‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 65 sur 90 · MR · texte numérisé non relu

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Vous voulez le retenir? il n’est plus temps: plus beau qu'il n’a jamais été, il agite doucement ses ailes, et cherche à se dégager. Il n’a point épuisé tout son amour, il vole avec empressement vers une autre fleur pour lui faire partager ses plaisirs. Mais ne craignez pas d’être méprisée, il est inconstant , maisilest bon. Peut-être va-t-il venir renouer ses engagemens ; ne vous refusez pas à de nouvelles caresses ; il est aussi facile à rebuter qu'il est inconstant.

Le tempérament nerveux se dctaee par une peau blafarde , par une maigreur et une sécheresse générale; un pouls vifs et fréquent ; des sensations rapides et fugaces; des mouvemens prompts et peu durables, un jugement peu sûr; une imagination facile et brillante, et une mémoire ingrate. Des fluides en petite quantité, des nerfs ayant une prédominance de volume et d'action sur toutes les autres parties. Ce tempérament est commun aux femmes et aux enfans.

Le tempérament musculaire où athlétique se reconnaît au volume considérable du tronc et des membres dont les formes sont durement exprimées ; petitesse de la tête, grosseur du cou, résistance des chairs, abondance des poils, pouls fort et plein, actions corporelles tran-

(La2Se) quilles, mais puissantes ; esprit peu développé, lent à concevoir, et lent à se déterminer : muscles et os fortement constitués, apophyses saillantes.

Le tempérament bilieux est remarquable par une peau brune, des cheveux noirs , un embonpoint médiocre, une dureté de formes, et une grande vivacité de mouvemens, un caractère ardent et opiniâtre, un esprit susceptible d’une forte application, des passions violentes , etc. On trouve cette espèce principalement. parmi les hommes de cabinet.

« Les hommes de ce tempérament sont les plus amoureux ; toutes leurs passions sont fortes et vives, parce qu'ils n’ont pas la gaîté et l’en- Jouement des personnes sanguines. Leur colère, dit M. Clerc, est celle d’Achille, leur haine celle de Coriolan ; leur amour tient de la manie, et cette passion, à laquelle un tempérament presqu'inépuisable les porte sans cesse, devient pour eux une affaire capitale. L'homme bilieux veut être aimé seul, parce que, différent de l’homme sanguin, il aime, sinon avec constance , du moins avec une passion extraordinaire , et qu’il est le plus vigoureux des hommes. Îl conserve long-temps cette force supérieure ; il n’attend même pas qu’elle soit épui-

(tzêe) sée pour devenir jaloux, injuste et cruel. »

(tomel”, p. 29 de l’Aomme et de la Femme, P:M.sde Li...)

Les hommes d’un tempérament bilieux ne sont pas constitués de manière à pouvoir garder le célibat qui peut, au contraire , leur devenir funeste. |

Le tempérament mélancolique est l’exagération du précédent. Il dégénére en maladie ; alors le corps devient maigre et pâle , la physionomie sombre et triste, les yeux caves, le teint pâle et jaune; les digestions difficiles, le caractère soupconneux , etc.

On pourrait admettre d’autres tempéramens dépendans de l'influence du cerveau , du cœur, du poumon, des parties sexuelles , mais cette nomenclature n'est pas reçue.

Les femmes, quoique d’un tempérament généralement plus ardent que celui des hommes (1), sont sujettes aux névroses de la géné-

(1) « Les individus qui souffrent de la dartre furfuracée , dit le docteur Alibert, ont un appétit dévorant, et des forces digestives très - puissantes; ils sont robustes,.et, exercent énergiquement le coït, etc. » (not Dartre du nouveau Diction. des Sciences méd.,

4 Nous: avons rencontré plusieurs fois de ces exemples CRE

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ration, par la faiblesse de leur constitution qui les assujétit aux influences des intempéries , et parce que leur appareil est plus compliqué.

Elles reçoivent et donnent dans l’acte vénérien.

Chäque tempérament peut produire l’anaphrodisie ; le pituiteux par froideur : le mélancolique par préoccupation ; le bilieux par excès dé désirs ; le sanguin par la résistance.

# Les femmes, dit Devaux, sont plus lasci-ves que les hommes, parce que chez les der:

niers l'esprit étant plus fort, la raison vient au secours des passions. Aussi les femmes sontelles presque toujours demanderesses en divorce, mais le plus souvent par libertinage. »

« Il faut conclure de cés preuves, continue Devaux (1), que la passion amoureuse étant beaucoup plus véhémente chez les femmes que chez les hommes, quand elles ont une fois $ecoué la honte et le respect humain, toutes les

parmr dès femmes ou filles afligées du vice scrophuleux, ou de dartres pustuleuses du front, signé d’un tempérament lascif, par suite d’une continence sévère, et plusieurs d'elles éprouver des syncopes à la vue d'hommes fuyant leur constitution dégoûtante.

(1) Ouvrage cité, page 454.

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