‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfans (volume 2)Chapitre 43 sur 73 · LXIV · texte numérisé non relu

LXIV

Cause. — Sentimens exaltés ( Percepta ).

Lorsque le délire d’une imagination fougueuse ou l'exaltation d’un sentiment vif et profond donne lieu à l’anaphrodisie, en concentrant dans le cerveau l’activité nerveuse, il faut alors tempérer cette disposition morale et cette vicieuse direction des forces par un exercice soutenu, et porté même jusqu'à la fatigue.

Remèpes. — Sous-toniques, exercice, etc.

Il est bon de tempérer l'imagination hbouillante et l’exaltation de la sensibilité chez les individus dont les passions sont trop vives, par un régime capable de détruire la congestion cérébrale, et de réprimer la susceptibilité organique des tissus érectiles de tout le système, qui

( 209 ) provoque trop précipitamment un écoulement imparfait par le sperme des vaisseaux spermatiques versant trop tôt la semence dans l’urètre, les corps caverneux n'étant pas encore stimulés par l’affluence du sang, et la verge n’ayant pas eu le temps, par cela même, d'entrer en érection. Dans cet état de sur-excitation , nousavons modéré la folle ardeur de valeureux adolescens, non pas avec les plantes susceptibles de troubler les fonctions digestives, telles que le nymphœa, l’agnus-castus, etc., mais par des tempérans innocens, tels que l'eau de laitue, le petit-lait, le laitage, l'acide muriatique oxigéné , lorsqu'il existait orgasme des sucs gastriques

dépravés.

Causr. — Contention d'esprit ( Percepta ).

Dans tous les cas, enfin, où l’anaphrodisie peut être causée accidentellement par un sentiment moral ou une contention un peu forte de l’esprit, on sent que la disparition de l’affection est encore essentiellement liée à l’éloignement de la cause. |

Remèpes. — Repos de l'imagination. M. de R*, dont j'ai donné l’histoire, ayant Tome IL. 14

(2404) échoué dans les premières luttes amoureuses qu’il eut à soutenir avec sa belle épouse , ne pouvait se rendre compte de cette fatalité, et cependant, ainsi que nous l’avons démontré, la raison en était toute simple. Le temps a prouvé à cet époux, d’abord inconsolable, qu'en modérant ses désirs, qu'en ne doutant plus de ses forces, qu’en n'occupant pas exclusivement sa pensée du même objet, il devait rencontrer les difficultés applanies à son approche, et c'est ce qui Jui arriva, et le mit au comble de ses désirs.

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