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déniable d’une hémoptysie essentiellement nerveuse, complètement indépendante de toute tare tuberculeuse. La tâche, faut-il l'avouer, nous a paru délicate : sans doute, malgré les formes multiples de l’hystérie, on peut prétendre trouver à ce Protée une individualité scientifique grâce à la réunion de quelques traits cliniques. Mais la question se complique singulièrement quand chez un hystérique avéré il s’agit d’aflirmer la nature nerveuse d’un symptôme commun à d’autres affections, car nous devons toujours songer, comme l’a dit fort bien M. le professeur Josserand, que, «si l’hystérie simule beaucoup de choses, elle en dissimule peut-être davantage, grâce à la propension naturelle du médecin à tout lui attribuer dans les cas où il la découvre. » Il nous a semblé pourtant pouvoir dégager des quelques observations publiées sur ce sujet des signes capables par leur coexistence d'assurer un diagnostic ferme et précis. Notre travail s’appuie en efiet non seulement sur nos constatations personnelles, mais aussi sur toutes celles qui ont été relatées et que nous avons jugé à propos pour ce motif de résumer. Puisse notre modeste appoint contribuer à mettre plus en relief un syndrome iclinique dont l'analogie avec un des principaux symptômes de la tuberculose pulmonaire à exposé à tant d'erreurs de diagnostic.
Mais, avant d’entrer dans le développement de notre sujet, nous avons un devoir, — bien agréable et bien doux, du reste, — à remplir vis-à-vis des maîtres qui nous ont aidé de leurs conseils et de leur sympathie dans nos études médicales.
À M. le professeur Grasset, nous adressons l'expression de
notre plus vive reconnaissance et de notre plus respectu P P euse
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