NUS À NE
mènes de télégonie aux phénomènes d'intoxication éclamptique que l’on tend maintenant à considérer comme une infection transmissible du fœtus à la mère par voie utéro-placentaire.
Rappelons à ce sujet l’intéressante réaction du sang dite réaction d’Abderhalden. Elle est très délicate el trüp récente pour avoir encore donné des résultats concluants ; il nous paraît cependant intéressant d’en donner le principe : elle est basée sur les variations de propriétés des humeurs de l’organisme sous l'influence de causes déterminées. C'est ainsi que l'introduction dans le sang d’éléments anormaux à un état moléculaire impropre à leur assimilation par les cellules de l’organisme ou à leur élimination par le rein, provoquerait l'apparition de ferments digestifs spéciaux capables de les transformer. Le milieu humoral s’adapterait continuellement à ce rôle pour tous les éléments étrangers, qu'ils proviennent d’un organisme différent ou de l'organisme lui-même. Chez la femme enceinte, par exemple, l'apparition dans le sang d'éléments étrangers tels que les cellules choriales ou des albumines spéciales, auraient comme contre-partie la production de ferments capables de transformer ces éléments en peptones, en albumose ou en acides aminés. À chaque variété d’albumine correspondrait un ferment spécial. Leur origine est discutée : Abderhalden fait provenir ces ferments du foie ; d’autres auteurs les regardent comme d’origine leucocytaire. En tous cas, ils diffèrent des anticorps connus