‹ De l'hystérie post-grippaleChapitre 2 sur 18 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

C'est en faisant notre stage hospitalier, dans le service de M. le professeur Grasset, que la première idée de ce travail nous est venue. Au milieu, en effet, de cettegrande et longue épidémie grippale, qui mit sous nos yeux toutes les formes qu'elle peut revêtir et qui ont été si finement étudiées par notre Maître, nous eûmes la bonne fortune de voir, presque en même temps, deux cas d'hystérie consécutifs à cette grippe. Cela nous frappa, et, en consultant les divers ouvrages qui s'occupaient de cette question, nous vimes que les observations de ce genre n'étaient point encore fort nombreuses. C'est ce qui nous a décidé à choisir l'hystérie post-grippale comme sujet de notre thèse inaugurale, non point tant pour écrire tout ce qu'il y a à dire sur cette question, que pour montrer la voie à nos amis, et inviter ceux qui nous suivront à compléter le bien modeste travail que nous avons pu faire.

Nous avons divisé notre sujet en onze chapitres :

Dans le premier, nous donnons une définition de l'hystérie post-grippale et nous limitons notre sujet; puis, nous démontrons que cette névrose est bien un type clinique et qu'elle forme un chapitre dans les hystéries infectieuses.

L'historique et les observations forment notre second chapitre.

Dans le chapitre III, nous nousdemandons pourquoi les observations d'hystérie post-grippale ne sont pas plus fréquentes, etpourquoi nous rencontrons si souvent cette névrose chez les hommes.

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La pathogénie est traitée dans le chapitre IV. Nous y passons en revue toutes les diverses théories qui ont été émises, et nous arrivons à cette conclusion que la théorie infectieuse nous semble la plus rationnelle ; nous faisons remarquer, enfin, que l'infection grippale ne suffit pas pour créer de toutes pièces la névrose, mais qu'il faut, en plus, un système nerveux prédisposé.

Le chapitre V comprend l'anatomie pathologique que nous n'avons pu qu'esquisser à grands traits.

La symptomatologie nous occupe dans le chapitre suivant : nous voyons qu'elle n'a rien de fixe, contrairement à presque toutes les autres hystéries infectieuses.

Le chapitre VII est consacré à la marche, à la durée et aux diverses terminaisons de la névrose.

Dans tout le chapitre qui suit, nous nous occupons du pronostic et nous faisons remarquer qu'il est toujours sérieux.

Le diagnostic, avec les principales affections qui peuvent se confondre avec l'hystérie post-grippale, est traité dans le chapitre IX.

Notre avant-dernier chapitre comprend le traitement de l'hystérie post-grippale, et enfin, le dernier renferme nos conclusions.

Sur le point de quitter cette vie d'étudiant, vers laquelle un penchant vers les études médicales nous a entraîné, malheureusement après une longue et regrettée interruption d'études, au milieu de la tristesse qui s'empare de nous et qui nous fera toujours regretter cette liberté et cette insouciance qui sont une des caractéristiques de notre vie, nous ne saurions faillir à cette coutume, qui est pour nous le plus doux des devoirs, et qui veut qu'on inscrive au seuil de sa thèse le nom de ceux qui nous ont encouragé, guidé et instruit.

Grande est la reconnaissance que nous avons d'abord pour

nos Maîtres de la Faculté de Paris. Ce sont eux qui nous ont appris ces débuts parfois bien arides et bien difficiles. Que M. le professeur Polaillon reçoive le premier nos remerciements; il nous a initié à cette belle chirurgie contemporaine, et il nous l'a fait aimer si vivement, que des circonstances personnelles seules ont pu nous faire dévier du premier but auquel nous tendions.

A M. le professeur Rendu, nous devons aussi une bonne part de notre reconnaissance. C'estgrâce à lui que nous avons fait nos premiers pas dans la médecine, et nous n'oublierons jamais le dévouement et l'amitié dont il a fait preuve à notre égard.

Durant notre court passage à l'Ecole de Marseille, c'est avec un vif plaisir que nous avons suivi assidûment les cliniques de M. le professeur Combalat et de M. le professeur Villard. Ce dernier a augmenté notre reconnaissance par la parfaite bienveillance avec laquelle, outre l'observation qu'il nous a remise, il a bien voulu nous communiquer quelques détails sur notre sujet.

Pendant nos quelques mois d'internat à Aix, nous avons eu comme Maîtres, M. le D r Dauby, directeur de l'Asile, et M. le D r Chevalier-Lava'ire. Nous prions le premier de recevoir ici notre gratitude pour l'amitié et pour l'intérêt qu'il a bien voulu nous témoigner. Le second nous permettra, de nouveau, de le remercier de l'aimable affection qu'il a eue pour nous.

A M. le professeur Grasset, nous apportons ici l'hommage de notre plus profonde reconnaissance. Durant notre long stage dans son service, il n'a cessé d'être continuellement pour nous un Maître aussi savant qu'affectueux, et nous ne saurions trop le remercier sincèrement, car, non content de nous avoir donné ses lumineux conseils pour notre travail, il

a consenti, en outre, à nous faire l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse.

Nous remercions également M. le professeur Tédenat pour toute la bienveillance qu'il n'a cessé d'avoir pour nous. En passant du plaisant au sévère, il nous a donné ces idées nettes dont il a le secret, et nous ferons tout notre possible pour les fixer dans notre esprit.

Durant nos quelques mois d'internat intérimaire chez M. le doyen Mairet, nous avons été de sa part l'objet d'une bienveillance sans bornes. Depuis, à l'occasion de services multiples, nous avons de vive voix remercié vivement M. le Doyen, mais nous saisissons bien volontiers cette dernière occasion pour lui offrir l'hommage de notre reconnaissance la plus profonde.

C'est avec autant de sincérité que d'émotion que nous remercions aussi M. le professeur Truc de l'amicale sollicitude dont nous avons été l'objet durant tout le cours de nos études médicales. Le meilleur hommage à rendre à notre Maître et à notre compatriote ne sera-t-il pas de nous souvenir, autant que possible, dans la carrière qui va nous être ouverte, des nombreux conseils, autant amicaux que scientifiques, qu'il n'a cessé de nous prodiguer avec amabilité?

A M. le professeur Forgue, nous adressons ici l'assurance de notre profonde gratitude : à l'amitié qu'il a eue pour nous, il a joint les savants conseils dont il sait agrémenter ses cliniques sur les enfants ; nous lui en serons toujours reconnaissant.

Merci enfin à M. le D r Sacaze, chef de clinique médicale, qui, avec l'amabilité que nous lui connaissions déjà, a bien voulu nous remettre l'intéressante observation de la salle Bichat.

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