‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 57 sur 90 · TomE I · texte numérisé non relu

TomE I

(oué )

« La nymphomanie (LXXX., 5, Pinel) annonce une irritation des parties nerveuses de la génération , qui est pour les femmes ce que le satyriase est pour les hommes. Elle à trois périodes :

« Dans la première, imagination sans cesse obsédée par des objets lascifs et obscènes ; tristesse, inquiétude, taciturnité, recherche de la solitude , perte du sommeil et de l'appétit, combat intérieur entre des sentimens de pudeur et l'impulsion des désirs effrénés, etc.

« Dans la deuxième, sorte d'abandon à ses penchans volupteux ; plus de combat pour les réprimer ; oubli de toutes les règles de la pudeur et de la bienséance; regards, propos agaçans ; sollicitations, instances à l'approche du premier venu; gestes pleins d’indécence , efforts pour se jeter dans ses bras ; menaces, emportement, si l’homme résiste ou s’il veut se défendre.

« Dans la troisième , aliénation d'esprit complète, obscénité dégoûtante, espèce de fureur aveugle, désir de frapper et de déchirer, chaleur brûlante sans fièvre ; enfin, tous les sympiômes divers d’un état maniaque violent (1). »

(x) Voyez le Traité de la Nymphomanie, par le

docteur Bienvile. Dans le premier et le troisième degré

Üne nymphomane, ayant épousé un homme blond, de moyenne stature, de faible complexion et presque anaphrodite, appelait sa couche nuptiale un lt de repos. (

Anaphrodisie par défaut d'action.

2° Le défaut d'action de la matrice s'oppose à la conception, mais souvent n’éteint pas les désirs ; par conséquent cet état n’est pas celui de l’anaphrodisie constitutionnelle, mais bien de l’accidentelle.

Que l'obésité, en engourdissant le système nerveux , empêche sa réaction, le frappe d'’inertie, comme dans la polysarcie adipeuse , cette disposition devient contraire au mécanisme de la fécondation , et ne peut causer aucunement

de cette affreuse maladie, il ÿ à lieu à l'impuissance : 10 par l'influence des passions débilitantes, telles que la inistesse, l'inquiétude, la taciturnité, la recherche de la solitude, le combat d’une pudeur alarmée , qui transportent le sang vers le cerveau et en privent les organes sexuels; 90 parce que les malades qui éprouvent le troisième degré de la nymphomanie ont une aliénation mentale complète, deviennent furieux , et ont tous les.

À ; k 4 j symptômes d’un état maniaque violent.

(164) l'anaphrodisie, mais frappe l'individu d’agénésie.

Des routes de l’amour l’'embonpoint inutile

Aux germes créateurs offre un champ moins fertile. (Deuuze, Géorgiques, liv. HET)

3° La paralysie de Putérus, suite de pertes laiteuses, qui rend les individus insensibles au plaisir etinhabiles à la génération.

On voit aussi, par l'exemple des filles prostituées, que l'abus du coit rend infécond en neutralisant, pour ainsi dire, la sensibilité exquise dela matrice.

4 Torpeur de l'utérus des jeunes filles en état de chlorose.

Les femmes mal réglées conçoivent dificilement, l'utérus remplissant mal ses fonctions lorsqu'il est continuellement en spasme.

5°. Règlesimmodérées. Ainsi que l’absence des règles, leur flux immodéré , les hémorragies utérines rendent les femmes stériles (1); et doivent

(1) Et si mulier.multos menses demittit , sterilis Jit. (Hip, de Sterilitate, sect. IV.) Cependant, le vomissement de sang peut rendre habiles à concevoir des femmes auparavant stériles, (E xtrait des Prénotions , liv. IL, Maladies des femmes.

f 265 ) même les faire considérer comme anaphrodites accidentellement.

Toute évacuation excessive , les ménorrhagies, les leucorrhées, les ulcères, en relâchant et abreuvant les parois spongieuses et avides de la matrice, entraînent l'embryon, quand bien même elles n'auraient pas détruit la vertu prolifique de la matrice.

6° Le défaut de développement de la matrice et l'absence du poil, à un âge compétent, paraissent être aussi une cause de stérilité (1).

(1) Proposition XLIe. Quoique le pénis ne doive point aux poils dont'il est recouvert à son origine la faculté d'entrer en érection, cependant, comme le développement et la richesse du système pileux, en général, est un des caractères de la force et de la vigueur, il est juste de convenir que l'absence de la barbe au menton, et celle des poils aux parties génitales , doivent être de fortes preuves de la faiblesse de ces parties, et de leur inaptitude à remplir les fonctions auxquelles la nature les avait destinées.

Morgagni, et d’autres auteurs, ont assuré que les hommes privés du système pileux ne pouvaient entrer en érection. (Morgagni, de Morb., Épist. anat. med. XLVT; art. NT, p. 532.)

Sterilitatem mulieris attestantur..….. pil in pube cœterisque locis consuetis null, aut rarti et pauci. (Hipp. de Siéril.)

J'ai donné des soins, à Gaubertin, département du Loiret, à une fille âgée de vingt-huit ans, chez laquelle les organes générateurs n'étaient pas développés, et qui n'était pas encore réglée. Son pénil était imberbe, et la membrane de l’hymen non perforée. Elle était dans un état de chlorose rachitique et d’atrophie mésentérique, accompagné d’engorgemens articulaires.

Une des influences de la castration chez les hommes, c’est que « ceux qui sont faits eunuques dans l'enfance sont privés de barbe et de poils aux parties génitales , ét n’ont point la voix sonore et mâle , qui est l’apanage de l'homme; mais quand il y a ablation des organes qui sécrètent la semence à une époque postérieure et plus ou moins éloignée de l’âge de la puberté, la barbe et les poils du pubis n’en souffrent point d’altération. » (Arorécre du Nouv. Dict. des Science, médicales.)

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