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Elle fonde /« dépendance des sexes lun de l’autre. « La femme ne va point sans l’homme. ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur. » 1 Cor. 44, 414.
Elle inspire la véritable affection. « Saluez Amplias, qui m'est cher. dans le Seigneur. » Rom... 16, 8.
Elle fait aimer l’hospitalité. «Je vous recommande Phébé, notre sœur, qui est diaconesse de l’église de Cenchrées, afin que vous la receviez, dans le Seigneur. d’une manière digne des saints... » Rom., 16, À, 2.
Celui qui est « dans le Seigneur » (Rom., 16, 414), qui s'est attaché à Christ (Rom., 19, 7), se distingue dans l’œuvre qu'il est appelé à faire. « Saluez Apelle. qui à fait ses preuves dans le Christ. » Rom., 16, 10.
Les chrétiens sont des «élus dans le Seigneur » (Rom. 16, 13). Is envisagent la mort sans aucune crainte. On peut dire d'eux qu'ils se sont <endormis dans le Christ.»
AP Cor.; 10.18).
Cette communion ennoblit tout. Nous la trouvons exprimée jusque dans les salutations épistolaires. «Je vous salue dans le Seigneur, moi Tertius, qui éeris cette lettre. » Rom 16,22 /cf.1;Cor., 16, 19:
De tous les textes que nous venons de voir il ressort que l’apôtre Paul fut, dans la toute la force du terme, l'homme de l'expérience chrétienne. Il n'a rien affirmé
qu'il n’eût d’abord expérimenté lui-même. C'est pourquoi,
«pour nous diriger dans les décisions que nous devons prendre à l’égard de Jésus-Christ, nous ne saurions trouver un meilleur pédagogue que cet apôtre : toutes ses doctrines sont en rapport avec des expériences profondes qu'il ra-
: conte d’une manière précise. Il y à loujours quelque
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chose de solide sous ses expressions l». « La théologie de Paul a ses racines dans le fait même de sa conversion, On peut dire que chaeune de ses idées à été un fait dexpérience intime, un sentiment, avant d’être formulée par l'intelligence. Il ne faut pas se laisser tromper par les apparences ou par les formes scolastiques qu’affecte la pensée de l’apôtre : au fond, rien de moins abstrait, de moins formaliste que celte pensée. La déduction n’en est pas le procédé le plus intime... On ne peut rien trouver de plus vivant, de plus nourri. C’est que, à la bien prendre, elle n'est que la traduetion immédiate de ses expériences, la sève même de sa vie religieuse et morale qui, du fond de son âme, montant dans la sphère de l'esprit. achève de S'y épanouir sous la forme de Flidée. Voilà pourquoi les mes pieuses ont Iu et Hront toujours avec profit ces lettres d’une apparence si rude. Celui qui n'a point, en quelque mesure, éprouvé le changement intérieur qui à transformé Saul de Tarse, ne comprendra jamais bien ses écrits : il V aura toujours en eux un dernier fond obseur qu'il ne pourra pénétrer. ? »
Nous ajouterons que Paul est absolument incompréhensible pour quiconque, cherchant à connaitre sa pensée, ne se place pas dans les conditions où il s’est placé lui-même et qu'il a nettement formulées en ces mots : 7 Xotot® ‘hjcor. Voilà le flambeau qui éclairera toute cette théologie, dont aucun «dernier fond » ne demeurera «obseur ». |
! Ernest Martin, Commentaire sur Rom. (Cours inédit). Du même auteur: «La valeur actuelle du N.T. » (chap. intitulé : La foi dans ses expériences constitutives).
? Aug. Sabatier, L'apôtre Paul, 3e 64... page 294.