PARAGRAPHE TE
Ce que nous Sommes en Christ.
1° Justifiés. « Si, en cherchant à être justifiés dans le Christ, nous étions, nous aussi, trouvés pécheurs, Christ serait done un ministre du péché ? Loin de nous une telle pensée ! » Gal, 2, 17. |
20 Justice de Dieu. « Celui qui n'a pas connu le péché il l'a fait péché pour nous, afin que nous possédions en lui la justice qui vient de Dieu. » 2 Cor., », 24.
30 Fils de Dieu. « Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus. » Gal, 3, 26.
4° Nivants. « Considérez-vous comme morts au péché et vivants pour Dieu dans le Christ Jésus. » Rom., 6, F1.
9° Enrichis. « IE vous à comblés en lui de toutes sortes de richesses, richesses de parole et richesses de Seience.…» CORTE:
6° Sages. « Vous êtes sages dans le Christ.» 4 Cor. & A0
1° Nous sommes (absolument parlant). « C'est à Lui que vous devez d'être dans le Christ. » À Cor, 4, 30.
8° Nouvelle créature. « Si quelqu'un est dans le Christ. il est une nouvelle créature. » 2 Cor., 5. A7.
9° Affranchis. « Celui qui à été appelé étant esclave est, dans le Seigneur, un affranchi du Seigneur.» 4 Cor., 7,22,
10° Nous avons l'espérance. « Si nous n'avons d'espérance dans le Christ que dans cette vie, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. » £ Cor, 15, 19.
11° Certitude de revivre. « De même que tous meurent en Adam, tous revirront dans le Christ. » À Cor, 15, 22.
12° L'unité. GIE n'y a ici ni Grece ni Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car tous vous êtes un en Christ. » Gal., 3, 28. Cf Rom., 12. 5. « Nous ne faisons qu'un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. »
139 La foi. «Dans le Christ Jésus, ce qui importe ee n'est ni la circoncision ni l'incirconcision, c'est la foi agissante par l'amour. » Gal., 5, 6.
On se rend aisément compte de ee qui constitue la ressemblance comme la différence de ces deux séries de
textes. Dans la première, nous avons un enseignement : lapôtre, avons-nous dit, veut faire connaître théoriquement
la personne et l’œuvre de Jésus-Christ. IE semble done ne s'adresser qu'à la raison de ses lecteurs, à qui il s'efforce de prouver la vérité des choses qu'il annonce. Dans la
seconde série, c’est encore un enseignement ; mais lapôtre
a la conviction que ses lecteurs confirmeront ce qu'il af-
firme. Le langage dont il se sert ne leur est point nouveau. . car il exprime des faits dont ils ont la certitude. En un
mot, Saint Paul fait appel à leur expérience. Comment ont-
ils été amenés à cette expérience ? Il est difficile de le
dire. Nous sommes iei sur le terrain du devenir chrétien.
1 faudrait, pour parler en toute connaissance de cause,
entrer dans l'intimité de ces premiers chrétiens, et suivre
dans leur âme le processus de leur conversion. Nous assis-
terions à un spectacle du plus haut intérêt, celui de la transformation intérieure opérée par la puissance de la
prédication chrétienne : que dis-je ? la prédication à elle
seule n’y eût jamais suffi, ear elle n'a pas d'autre but que de mettre les âmes en contact avec celui qui seul peut donner la vie, savoir Jésus-Christ. Voilà la condition absolue de la certitude chrétienne.
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Cette certitude, les lecteurs de lapôtre la possédaient. Ils connaissaient Jésus-Christ, non point intellectuellement, quoiqu'ils eussent commencé par là, mais d’une connaissance profonde qui avait du même coup emporté leur conviction. Paul pouvait parler de la grâce de Dieu aux Corinthiens : ceux-ci savaient ce que cela signifiait, puisque en Christ, c’est-à-dire dans une communion intime avec lui, ils avaient senti la réalité de cette grâce. IIS en avaient aussi constaté les effets ; c’est pourquor ils pouvaient en toute assurance souserire aux paroles de lapôtre, quand ce dernier leur disait qu’en Christ Dieu les avait abondamment enrichis de plusieurs manières. (Cor., 1, 4). HIS comprenaient de même le sens des termes rédemption, justice, ete., en lesquels Paul leur déerivait l’œuvre du Christ, puisqu'ils avaient trouvé eux-mêmes dans le Christ tout le don de Dieu à leur égard, puisque, en raison de leur relation avec le Christ, ils avaient reeueilli les fruits de cette «sagesse », de cette «justice », de cette «sainteté », de cette «rédemption » enfin, dont ils se glorifiaient, mais «dans le Seigneur. » (£ Cor, 30, 31). Les croyants comprenaient le sens de la réconciliation, parce qu'en Christ ils S'étaient sentis réconciliés. La vie, dans l'acception spécifiquement chrétienne de ce terme, ils l'avaient saisie dans le Seigneur ; aussi l’apôtre pouvaitil leur écrire que c'était là véritablement le don que Dieu opposait au «salaire du péché. » (Rom., 6, 23), sans crainte dé parler dans le désert.
C’est ainsi que tous les éléments constitutifs du salut, exposés au préalable par la prédication, devaient nécessairement se faire admettre et s'imposer à la conscience des hommes.
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