DERNIERE
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Phosphates: 27" 0.92
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Urobiline.. 00 Quantité très forte.
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1898. Juin. La malade est revenue dans le service. Son état géné-
ral reste bon.
Elle présente toujours les mêmes symptômes physiques.
OBsErvATION III
M..., âgé de 35 ans. Consultation externe. Vient consulter le 30 décembre 1897 pour un ictère chronique très ancien.
Antécédents héréditaires. — Grand-père maternel aurait eu également de l’ictère chronique (?).
Sa mère, âgée de 54 ans, est aussi atteinte d’ictère chronique (?). Depuis quelque temps elle n’est pas très bien portante.
Son père jouit d’une bonne santé. [l a eu des coliques hépatiques il y a 3 ans.
Le malade est fils unique.
Antécédents personnels. — Pas de maladies d'enfance.
Toujours bien nourri. Pas de mets excitants.
Pas d'abus de boissons.
Histoire de la maladie. — Le début de la maladie est très ancien.
A l’âge de 14 ans le malade a été pris de coliques très violentes dont il ne peut préciser ni la nature ni le siège exact. Il n’a pas eu de jaunisse à cette époque. Ces coliques ont duré 3 à 4 semaines.
Elles avaient disparu depuis peu de temps lorsque le malade fut pris tout à coup de crises convulsives avec perte de connaissance, morsure de la langue : il ne perdait pas ses urines. À la suite de ces crises il aurait eu un délire violent.
Trois mois plus tard ces crises convulsives réapparurent.
Depuis elles ne se sont pas renouvelées.
C'est à 17 ou 18 ans que les téguments ont commencé à prendre une teinte subictérique. Cette teinte n'a jamais disparu depuis ; à certains moments elle a été plus foncée, elle augmentait prin-
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cipalement sous l'influence de la fatigue, mais jamais elle ne s’est accompagnée de douleurs.
À 21 ans le malade est entré au régiment : il a fait 4 années de service militaire dans la cavalerie. Il supportait mal la fatigue. L'ictère à plusieurs reprises a été très marqué.
Le cheval surtout l'épuisait.
Souvent le malade était essoufflé, hors d’haleine, avait des palpitations, des points de côté à gauche. Pendant les fortes chaleurs, épistaxis fréquentes.
A quatre reprises différentes il a dû entrer à l'hôpital. Il y est resté 3 mois environ chaque fois.
Dans l’un de ces séjours, il a eu un embarras gastrique fébrile avec épistaxis abondantes.
- À la fin de son congé on l'envoie au Val-de-Grâce. Il avait un ganglion dans l’aine droite {sans lésions génitales ou anales, peutêtre lésion du pied) (?).
Après examen sommaire du sang on a fait le diagnostic d’« Anémie leucémique à forme splénique ». La rate était donc déjà très hypertrophiée à cette époque.
Pendant longtemps le malade a conservé un appétit normal, jamais il n'a souffert de l'estomac, sauf il y a 3 ou 4 ans ; il a éprouvé à cette époque des pesanteurs après les repas, mais ayant suivi un régime un peu sévère ces phénomènes dyspeptiques ont disparu au bout d’un mois. Jamais il n'a eu de vomissements. Les garde-robes n’ont jamais été décolorées.
Depuis vingt ans le malade a fait un grand abus de médicaments, surtout du quinquina, du pepto-fer. Il se purgeait très souvent avec de l’huile de ricin, de la magnésie, de l’eau d'Hunyadi- Janos. Au régiment il a pris du calomel.
L'état ne s'est pas sensiblement aggravé : il est resté stationnaire depuis le début avec des hauts et des bas.
Depuis un mois ou deux le malade ressent une légère douleur dans l’hypocondre gauche lorsqu'il se couche sur ce côté. C’est parce que son état ne s’améliorait pas que le malade s'est décidé à
venir consulter M. le D' Hayem.
État actuel :
Homme fort, robuste, bien constitué.
Teint pâle, anémié, mêlé d’une coloration subictérique légère, surtout marquée aux conjonctives.
Les gencives sont légèrement jaunes.
La langue un peu sale.
Quelques mauvaises dents.
Appétit conservé.
Aucun trouble dyspeptique.
Lorsqu'on examine le malade debout et de profil on constate que la région épigastrique est notablement bombée. Cette voussure est moins appréciable dans le décubitus dorsal.
Il est impossible de délimiter l'estomac à cause de l'hypertrophie du foie, et c'est à cette hypertrophie surtout que semble due la voussure épigastrique.
En tous cas l’estomac ne semble pas dilaté.
Le foie est volumineux. Il déborde fortement les fausses côtes. Sa hauteur sur la ligne parasternale est de 17 centimètres. Son bord supérieur est à 1 centim. au-dessous du mamelon.
L’organe est lisse, ferme, régulier, non bosselé, non induré.
On ne sent pas de frottements péritonéaux.
La rate est surtout volumineuse. Elle arrive presque jusqu'à l’ombilic.
Son grand diamètre mesure 21 centim.
Son petit diamètre a 10 centim.
Le bord supérieur arrive à 9 centim. au-dessous du mamelon gauche. Le bord inférieur est distant de 20 centim. de ce même point.
La consistance est ferme :
Elle est lisse, un peu mobile.
On ne sent pas de scybales dans le gros intestin.
Au cœur, souffle anémique, léger à la base et à la pointe.
Dans la poitrine rien à noter : respiration un peu saccadée au sommet gauche.
Le système nerveux n'est pas touché.
Le malade se plaint seulement de faiblesse, de fatigue.
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L'appareil génito-urinaire ne présente rien de particulier.
Les urines limpides, sont peu foncées. Elles ne renferment ni albumine, ni sucre, mais contiennent un peu d'urobiline.
La partie droite du spectre n’est pas sensiblement effacée.
Il n’y a pas de réaction de Gmelin.