‹ De L'Hypertrophie Primitive Du CœurChapitre 8 sur 61 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La question des hypertrophies cardiaques revient périodiquement à l'ordre du jour : elle a déjà suscité les travaux de très nombreux auteurs et cependant elle ne peut être considérée comme complètement résolue. Nous nous bornerons, dans ce travail, à étudier certaines hypertrophies cardiaques, existant à l’état isolé, c’est-à-dire sans aucune lésion concomitante des diverses parties du cœur et que rien ne permet de considérer comme secondaires à une altération où à un trouble fonctionnel des autres organes. C'est dire que nous considérons ces hypertrophies comme primilives.

Cette notion, acceptée autrefois par certains auteurs, Corvisart, Bouillaud, Grisolle notamment, est, il faut bien le dire, contestée par la plupart des médecins de notre époque. |

En parlant d' « hypertrophie primitive du cœur », nous voulons simplement mettre en évidence ce fait

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possible d'une hypertrophie cardiaque, survenant comme phénomène initial, chez certains malades.Mais pas plus que la néphrite chronique, qualifiée également dans d’autres cas, de primitive, nous ne pouvons considérer l'hypertrophie primitive du cœur comme une maladie locale essentielle : le terme de « primitif » vrai cliniquement est probablement faux au point de vue pathogénique. Il ne faut donc lui attacher que la signification restreinte que nous lui attribuons.

Il nous a paru intéressant de reprendre cette question, à la lueur des connaissances modernes, sans pouvoir beaucoup tenir compte des observations anciennes, souvent difficiles à classer en l'absence de constatations jugées aujourd’hui indispensables pour un diagnostic rationnel. Toutes les observations que nous publierons à l’appui des idées de M. le Professeur Paviot, de M. le Docteur Bouchut, nos Maitres, et de nous-même, seront toutes accompagnées de leur protocole d'autopsie et d'un examen histologique aussi complet que possible. Nous tiendrons également le plus grand compte des moyens modernes d’exploration clinique, pensant que toutes ces recherches sont nécessaires pour une démonstration valable.

Dans les deux premières parties de cette thèse, nous apportlerons surtout des faits, puis nous essaierons de les interpréter et enfin de donner des conclusions pratiques, au point de vue du diagnostic, du pronostic et du traitement.

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