ORDRE IT
Vices de conformation de l'appareil génital.
Parmi les vices de conformation de l'appareil génital qui contrarient la copulation, on remarque.
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Chez l’homme.
1° Phimosis naturel ou accidentel.
2° Imperforation du gland , et par suite l’hypospadias. |
5° Longueur excessive du prépuce.
(Nota. Les Turcs, les Arabes, et les autres peuples de l'Asie, auraient le prépuce trop long, et par cela même seraient inhabiles à la génération, sans l'opération de la circoncision qui est une coutume nécessaire parmieux. On opère fréquemment cette section du prépuce) (1).
(1) On pratique chez ces mêmes peuples une autre opération, qu'on appelle inftbulation, et qui est entièrement opposée à la circoncision. « Pour opérer le bouclement des enfans mâles, on tire, dit Celse, le prépuce en dehors, et l’on marque des deux côtés, avec de l'encre, les endroits que l’on veut percer; on traverse la peau d’une aiguille enfilée, et , attachant ensuite les deux bouts du fil ensemble, on a soin de le remuer de temps en temps, jusqu’à ce que les cicatrices des trous soient affermies : on retire le fil et on le remplace par une boucle ou un anneau , qui est d'autant meilleur, qu'il est plus léger. » (Dictionnaire de Médecine, article INFIBULATION. )
TouE I. 9
4° Adhérence du prépuce au gland, qui, selon Valentin, rend l'érection douloureuse.
Courbure de la verge, accident qui contrarie la sûreté et la direction de l’éjaculation (1).
(1) « La semence, proprement dite, qui est conservée dans les vésicules séminales, et l'humeur des prostates qui lui sert de véhicule, sont tellement contenues dans leurs conduits, qu’elles ne peuvent s'échapper, en état de santé, sans une forte compression des membranes qui lui sont propres, et sans celle des muscles érecteurs et accélérateurs; ce qui en produit l’éjaculation.
« Une trop grande irritation, en resserrant trop vivement lesfibres.qui font l'office de sphincters aux conduits excrétoires de ces deux liqueurs, empêche leur sortie ou la rend très-douloureuse, comme cela arrive dans les gonorrhées éminemment : inflammatoires ou cordées.
» Moyens curatifs : Emolliens, antiphlogistiques et anti-spasmodiques.
« Un trop grand relächement dilate ces canaux au point de ne pouvoir plus retenir l’une et l’autre liqueur,
et cet événement a lieu à la suite des mêmes chaude-
D TES Ï y a d’autres vices d’éjaculation causés par : * L'obstruction des vaisseaux déférens ou
des vésicules séminales ;
2° L’endurcissement du veru-montanum, qui ferme l'orifice de ces vaisseaux dans l’urètre ;
5° Le resserrement de l’urètre à la suite des gonorrhées virulentes, ou autres maladies de l'appareil génital ;
4° L’engorgement squirrheux excessif de la prostate ; |
5° Le spasme de l’urètre, qui a quelquefois lieu pendant le coït, auquel Sauvages a donné le nom de dispermatismum spasmodicum ;
6° La présence de corps étrangers, ou concrétions dans les vaisseaux éjaculatoires ;
7° L'imperforation du gland, à laquelle pourtant on peut remédier par une seconde incisior ;
8 L’excessive longueur du prépuce, qui contrarie l'émission et la direction de la semence , et oblige à la circoncision.
pisses, et surtout quand on a abusé de saignées, de bains et tisannes émollientes.
« Moyens curatifs : Les martiaux. »
(Mahon, ÉTACULATION (médecine) de l'Encyclopédie par ordre des matières).
1° Excroissance fongueuse le long des corps caverneux. Ces nodus ou ganglions proviennent d’excès de frottement, et opérent sur les nerfs une conétriction spasmodique douloureuse, incommodité qui, comme les dilations spongieuses, cède à l’eau saturée de sulfate d’alumine.
9 Présence d’un corps étranger (tel que les calculs extraits de la fosse naviculaire à un homme de Pithiviers , par M. le professeur Duméril) : de là impossibilité d’une érection complète, et l'émission retardée de la semence (1).
(1) D’après des détails'sur cette opération, qui m'ont été communiqués par le docteur Ganard, médecin à Pithiviers, il paraît que les calculs n’existaient pas dans la fosse naviculaire, comme on l'avait d’abord dit; ils s’étaient formés entre le gland et le prépuce, et cette partie avait été divisée sur la face dorsale de la verge par M. le . professeur Duméril, pour en opérer l'extraction. Le gland était en quelque sorte atrophié et refoulé sur les corps caverneux. Quelques mois après il a repris son volume naturel; mais le prépuce, qui avait été singulièrement distendu par la grande quantité de calculs, formait au-dessus de la verge une espèce de tablier spon-
gieux très-épais qui nuisait peu, il est vrai, à l'érection;
(Cris )
3° Gonflement du veru-montanum.
(/Vota. Un homme déjà âgé s'étant remarié, ne pouvait éjaculer, quoiqu'il entrât en érection. Étant mort d’une maladie aigué, on trouva le veru-montanum durci et gros comme une petite noix. La semence était dans un état de putréfaction : les vaisseaux éjaculatoires étaient remplis de pierres fort dures, grosses comme des pois.) (Zodiac. Gallic., ann. 2. Cas RARES du Vous Dict. des Sciences médicales.)
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1° L'état squirrheux des testicules ;
2° Leur désorganisation par une forte contusion.
5° La suppuration.
4° L’atrophie des vésicules séminales.
9° L'oblitération des conduits déférens et éjaculateurs.
mais génait singulièrement son introduction lors du coït. Un an environ après la première opération, faite par M. Duméril, le docteur Ganard a pratiqué l’ablation complète de cette portion exubérante du prépuce, et
depuis ce particulier s’est marié et a eu des enfans.
Vices de conformation chez la Femme.
1° L'agglutination de la vulve.
> L'imperforation du vagin, un calcul, un polype à son orifice ou dans l'intérieur de sa cavité.
5 La dilatation excessive du vagin, qui empêche la femme de retenir le sperme, regarde seulement l’agénésie. On supplée à cette inconvénient par des bains de siége où les tiges, feuilles et racines de myrte et de grande consoude doivent être employées.
4° Induration de la membrane de l'hymen.
(Nota. Sila membrane de l’hymen, qui défend avec résistance les avenues du palais de l'amour, est dure ou cartilagineuse , il est plus prudent de la rompre d’un coup de bistouri.)
J'ai été consulté dernièrement (mai 1825), et j'ai exploré une fille de vingt-huit ans, à Gaubertin, département du Loiret, n'ayant aucun caractère de nubilité. Elle est devenue rachitique par défaut de menstruation. L'orifice de son vagin était fermé par une membrane si dure et si épaisse,qu'elle poussa des crisaffreux à l’introduction du doigt. Sasanté s’est sensiblemament amé-
(465 ) liorée depuis que j'ai pratiqué l’incision de la membrane, qui a donné jour à des flots d’un
mucus infect. $ VI.
1° Déviation de la matrice, quine s’embouche pas dans le vagin (1).
( Gas de l’agénésie, et non de l’anaphrodisie. }
2° Orifice de la matrice imperforé.
(Nota. La présence de l’hymen, dit M. Marc (page 359 de son Manuel d'autopsie cadavérique médico-légale), n’est pas un signe certain qu’une femme n’a pas conçu. Il y a des exemples de ces femmes si étroites qu'elles ne peuvent recevoir l’homme. Sans citer l'exemple de Cornélia mèrc des Gracques, à qui il fallait inciser la membrane de l’hymen avant d’accou-
(1) « La mauvaise situation de l’orifice interne de la matrice , dit Devaux (p. 57), qui n’est pas quelquefois placé directement, mais en dessous, vers le rectum ou vers les parties latérales, met un obstacle à la génération; car il est aisé de concevoir que l’homme n’y pouvant pas lancer sa semence directement, elle s'écoule au dehros , ou que, si quelque légère portion y est admise, elle est déjà refroidie , n’ÿ étant pas reçue assez promp-
tement, »
( 156 ) cher, j'ai à soumettre au lecteur une observation qui m'est personnelle.
Je fus appelé à Saint-Domingue pour une jeune négresse de M. Dodart, administrateur des domaines aux Gonaïves, laquelle était en travail d’enfantement, elle avait conçu sans la rupture complète de là membrane de l’hymen.
Surprise en flagrant délit au moment de l’émission séminale du nègre, cet homme n'était parvenu qu’à l'extérieur de la vulve. Il ne la toucha pas Qu cette époque, où elle fut surveillée, parce qu en raison de sa stature distinguée, on la destinait à quelque Européen pour en faire sa maîtresse. Un simple débridement au moyen d’une légère incision, une saignée et un bain de siège , facilitèrent l'accouchement, qui fut trèsheureux, quoique le travail, infructueux avant l'opération , ait été très-long et très-douloureux.
3 T'ubercules efistans au museau de tanche utérin.
4° Hystérocèle. Cette tumeur herniaire , causéc par le déplacement de la matrice, met dans l’une et l’autre affection un obstacle aux embrassemens amoureux.
5° Déchirement de la JOnAS Le déchirement de la fourchette et du périnée, et la régénération excessive de ces parties, obstruent éga.
| (CE) | lement le vagin de manière à s'opposer à la copulation et à rendre le coït douloureux. Les ulcères vénériens produisent le même vice de conformation au conduit de la pudeur.
6° Matrice bilobée.
« M. Le professeur Dupuytren (art. cas RARES du Nouv. Dict. des Sciences médicales) à rencontré, dans des recherches anatomiques , une femme de trente-huit ans, qui présentait le phénoméne d’une matrice bilobée. Le museau de tanche, au lieu d’être divisé en deux lèvres, et fendu transversalement, était formé de quatre tubercules sensibles au toucher et séparés par deux fentes, l’une transversale et l’autre perpendiculaire à celui-ci. Le doigt, insinué dans leur intervalle , les écartait facilement ; mais il rencontrait bientôt sur la ligne médiane un obstacle qui le forçait à se porter sur les côtés, où il trouvait une ouverture à droite comme à gauche. Le col de la matrice, simple inférieurement, se séparait supérieurement en deux parties divergentes ; deux corps arrondis et du volume d’une matrice ordinaire, surmontaient chacun de ces cols, et tenaient lieu d’une matrice bien conformée ; à chacun d’eux étaient liés un ovaire , une trompe, un ligament large et un ligament rond seulement. Chacun d’eux rece-
( 138 ) vait la moitié des vaisseaux et des nerfs que recoit ordinairement la matrice. » On croit que
ce phénomène ne peut donner lieu à la superfétation (1).
(1) « M. Littre, en disséquant une petite fille morte à l’âge de deux mois, trouva qu’elle avait le vagin partagé par une cloïson charnue, perpendiculaire, en deux cloisons égales : chacune de ces cavités aboutissait à une matrice particulière. M. Littre présume que si cette fille avait vécu et qu’elle eût été mariée, elle aurait pu concevoir en différentes approches, tantôt par l’une des parties de la matrice et tantôt par l’autre, selon que la semence de l’homme aurait été portée à l’une ou l’autre de ces parties. » (Mémoires de l'A cadémie royale des Sciences, ann. 1705.)
«On trouve aussi dans le Journal de Médecine (mois d'avril 1757) une observation qui constate encore la possibilité de deux matrices dans un même sujet. Une femme, qui mourut à Paris, âgée de trente-deux ans, avait deux matrices placées de façon que la première, et celle qui en même temps méritait le nom de matrice, avait servi à la conception de plusieurs enfans, qui étaient tous nés à terme et parfaitement conformés ; mais fa mère, après avoir mis ces enfans au monde, concut
un fœtus dans la seconde matrice, qui ne put se prêter
1° Oblüération des trompes de Fallope. (Astruc, Maladies des femmes, t. IV, p. 45 et 46.) 1° État squirrheux, sarcomateux des ovaires (it 5° Obliüération des vaisseaux sanguins qui les arrosent.
aux mouvemens et à l’accroissement du petit être qu’elle contenait. Elle se rompit, et causa la mort de la mère et de l'enfant. » ( Transact. philos., ann. 1669. — De l'Homme et de la Femme, t. IL, p. 217.)
(1) L'ovaire sécrète-t-il une liqueur dont le mélange avec la semence du mâle produit le nouvel être? ou bien s’en détache-t-il » au moment de la conception, un œuf que le sperme vivifie? Quelque parti que l’on prenne dans cette discussion, on sera forcé de convenir que l’ovaire prépare une matière essentielle à la génération, puisque son ablation rend les femelles infécondes. (Richerand, ÂVouv. Élémens de Physiologie, t. IT, pag. 356.)