‹ De L'Hystérie PulmonaireChapitre 3 sur 24 · UP · texte numérisé non relu

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MÉSE

1X sympathie. Nous sommes heureux et fier de la consécration qu'il donne à nos études en nous faisant l'honneur d'accepter la présidence de notre thèse ; nous emportons le regret, en quittant la Faculté de Montpellier, de n'avoir pu assister plus souvent et plus longtemps à son brillant enseignement clinique.

M. le professeur agrégé Rauzier a été d’une extrême bienveillance à notre égard et nous à permis d'enrichir notre modeste travail de trois observations qu’il a eu l’occasion de recueillir dans sa clientèle: ses précieux conseils nous ont été fort utiles : nous lui en exprimons toute notre gratitude.

Que nos maitres de l'Ecole d'Alger, MM. les professeurs Brüch et Cochez, M. le professeur Vincent, chez lequel nous avons appris les premiers élémentsde chirurgie; nos excellents et distingués chefs de service, MM. Rey et Caussidou, chez lesquels nous avons fait une année d’internat, reçoivent nos meilleurs remerciements : nous avons surtout une grande dette de reconnaissance à l'égard de deux éminents et regrettés membres de l’Ecole d'Alger, MM. Gros et Caussanel, l’un professeur de clinique médicale, pour nous avoir initié aux secrets de l’auscultation, l’autre professeur de clinique des maladies des enfants, pour nous avoir honoré d’une bicnveillance et d’une amitié que seule devait faire disparaître sa mort mystérieuse !

Nous ne pouvons pas ne pas nous rappeler la douceur et l’obligeance de M. le professeur Trabut, qui nous a soigné avectant descience pour la variole que vous avions contractée dans notre période d’internat médical.

Et nous sommes heureux, en terminant, d'adresser un salut

et un souvenir à cette jolie et coquette ville de Bône, où nous avons passé dix-huit mois charmants. Nous garderons toujours la meilleure souvenance de notre séjour à l’hôpital de cette ville pour avoir trouvé auprès de nos chefs de service le plus sympathique accueil. Nos remerciements à MM. les docteurs Quintard, Selve, Boude et Amor, et surtout à notre excellent maître et ami, le docteur Petrolacci, qui, par son talent et son extrême serviabilité, a su conquérir tant de sympathie auprès de ses internes et de ses clients.

A MM. les docteurs Martin et Deshayes, médecins de l’Infirmerie municipale d'Alger ; Aubert et Salvan, médecins de colonisation, nous nous permettons de rappeler la sympathie qui nous a unis et l’amitié qu’il nous ont témoignée.

DE

DÉFINITIONS ET ÉTIOLOGIE

L’hystérie pulmonaire a reçu des noms différents suivant les auteurs qui ont eu l’occasion d’en parler. Legrand du Saulle et Grasset ont adopté le terme de pseudo-tuberculose hystérique.

D’autres ne distinguant que le symptôme principal ont décrit «l'Hémoptysie hystérique » ; c’est elle en effet qui nous frappe et nous émeut, c’est elle qui donne à la manifestation névropathique tout son intérêt et toute son importance : mais les signes secondaires sont complétement négligés, alors qu’ils sont parfois indispensables pour assurer le diagnostic.

Nous avons donc préféré adopter le terme plus général d’Hystérie pulmonaire,comme on a adopté celui d’hystérie gastrique pour l’hématémèse d’origine nerveuse.

Les hémaptysies nerveuses surviennent dans les deux sexes : Laurent et Voisin n’en ont observé que chez des hommes, mais elles atteigent plus souvent l'élément féminin qui,

DA g frere comme on le sait, est plus fréquemment influencé par la névrose.

Quoiqu’on en ait observé chez des jeunes filles qui n’étaient pas encore réglées et chez des femmes qui avaient dépassé la ménopause (observation de Trousseau), les hémoptysies se manifestent plus particulièrement vers l’âge de la puberté ; leur apparition coïncide d’ailleurs souvent avec l'établissement des menstrues.

Nous ne pouvons citer toutes les causes occasionnelles qui président à l'éclosion de ces hémorragies : les émotions morales, la peur, les chagrins, la colère, le traumatisme, l’aménorrhée, nous semblent avoir été les principales dans les diverses observations que nous avons parcourues,

La grande cause déterminante est l’hystérie,que celle-ci soit nettement confirmée ou qu’elle ne se traduise que par quelques stigmates : nous admettons cependant, et en cela nous sommes d'accord avec quelques auteurs, que l’hémoptysie se rencontre surtout dans les formes de l’hystérie à attaques convulsives, comme si celles-ci avaient une influence prépondérante sur la production de l’hémorragie.

Nous renvoyons au chapitre de la Pathogénie pour les rapports de l’hémopytsie survenue avec les troubles menstruels.

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