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0 — 45 — névrose et la conduit vers un autre ordre de terminaison. » Le pronostic est heureusement bénin. Le seul point noir
est la possibilité de l’éclosion de la tuberculose par suite de
la persistance des hémoptysies et de l’affaiblissement consécutif du malade, devenant ainsi moins aguerri contre l'infection. Les congestions pulmonaires répétées sont fort dangereuses, car elles désorganisent la vitalité du tissu pulmonaire qui se laissera facilement envahir par le bacille tuberculeux.
La phtisie et l’hystérie ne nous semblent pas, en effet, incompatibles,comme l'ont soutenu Pidoux,Leudet (de Rouen), et surtout Largaud dans sa thèse qui est un véritable plaidoyer en faveur de l'influence inhibitoire de l’hystérie sur la
tuberculose du poumon. Nous croyons plutôt avec M. le
professeur Grasset et M. Gilles de la Tourette, que l’associaüon des deux maladies est bien loin d’être rare et que leur coexistence est plutôt en faveur d’un pronostic à redouter.
Par ses diverses localisations sur les viscères, la névrose amène une déchéance organique favorable à léclosion du tubercule et nous comprenons difficilement que beaucoup d'auteurs aient préconisé l’expectation dans les cas de phtisie associée à l'hystérie, alors qu’un traitement énergique et intensif de la névrose nous semblerait devoir apporter aux tissus frappés de désorganisation (les matériaux capables de leur redonner la vitalité nécessaire et par suite des moyens de résister à l’envahissement du bacille ou à sa progression.
Nous avouons cependant que le problème est loin d’être élucidé par les arguments contradictoires mis en avant par
les auteurs de l’expectation ou de l'intervention; il exige
encore l'observation de plusieurs malades chez lesquels la tuberculose et l’hystérie seront associées.