‹ De l'Ictère ÉmotifChapitre 4 sur 23 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Ayant eu l’occasion d'observer un cas d’ictère émotif et nous souvenant des difficultés soulevées au sujet de la pathogénie de cette affection, nous résolûmes d’en faire

le thème de notre thèse inaugurale.

Ce travail que nous soumettons au contrôle de nos juges n’a d'autre but que de mettre en relief une pathogénie controversée et de tracer une simple esquisse de l’ictère émotif ; esquisse provisoire bien entendu, car les faits sont encore trop restreints pour avoir la prétention de fixer

définitivement la science à ce sujet.

Nous sommes heureux, au moment de terminer nos études médicales, de remercier tous ceux qui de près ou de loin nous ont porté quelque intérêt et prodigué leur

science et leurs conseils.

Que mes maitres dans les hôpitaux, MM. les Professeurs Tillaux, Gaucher, Bucquoy, Budin, Chauffard, qui nous

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L'influence des émotions morales, violentes, de la peur surtout sur la production de la jaunisse est fort anciennement connue. Le fait est même devenu depuis longtemps de connaissance vulgaire et les expressions, « devenir jaune de peur, jaunir d’épouvante », sont les locutions courantes. Il serait facile de retrouver dans nombre de romans des expressions ayant trait à un fait analogue.

Ces locutions populaires nées sous l'influence d'idées scientifiques déjà anciennes doivent-elles être considérées comme des reliquats d'anciennes théories ayant cours sur la bile ? ou bien la médecine actuelle laisse-t-elle place encore à l’ictère émotif. Il est certain que de nombreux cas où la seule idée pathogénique autrefois trouvée était une frayeur, une émotion aussi lointaine que fugitive doivent, être écartées. Au fur et à mesure que marchent les .progrès de la science et que s'étend le champ des décou-

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