‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfans (volume 2)Chapitre 12 sur 73 · PROPOSITION XXI · texte numérisé non relu

PROPOSITION XXI

Malgré l’ardeur du tempérament, la violence des désirs, la parfaite organisation et la puissante activité des parties génitales, l'action de celles-ci peut se trouver momentanément suspendue ou intervertie par une excitation cérébrale très-pive, une contention esprit très- forte, ou une méditation très-profonde. |

NOTA. Cette proposition rentre dans l'esprit des SS X et XVI, 4e ).

FROPOSITION XXV.

Les veilles excessives, les études soutenues, l’érotomanie, en épuisant les forces en général et en concentrant.dans le cerveau l’activité nerveuse, privent les organes génitaux de la somme de vitalité dont ils ont besoin pour exécuter leurs fonctions, et produisent ainsi l’anaphrodisie.

Les études et les veilles excessives (1), l’exercice immodéré, le travail opiniätre, la méditation profonde, imprimant à l’économie une

constriction permanente, affaiblissent les sys-

(1) « J'ai eu l'occasion, dit le docteur Fournier ( art. cas rares, du Nouv. Dict. des Scien. méd.), d'observer une diapédèse périodique qui se manifesta chez un homme d'état, âgé de 45 ans, à la suite de grands chagrins, de travaux prolongés du cabinet pendant plusieurs années. Ce magistrat était d’une taille ordinaire ; il avait les cheveux blonds, le teint coloré, la peau blanche et fine il était d’un tempérament sanguin; et d'un caractère impétueux. À la suite de quelques veilles causées par un travail important, et dans un moment où le sujet éprouvait des affections de l’âme très-pénibles , il se livra avec indiscrétion aux plaisirs de l'amour pendant une partie de la nuit; le lendemain, je le trouvai dans une grande agitation fébrile, ayant de vives douleurs aux cuisses et aux jambes, aux aines, au pubis, et particulièrement à la verge. Toutes les parties que je viens de nommer étaient inondées de sang ;

il coulait avec abondance des pores du gland. »

(44) tèmes, et les privent de leur énergie vitale, si nécessaire à la copulation. En effet, on voit peu de gens de lettres jouir d’une parfaite santé, parce que lapplication exige une vie sédentaire contraire au régime hygiénique, et susceptible de produire des maladies nerveuses incurables. Une tension d'esprit continuelle au moral, et un mouvement sans intermission au physique, sont tous les deux nuisibles à la santé, et principalement à l'exécution des exercices amoureux, tant ilest vrai, comme nous l’avons déjà observé, que l'influence de l’âme sur le corpsest toujours directe, et que par conséquent la gaîté, la joie et les autres passions excitantes accélèrent la circulation et stimulent les sécrétions, tandis que la tristesse, les études, les veilles excessives, le travail opiniâtre et la méditation profonde, suspendent ces mêmes secrétions , en troublant les fonctions de l’abdomen suivant le degré de sensibilité personnelle.

Tissot, dans son excellent 7 raité des Maladies des gens de lettres, ne laissant rien à désirer sur les funestes effets d’une application trop long-temps soutenue , nous y renvoyons le lecteur , en nous renfermant dans le cercle que

(4) nous nous sommes tracé, dont les rayons doisent nous ramener au centre, à l’anaphrodisie.

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