‹ De l'impaludisme dans ses rapports avec les lésions traumatiquesChapitre 12 sur 14 · INDICATIONS ET TRAITEMENT · texte numérisé non relu

INDICATIONS ET TRAITEMENT

Nous n'insisterons pas sur la thérapeutique qui convient à tous les accidents que nous venons de décrire; c’est le propre des bons médicaments de s’imposer toujours et pour ainsi dire d’emblée à l’esprit des praticiens dès que le diagnostic a été fait. Le quinquina a fait ses preuves et il est inutile de parler en faveur d’une vérité acquise. C’est là précisément l’intérêt puissant qui s’attache au diagnostic des divers accidents dont nous avons fait l’étude, de pouvoir trouver dans la thérapeutique un argument auquel ils ne sont jamais sourds. Le chirurgien serait d’autant plus blâmable, un accident étant donné, de ne pas remonter aux causes toutes les fois qu’il le peut; qu’il a entre les mains un moyen plus efficace, a Dissertations savantes, raisonnements ingénieux, saignées, sangsues, gomme d’Arabie et du Sénégal, vomitif, purgation: tout a été essayé, tout échoue il faut rentrer forcément dans la barbarie onlhologiqve dont le quinquina est le plus fameux représentant (1). »

Un autre moyen qu’il ne faut pas négliger toutes les fois qu’on le peut, c’est l'hydrothérapie, si efficace surtout dans la période de cachexie pour relever la nutrition et résoudre les engorgements viscéraux.

Quant aux indications opératoires, il est évident que

(1) Lufount Gouzi in-Mémorial des hôp. du Midi, p. 333.

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rim paludisme ne doit pas être une cause d’abstention comme le diabète; mais on devra toujours tenir compte de l’état des viscères qui sont toujours plus ou moins atteints dans cette intoxication. En un mot, l’étude du malade indiquera la conduite à suivre, car nulle part peut-être mieux qu’ici ne se vérifie la grande vérité proclamée par Requin : « Ce n’est pas un vain jeu de mots que de dire qu’on n’a pas de maladies à traiter, mais des malades (1 ). »

(1) Requin, path. Méd. t. 1, p. 21.

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