures implan-

tées bas, des jambes ou des bras velus.

: R | | | Résultats. — Le temps délicat de l'opération est l'introduction de l'aiguille le long du poil dans le follicule pileux jusqu'à ce que la pointe de aiguille soit presque en contact avec la papille pileuse. | DEL introduction correcte de l’aiguille dépend, en effet, une grande partie du succès de la méthode. Le temps pendant lequel il faut appuyer sur la pédale varie suivant : 40 L’intensité du courant qu’on emploie ; 20 La grosseur et la profondeur du poil à détruire ; 30 Suivant le sujet et la région opérée chez un même sujet. En général il suffit de 1/5 à 1/20 de seconde par poil ; gros see qui PAUEt d’enle-

| do — - 37 pes

ver un plus grand nombre de poils par séance 150 au lieu de 40 ou 50 de l’électrolyse: Pour le patient, ilest moins désagréable que le passage d’un courant galvanique qui dure de 10 à 15 secondes.

Si tous les poils étaient directement implantés dans la peau de telle manière que leur partie intraépidermique fît un angle droit parfait avec la sur-

face des téguments, le nombre de poils radicalement détruits dans une première opération serait sûrement.

très élevé ; il n’y aurait, en effet, qu’à enfoncer perpendiculairement l’aiguille le long du poil pour atteindre la proximité de la papille pileuse. Mais il n’en est

pas toujours ainsi. Les poils sont souvent implantés

obliquement, certains même n’ont pas un trajet

intra-dermique parfaitement rectiligne. Il faut donc que l’ aiguille soit manœuvrée d’une manière intelligente et qu’elle aille chercher la papille suivant la direction du poil, comme nous l’avons expliqué plus

- haut. Si l’opérateur se pénètre bien de ce précepte fondamental, s’il sait varier la direction de son. aiguille selon chaque poil, lui faire même au besoin

décrire une petite courbe dans la peau, en un mot

s’il cathéterise chaque conduit pileux, on peut dire

“qu'il aura définitivement détruit la totalité des

poils opérés.

Au moment de l’ opération on se rend mal compte

des résultats qu’on obtiendra : en général, les poils sont arrachés sans effort, certains néanmoins repous-

sent. D’autres résistent, mais ils tomberont quelques jours plus tard.

On cut : rater d. poils $ soit. qu’ ‘on | eathétérise FR insuffisamment, soit qu'on fasse parer trop in de courant (durée ou intensité). PR MN LS DT CO UE

La repousse des poils épilés. par ja diathermie, ne Ps doit pas exister , dit Bonpier, si la technique à: été correcte ; on ne peut pas en dire autant après LS ee Le trolyse, même très bren faite, EUR “ee

Lorsqu’ on a terminé l'épilation totale, . est. bon +10 d’avertir la patiente qu'après quelques semaines elle Mi verra un nombre plus où moins grand des duvets À 0

. fins restants se transformer en poils de plus en plus : : 2 gros et qu’il sera nécessaire de reprendre le traite- : ment pendant quelque temps, les séances ‘échelon- , me nées de deux à trois semaines d'intervalle. APRES Re

Si l’on ne prend pas ces précautions, elle aura de véritables crises de désespoir «et elle accusera la HS . méthode d’impuissance lorsqu” elle verra repousser : ce certain nombre de poils. À Re re

H est très difficile d'apprécier le Hpeibre & pois - <5%e qu'il faut détruire dans une région donnée pour ee Ut

ver à la rendre glabre. Ce chiffre varie dans des proportions réellement déconcertantes : suivant les sujets.

Pour avoir un résultat définitif il ne suffit point de détruire tous les poils volumineux visibles cu : début du traitement. Peu de ‘temps après a terminaison de cette première série d? opérations, on voit les régions traitées se recouvrir d' une nouvelle couehe de poils réguliers, un peu plus fins que ne . :

que l’on avait enlevés, à à grosse racine pulpeuse assez | profonde. Ces récidives sont réelles mais elles n° entrent |

; thermie :

que pour une part assez faible dans la constitution de la deuxième couche.

Aux endroits du corps qui sont le plus richement

pourvus de poils, comme aux parties latérales du

menton, on a à lutter contré plusieurs couches suc-

cessives de poils qui se développent ainsi. Nous

croyons encore être au- -dessous de la vérité dans cette

‘évaluation quand il s’agit de certaines femmes à systèmes pileux exhubérant. Aux lèvres il n° y à guète en moyenne que deux ou trois couches, il en

est de même pour les joues. À la poitrine, aux séin$ et aux membres, on n’observe presque pas de repullulation de poils : quand l'opération a été bien conduite, c’est à peine si l’on a besoin d'y faire une

deuxième série assez courte d'interventions pour

obtenir une déglabration parfaite.

D’après Broco, auquel nous empruntons ces

détails on peut établir :

ve: Ê Que pour détruire d’une manière totale les poils

d” une figure, il faut beaucoup de temps, qu’on n” arrive à les. épuiser d’ordinaire qu’au bout de plusieurs

années par l’ électrolyse et de longs mois par la dia-

20 Que pour a arriver 4 épuiser tous les poils d’une

région donnée, il faut faire revenir la malade deux

mois environ après qu'on a fini d’enlever tout ce qui est nuisible ;on enlève alors tout ce qui a pu se

développer, puis on fait revenir la malade après une nouvelle période de deux ou de plusieurs moïs et aïnsi de suite jusqu’à la déglabration totale ;

se — 40 —

FN 30 Que le nombre de poils à détruire chez un sujet 4 | 42 donné varie totalement et dans des énormes propor- / | tions suivant les personnes ; qu’on peut cependant 4

donner les chiffres moyens suivants : ; | RASE Pour une barbe entière, de 10 à 15.000 (de 4. 500 à ur 20.000).

Pour un menton, de 3 à à 5.000 de 1.000 à 9. 000)

Pour une lèvre supérieure de 700 à 1.500, ete.

40 Qu'il faut être décidé quand on commence un traitement pour l’hypertrichose, à le continuer,

à malgré sa longueur possible, jusqu’au bout ; car si SPA de 5.000 poils à détruire par exemple, on n’en détruit ”

que 4.000, et si on laisse un millier, l'aspect de la LE de région opérée est pour ainsi dire identique à ce qu'il PTE était avant le début du traitement, et'on a subi de + ie longues séances en pure perte.

Quant aux cicatrices, on peut les avoir soit qu’on pénètre trop profondément en détruisant un point du derme qui se rétracte ; soit que le courant trop fort coagule l’orifice cutané du poil.

| Mais c’est à peu près impossible de ne pas avoir { : quelques cicatrices, il faut éviter surtout qu’elle ne L soient pas trop rapprochées, car lourde responsa- | bilité pour l’opérateur. |

Comparaison avec les autres méthodes. — On ne saurait concevoir un bon traitement de l’hypertrichose qui ne donnerait des résultats définitifs, résul-

tats obtenus par l’emploi des agents physiques ;

NA Lor

et A

mais ceux-ci ont également leurs inconvénients qui ne sont pas toujours négligeables.

Les agents chimiques agissant surtout en surface n’ont qu'une action passagère, on les connaît sous le nom de dépüilatoires ; souvent leur action n’est que palliative, tel est le cas des substances décolorantes.

Le principe de l’action des dépilatoires chimiques consiste à exercer une action dissolvante sur Je poil

sans que l'effet ait le temps d’être ressenti par la

peau elle-même. Mais cela est purement théorique ; d'habitude les dépilatoires produisent une irritation plus ou moins violente de la peau. k

Ce sont, en général, des substances à base de sulfures alcalins ou alcalino-terreux : sulfure de caleium, de baryum, sulphydrate de chaux, monosulfure de sodium, ou bien de substances à base de sels arsenicaux dont l’emploi était très répandu en Orient, et l’est encore dans les harems.

En voici quelques formules :

40 Sulfure de calcium .......:........:..... 6 grs,

* Sulfure de manganèse .......:,.....4..4:: DU PROC DTECIMELÉ SN eee e une Pre Mere noie 20 "2 222-Sulturs dé Dar Um 2-0 Mere cree 260 Gevdedezme ri ban, CARE LT 24 »

Carmin ..... SR RNA Poe Gen Var ke 0.06 »

En liquide :

39 Monosülfure de PES He MONA LE re 10 grs.

Eau distillée d'hamamélis...... DER ME Era AUS 100 »

- On sèche la peau après l’application. Une formule employée en Orient :

Ke de re Lessive de soude. ....

‘Orpiment - ë ape vaniens 2

Agiter a avant de Ï mer et aj( ee À la moitié d emidon. . D

JA " die une certaine gravité ; Le , 20 Les poils tombent mais ils repc et ae ie de telle sorte Le ”

ue du épilatairés-fa me croître tun et ten FOR à ne Joue e

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survenu sans elles. : nur RE « Les eee re. k la pince ie

0 Parmi taûtee 168. ARR préconisées j jusqu à présent pour obtenir une épilation momentanée,

l’acétate de thallium a donné les meilleurs résultats. Il

ne peut être employé par voie interne puisqu'il ferait

tomber tous les poils. Fa - Voici les dernières formules de pormades recom- | mandées : Fa

Es à DES Fo re Te Re ” Ce DES o | Acétate acide de thallium. ie er 0,80 à 0,60 grs. Oxide de zinc..... LIRE De HA "AiL D D Vaseline blanche RTS Fes 830 »

ris Fr TE MERE ë bien ee Fà Rare NANTES Re RU RME Le |

x . Chaque soir en ne une & apblication ai sur Ja ee ‘à épiler, chose capitale, avec une quantité pas plus

grosse qu’ un tout petit, pois e et ice ensuite un Savon-. nege sOIEneux des mains. À

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