‹ De l'identité de certains maîtres anonymesChapitre 8 sur 8 · VII. - ADRIAEN YSENBR · texte numérisé non relu

VII. - ADRIAEN YSENBR

le Maître de Notre-Dame des Sep

(«= le principal ■ pseudo-Mostaert i di

Comme pour Jehan Perréal et pour l'identification ne repose que sur une s concordants, tirés de l'ensemble de l'œnv

L'auteur du diptyque consacré à Ni Sept Douleurs, par Barbara de la M.& Jooris van de Velde, est un maître des 11 est représenté dans la plupart des n bon nombre de collections particulières, avoir été un peintre recherché des amateur; et par conséquent, il est peu probable soit complètement passé sous silence par locaux, et il est à peu près certain qu'il des dignités dans le métier des peintres,

Le Maître de Notre-Dame des Sep évidemment un très proche disciple de Ght pour certains tableaux, on peut hésiter ( artistes. — Sa formation semble se r période de l'art de Gheeraert qui suivit ii le tableau des Carmélites de Sion {i5o Gheeraert David ait éclairci son coloris

Certes, celui-ci eut plusieurs imitât

it de près, mais aucun de ceux-;! n'acquit jite une importance comparable à celle de lîire anonyme.

ques-uns des tableaux de celui-ci portent une ; la grande Adoration des Mages de Lubeck :

îutres peuvent être datés approximativement 'âge apparent ou le moment du décès des ges : tel le tableau-type (n" 178) Notre-Dame

Douleurs (entre i52S et i535; voy. la notice '9), tel aussi le triptyque de Gros-Wielant-de

(probablement vers i52i-i526- voy. n" 184), ndance des tableaux du maître et leur variété ères doit faire supposer une longue carrière

qualités séduisantes du pseudo-Mostaert ne pas dans l'originalité de son invention (il est

cet égard), ni dans la puissance de son dessin, nce, mais bien — dans l'éclat spécial de son

il peignait par glacis, et obtenait ainsi par :nce, notamment des rouges admirables, (Cf.

i52, etc ) — dans la douceur extrême de son — enfin dans la joliesse, le soin, la grâce de

de ses figures : telle la Vierge dii Comte de )ok,la Madeleine de la collection de Somzée, etc.

tous ces caractères conviennent parfaitement, iegré éminent, à ce que nous savons d'Adriaen it, i-ci, qui était étranger et avait fait son appren-

tissage hors de BrugeS, y fut peintre le 29 novembre i5 l'influence de Gheeraerl Da période de l'évolution de celui de Notre-Dame des Sept Dou

Il jouit, comme peintre car on le trouve huit fois comme vinder depuis i5i6 Deux fois il fut gouverneur

Il décéda en juillet i55i de la peinture à Bruges pen

Chose caractéristique, d frérie, son nom est précédé n'est le cas que pour un f tous ont joui d'une grande

Enfin son nom ne nou:

par les documents d'archives, littéraires :

M, Weale, qui a tiré sa consacrant une notice dan; pp. S20-J24, nous cite à se de Sanderus ;

« Adrianus Isebrandus

" pictoris Veteraquensis dise

" ribus, et vultibus humants c

^« rati:r a Dionysio Hardui

^ " Picioribusque Flandriae v

Flandria Uluslrata t. II, p.

I ne faut pas entendre l'expression Gerardt Davidis ulus au sens technique de l'apprentissage. Adriaen déjà maître en arrivant à Bruges, et le registre des res ne renseigne pour Gheeraert David aucun ;nti. 11 s'agit donc ici d'un élève dans le sens large lot. Nous croyons que, surtout dans la seconde ; de sa carrière, Gheeraert David dirigeait un vériatelier dans lequel il employait de jeunes maîtresres.

ianderus rapporte qu'Adriaen Ysenbrant était habile ndre le nu. — Nous songeons aussitôt aux grandes ;s d'Adam et Eve du retable de Lubeck.

^uant aux portraits, on en connaît plusieurs de ;t on comprend qu'ils aient eu du succès.

Un autre auteur nous parle d'Adriaen Ysenbrant : le poète J.-P. van Maie (Prael-tonneel der verde mannen van Brugge) :

j De stem ontbteekt alleen aen uw voiraaekte werken

» Zoo zagt, zoo levendi^, zoo keurig afgemaeld i

« Dat d'oog, voor kunst verblind, zelfs in uw beelden dwaeit,

s En meynd dat levend is al 't gecn zij komt te meiken. »

)n ne saurait mieux caractériser la peinture du udo-Mostaert » que par les termes ^agt (doux) et ^ (recherché, soigné, choisi). Il suffit, pour s'en lincre, de considérer, par exemple, le S' Ildephonse i) et la S^-Vierge [n° i52) du comte de North- :, ou la Madeleine de la coll. de Somzée (n° 182). •lous ne connaissons aucun autre peintre Brugeois ,

de ce temps, auqui et du poète van Mai aussi justifiée.

Ajoutons que 1 Sainte-Vierge fn" lî du peintre.

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