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rentes et irréductibles que l’hystéropexie a son indication, principalement lorsque des phénomènes douloureux intenses se joignent à lirréductibilité.Souvent,en effet, cette rétroflexion est le premier stade d’un prolapsus qu'on préviendra en fixant de suite l'utérus à la paroïabdominale après en avoir détruit lesadhérences.
On pourrait se demander si l’hystéropexie est indiquée dans le cas de rétroversion d'un utérus gravide ; s'ilest permis de passer des fils au travers du muscle utérin dans de telles conditions, et de le fixer à la paroi abdominale. Nous répondrons par la négative. M. Marcel Baudouin (1)semble s'étonner queles chirurgens aient autant de réserve et qu'ils obéissent encore si bien aux deux axiomes classiques qui suivent :
« 1° On ne doit faire d’opération sur les femmes enceintes que dans les cas d'urgence absolue en raison de la facilité d'infection dans l’état puerpéral ;
2° Il est toujours dangereux de toucher à un utérus gravide sous peine : 4 — d’avoir à combattre une hémorrhagie considérable ; à — de déterminer presque fatalement un avortement. »
Nous pensons cependant qu'il est prudent encore aujourd’hui de se conformer à ces deux règles. Nous avons d’ailleurs une méthode très simple et sans danser aucun de réduire ces rétroversions. Nous voulons parler de la méthode de M. Laroyenne (2).
Une main, introduite dans le vagin va, avec
(1) Marcel Baudouin. — Thèse citée. +
(2) M. Laroyenne. — Lecon clinique faite à La Charité le 16 juin 1893. — M. Levrat: D'un mode de réduction de l'utérus gravide en rétroversion complétée par l'application d’un pessaire approprié (in Mercredi Médical, no 30, 26 juillet 1893).
deux doigts, directement sur le promontoire, sans chercher à déplacer l’utérus qu'elle est souvent obligé de contourner. Ce n’est que lorsque la main est arrivée à l'angle sacro-vertébral qu’on se porte sur l’utérus et on se contente alors de pousser’ le fond de la matrice de l’un ou de l’autre côté du promontoire. Comme on le voit, ce premier temps consiste uniquement à décrocher le fond de l'utérus.
Dans le deuxième temps, très important, on se propose de placer un anneau qui remplisse une condition essentielle : « Son arc postérieur ne doit presser en aucun point sur l'utérus ; il doit se trouver situé tout entier dans la g'outtière qu'a creusée la main de l'opérateur entre le sacrum et le corps utérin. » Aussi, le meilleur anneau serait celui qui aurait l’arc postérieur très large et une grande courbure. Comme il n’est pas destiné à rester en place, il est sans inconvénient et très commode d’employer un anneau malléable en fil de fer recouvert de caoutchouc. La réduction est complète au bout de 24 heures. La malade voit la rétention d’urine disparaître. Les bruits fœtaux qui sont nuls tant que la rétroversion persiste sont de nouveau perçus dès que l'utérus est en bonne position.