CONCLUSIONS
A la suite de contusions violentes et étendues, la résorption de vastes infiltrations sanguines s’accompagne d’une teinte subictérique de la peau et des conjonctives.
Ce léger ictère n’est pas dû au pigment biliaire; par les procédés chimiques les plus précis, on ne peut en trouver les traces dans les urines.
Entre la résorption de l’épanchement sanguin et la teinte ictéroïde des téguments, il existe une relation de cause à effet; la coloration jaune de la peau et des conjonctives doit être attribuée à la matière colorante modifiée des globules rouges, mise en liberté.
Chez les malades atteints d’ictère hématique, les urines montrent une augmentation considérable du pigment urinaire, telle qu’on l’observe dans un grand nombre d’états morbides, où il y a une destruction rapide des hématies.
Les urines d’animaux auxquels on a injecté du sang dans le tissu cellulaire sous-cutané sont beaucoup plus riches en urobiline qu’à l’état normal, elles ne contiennent pas de matière colorante de la bile. C’est là une preuve de la transformation déjà supposée de l’hémoglobine en urobiline.
L’ictère hématique traumatique appartient à la grande classe des ictères d’origine sanguine qui ne sont plus contestables aujourd’hui.