INDICATION SPÉCIALE
Nous devons tout particulièrement insister sur un cas peu connu encore et que notre maître, M. le Professeur Laroyenne nous a plusieurs fois signalé. Chez certaines malades, on constate un prolapsus assez léger et cependant très douloureux.
Le point douloureux se trouve parfois du côté des annexes et l’examen le plus minutieux ne révèle presque pas de lésion de ces organes. Les moyens employés d'habitude contre les inflammations ne donnent aucune amélioration pas plus que les pessaires et autres. procédés thérapeutiques. Ces phénomènes s'expliquent par ce fait que l’utérus dont les ligaments se sont un peu relàchés, vient, dans certains mouvements du corps, notamment dans la marche, presser sur les annexes et les appliquer sur le bassin. Les pessaires destinés à arrêter l’utérus sont insuffisants pour empêcher cette pression sur les ovaires.
D’autres fois, la douleur est occasionnée par la simple pression du col utérin sur les parois vaginales. Peut-être y a-t-il une sorte de flexion du col qui entraînerait les vives souffrances de la malade; ou même une simple sensibilité anormale que la pression réveillerait. ,
En tous cas, dans ces circonstances, le moyen le plus sûr desoulager la patiente est desoulever l'utérus et en le fixant à la paroi abdominale, empêcher toute pression du corps sur les annexes ou du col sur le vagin. L'hystéropexie fait cesser immédiatement les douleurs et remédie une fois pour toutes au prolapsus qui ne saurait se reproduire.