NIC AISE
Dlî MÊME AUTEUR ;
De l’ostéite au point de vue de l’accroissement des os (Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, octobre, novembre et décembre 1872).
De la décortication du nez dans le cas d’éléphantiasis de cet organe (Gazette hebdomadaire, septembre 1873).
Des larges débridements périostiques dans les ostéo-périostites douloureuses non suppurées (Gazette des hôpitaux, octob. 1873).
Des déformations produites par l’arrêt d’accroissement d’un des os de l’avant-bras et des causes de cet arrêt de développement (Lyon médical, décembre 1872).
Faits cliniques et expérimentaux sur la gangrène des extrémités produite par l’application de l’acide phénique (Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1872).
Des greffes dermo-épidermiques et en particulier des larges lambeaux dermo-épidermiques ÇCyonmedical, octob., novemb, 1871).
Observation de méningite syphilitique (Annales de dermatologie et de syphiligraphie, 1873.)
Observations de suppuration musculaire (Gazette des hôpitaux, mai 1873).
Note sur le siège précis des ruptures de l’urèthre et sur leur mécanisme (Lyon médical, décemb. 1871).
Abaissement du nez au moyen de l’ostéotomie comme opération préliminaire pour l’ablation des polypes naso - pharyngiens Gazette des hôpitaux, juillet 1872).
Observation d’hémophilie {Lyon médical, décemb. 1871).
Mal de Pott avec albuminurie (Lyon médical, avril 1871).
Nouvelles observations de résections sous-périostées du coude, démontrant la régénération des extrémités osseuses, la recon-
stitution d’une articulation solide et l’activité de l’extension par les contractions du triceps ( Gazette des hôpitaux, novemb. 1873).
De l’occlusion inamovible comme moyen préservatif des complications nosocomiales : érysipèle, pyohémie, pourriture d’hôpital ( Lyon médical, juillet 1872).
Kystes tendineux du poignet et de la main, incision ou extirpation de ces kystes, pansement par l’occlusion inamovible, guérison rapide sons aucun accident inflammatoire ( Bulletin général de thérapeutique médicale et chirurgicale, 1872).
Note sur la syphilis osseuse (Progrès médical, 1874).
De la périostite albumineuse (Gazette hebdomadaire , 1874).
DE
L’ICTÈRE HÉMATIQUE
Chez les blessés atteints de contusions multiples et étendues, avec épanchement sanguin considérable, on voit survenir pendant la résorption du liquide épanché une teinte subictérique des téguments, nettement accusée à la face et aux conjonctives. Cette coloration jaunâtre de la peau et des conjonctives paraît être le premier degré d’un ictère dû à la présence de la matière colorante biliaire dans les tissus ; à priori on est tenté de l’attribuer à un trouble des fonctions biliaires. L’apparence seule plaide en faveur de cette supposition, et si, par une tendance trop naturelle de l’esprit à attribuer aux mêmes effets les mêmes causes, on ne se borne pas à la simple constatation d’une jaunisse, on reconnaît que dans de tels cas les principes colorants biliaires ne se retrouvent nulle part dans l’organisme et qu’il faut chercher ailleurs les causes et les conditions de ce phénomène.
Pendant mon internat dans les hôpitaux de Lyon,
j’ai observé plusieurs fois ce léger ictère a la suite de traumatismes qui appelaient surtout mon attention par la quantité de sang extravasé dans les tissus.
La marche de l’ictère, l’absence de toute trace de pigment biliaire dans les urines, enfin une certaine relation que je ne pouvais moins faire, qu’établir entre cette teinte jaune, uniforme, de la peau, et la coloration verdâtre, jaune foncé des téguments, au niveau et à plus ou moins de distance des points contus, me portait à mettre l’ictère sur le compte de la résorption de la matière colorante du sang épanché. Cette hypothèse n’avait rien d’invraisemblable, mais, pour la justifier, il fallait faire appel à l’expérimentation.
L’étude de cette nouvelle forme d’ictère comprendra. deux parties, distinctes : établir d’abord cliniquement l’ictère,hématique: traumatique, puis, en chercher l’explication dans les; faits expérimentaux,
•Au mois, d’octobre dernier, je fis. à la Société des sciences médicales de Lyon (1) une communication orale sur ce sujet; j’entrai, dans, fort peu de. détails,. m§ défiant de moi-même et n’osant tirer de mes expériences des conclusions bien positives.
Depuis lors,. M,. Gautier, agrégé à la Faculté de médecine, a, mis à ma disposition, son laboratoire de chimie biologique, avec une bienveillance dont je ne saurais trop le remercier. Les expériences que j’y ai faites.m’ont donné, des résultats concluants,, grâce aux recherches de chimie physiologique dont il a bien voulu surveill.er : Vexécution, confiée, aux soins d’un do ses élèves, M, Cazeneuve.
(1) Société des Science6-medicales. Oosaptes rendV# de^iSé-aoces. d’octobre 187% Lyon: nvédjcal, lStÿaA-viex 1874.