‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfans (volume 2)Chapitre 11 sur 73 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

De l’Anaphrodisie produite par des exces.

« L’Éconoure animale, dit Buchan (1), c’està-dire cet ordre, cet ensemble des mouvemens et des fonctions qui entretiennent la vie, est soumise à des lois auxquelles toute infraction est une cause de maladie. L'homme le mieux constitué ne fait pas en vain des excès, ne se livre pas en vain à des travaux, à des fatigues, à

(x) Médecine domestique , tome IV, p. 512.

(hi)

des plaisirs au-dessus des forces qu'il a reçues de la nature; il est bientôt puni de ses écarts, et la peine est toujours en raison de son imprudence. »

La première punition causée par des excès est une espèce de courbature, dans laquelle le système nerveux joue le principal rôle. Elle attaque fréquemment les jeunes suppôts du trône de Vénus, particulièrement ceux qui sont doués de passions vives, d’une imagination ardente, ceux livrés à des travaux pénibles ou forcés , à des exercices immodérés, enfin les libertins, et ceux d’une constitution sèche et bilieuse, qui sont irrascibles et d’une susceptibilité nerveuse très-excitable.

Parmi les excès qui deviennent causes de l’anaphrodisie, ceux plus capables de la produire sont : |

1° Les études et les veilles excessives , l’exercice immodéré , le travail opiniâtre , la méditation profonde. |

2° L’abstinence, la continence, l’abus des alimens échauffans, du vin, des liqueurs spiritueuses , et le changement de régime.

3° Les passions, principalement l’érotomanie,

quoique souvent causée par des besoins physiques , les peines d'esprit, l’abstraction, la préoccupation , etc.

4° L'abus des plaisirs de l'amour, le libertinage , la masturbation ou le clitorisme, qui produisent faiblesse séminale où écoulement sans érection ; enfin les maladies aïgues.

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