CHAPITRE VII
Tour ce qui précède sert à prouver, selon:
Venette , que c’est à la femme de recevoir les impressions de l’homme pour devenir féconde ; au lieu qu'’ilfaut des machines à l’homme pourlefaire agir, et peu de choses pour l’en empêcher. Sison imagination est blessée par lesdésordresindécens de la femme, st elle est émue par sa beauté, ou dégoûtée par sa laïideur, ses parties amoureuses lui refusent l’obéissance qu’elles lui doivent. Si un homme aime avec trop de passion, si la pudeur ou la timidité ne peuvent souffrir les amorces de l’amour, si les courtisanes ont épuisé ses forces, dira-t-on avec l’empereur Néron, que l’aiguillette a été nouée ?
Je reçus , après quelques jours de traitement, une lettre de M. R**, enchanté du miracle pré-
(agi)
tendu opéré en sa faveur. Il m'annoncait, comme un prodige, qu’enfin il avait rompu la barrière et pénétré dans la lice du plaisir. Il me confiait qu'il parcourait aisément cette arène lorsqu'il n'y était pas préparé par son imagination, et qu'il y était toujours reçu en vainqueur toutes les fois qu’il se livrait inopinément aux embrassemens amoureux.
« Voulez-vous rompre toutes sortes de charmes en amour? Soyez sobre , modérez vos pas-
sions, et ne soyez ni trop lent, ni trop ardent en amour (1). »