‹ De l'impuissance et de la stérilité, ou recherches sur l'anaphrodisie distinguée de l'agénésie. Ouvrage destiné aux personnes mariées qui ne peuvent avoir d'enfansChapitre 64 sur 90 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Du Coit.

Mécanisme du Coit, observations préliminaires sur les deux sexes.

M. Fournier donne une peinture si fidèle des besoins des deux sexes, au mot coiït du Nouv. Dict. des Scienc. Médic. , que je ne puis mieux faire qu'en empruntant ici son élégante description. |

« Le coit, dit-il, du latin coitus, formé de coea, aller ensemble, est une union amoureuse de deux individus de la même espèce, et de sexe différent, en vertu de laquelle l’homme, et la plupart des animaux qui jouissent du sentiment de la locomotion, se reproduisent.

« Le coït est un acte naturel que provoque un certain orgasme de nos sens, une sorte d'ivresse de notre imagination : c’est un besoin impérieux, irrésistible , que la nature impose à

| ( 202 }) chaque individu, afin d'assurer la propagation de son espèce. »

« L'appétit du coit donne aux animaux, lorsqu'ils éprouvent la nécessité de le satisfaire, une nouvelle intelligence bien supérieure à celle qui leur est départie dans d’autres temps; il développe, agrandit la sphère de leur instinct; et le plus stupide s'élève alors, par son ascendant , à la dignité du plus parfait. C'est ce pouvoir, c’est ce mode universel d'action sur tous les êtres, qui firent concevoir à l'immortel Buffon l’ingénieuse idée de placer le coït au nombre des sens (1); et si l’usage antique prévaut encore sur l'opinion de ce grand homme, cette opinion n’en est pas Moins consacrée par l’assentiment universel. Le coit n'est plus une modification du toucher; c’est un sens indépendant de tous les autres, et c’est peut-être le plus parfait. Lorsque ee besoin vient embraser les animaux, l’ardeur qui les consume change, ennoblit leurs mœurs et leurs actions. Les petits oiseaux ne gazouillent plus, ils chantent l'amour ! Le rossignol, jusqu'alors silencieux , fait éclater les plus mélodieux concerts ; l'écho

(1) Hippocrate appelle la matrice £wo &v Éwo

animal dans un autre.

( 203 ) répète les mugissemens convulsifs du taureau superbe ; le noble coursier bondit dans la plaine, et ses hennissemens rallient autour de lui ses cavales amoureuses. Les forêts retentissent du rugissement effrayant des animaux féroces; et, dans l’obscurité silencieuse des nuits, le chat lascif gémit; ses miaulemens plaintifs et douloureux pénètrent jusqu’au fond de nos cœurs, et nous font oublier la perfidie de cet hôte insidieux! Les mâles, dans beaucoup d'espèces, deviennent entreprenans, intrépides, jaloux jusqu’à la férocité. Plusieurs , dans l’impossibilité de se satisfaire, refusent la nourriture , languissent et meurent. Les femelles recherchent, invitent elles-mêmes les mâles (1), et dociles à

(1) « Quand les deux sexes désirent également le moment heureux qui doit les couronner, le plaisir s’offre sous les couleurs les plus belles; c’est une rose qui se colore peu à peu, et qui s’'épanouit à la volupté. »

(M. de L...., de l’homme et de la femme, etc. t. T, pag. 200.) ;

Dans ces momens délicieux Cupidon lui-même balance Pour décider lequel vaut mieux Ou du parler ou du silence.

( Lettres à Emilie. )

On prétend, dit le Docteur Virey, que les mâles ont

leurs moindres désirs , elles favorisent des plaisirs qu’elles sont avides de partager. Chez l’homme civilisé, les choses ne se passent point tout-à-fait de la même manière, quant aux formes, bien qu’elles tendent et arrivent à la même fin. Plus il éprouve de désirs, plus l'amant est timide : il sollicite, en tremblant . des faveurs d'autant plus chères, qu’elles sont plus attendues, plus désirées !... (1). »

« Les parties de la génération destinées à servir d’instrument au coït sont douées d’une sensibilité exquise, et d’une extrême contractilité. Cette sensibilité est la source inépuisable des voluptés qui se goûtent pendant l'union des deux sexes. Chez le mâle, la sensihilité sera d'autant plus exaltée, qu'une plus

plus de volupté que les femelles. Le mâle ordinairèment cherche et sollicite; la femelle attend et cède. Cette combinaison était nécessaire, parce que le mâle ne peut agir que par momens, et en certain temps; mais si la femelle, qui est presque toujours en état d'agir, eût sollicité le mâle, celui-ci eût bientôt été ruiné, accablé.

(1) Cet état d'attente est quelquefois préjudiciable au succès du coït, chez les individus doués d’une ima-

gination ardente.

ti

grande quantité de liqueur spermatique (1) aura été pendant long-temps élaborée dans les vésicules séminales ; c’est un stimulant qui provoque à l’acte vénérien, c’est un mal, une pléthore que cet acte guérit infailliblement. La contractilité des parties génitales favorise leur aptitude à exercer le coït et à opérer la génération. Ainsi, l’impérieuse nécessité, les plus puissans, les plus doux attraits se réunissent pour porter au coiït les animaux qui se reproduisent par l'accouplement. »

« L'acte du coït est terminé par l’éjaculation

(r) Aristote appelle la liqueur séminale l'excrément du dernier aliment, quialafaculté de produire des corps semblables à qui l'a produit. Pythagore dit que c’est la fleur du sangle plus pur; Platon, un écoulement une effusion de la moëlle spinale; Épicure une portion de lâme et du corps; Alcmæon , une portion du cerveau , et M. Le Camus, l'assemblage d’une infinité de petits cerveaux.

«Si un homme (M. de L..…, t. IL, p. 367) use inté- rieurement d'un peu de térébenthine, sa postérité présente est anéantie ; le spectacle d’une destruction générale s'offre à celui qui, armé du microscope, considère le fluide séminal. Il y a plus; une goutte d’eau de pluie, jetée sur ce fluide , a produit le même effet. » ( Foy.

Transactions philosophiques, ann. 1678, n° 142.

| ( 206 ) de la liqueur spermatique chez le mâle, et par celle d’un fluide muqueux que recèlent les glandes et les vaisseaux lymphatiques des parties internes de la génération des femelles. »

Les artères spermatiques, qui fournissent aux organes qui la perfectionnent, la liqueur

. séminale, conduisent, chez la femme, le sang qui doit protéger la fonction des ovaires.

Le tissu cellulaire, le tissu caverneux de la verge et du mamelon, éprouvent une expansion active et passagère, provoquée par l'appétit vénérien , l’hystérie , les frictions, etc, ; la sensibilité organique annonce, et la contractilité organique fait absorber par la vessie et la matrice, les liqueurs qui y sont portées ou lancées.

Mécanisme de l'érection du Pénis.

« Lorsqu'une irritation chimique , mécanique ou mentale, dit M. Richerand, s’est établie sur les organes génitaux de l’homme, les influences nerveuses se dirigent alors vers ce système (1),le sang y afflue de toutes parts, et

(1) Page 21 de la Thèse du docteur Mestivier sur la . Stérilité.

| PA07 ) détermine par son abondance dans les corps caverneux de la verge, et dans les mailles du tissu spongieux de l’urètre , une tension spasmodique qu'on nomme érection, action indispensable pour l'exécution d’un coiït parfait. »

Chez la femme, le clitoris devient l’instrument de la volupté,

NOTE Ardens rigidæ tintigine vulvæ.

( Juvéwaz, Sat. VE, v. 128.)

lorsqu’à la suite de frottemens répétés sur les lèvres et les caroncules, les sensations y arrivent, et le font roidir. Alors l’orifice de l'utérus échauffé se contracte, et s’avance pour recevoir la semence de l’homme que la femme doit retenir.

Mécanisme de l Ejaculation.

« L’éjaculation de la semence, dit Fodéré, est une action très-compliquée, et qui exige beaucoup plus d’agens que l’érection.

Cette action est prête à se faire quandles corps caverneux du pénis, et le tissu cellulaire de l’urètre et du gland, qui lui est continu, se trouvant gorgés et distendus par une abondante

quantité d'un sang bien pourvu de chaleur, les houppes nerveuses sont parfaitement développées, et reçoivent dans le coït naturel une excitation d’an genre particulier qu’on a nommé volupté. Gette excitation allant toujours en croissant, se propage aux vésicules séminales , et aux muscles élévateurs de l'anus, qui pressent ces réservoirs contre la vessie urinaire, qui se trouve par conséquent oblitérée, ce qui fait qu'on ne rend jamais l'urine avec la semence; et, que dans les fortes érections vénériennes, il est impossible d’uriner si l'érection ne cesse pas. En même temps,les muscles transverses de l’urètre le dilatent, chacun de leur côté, pour le disposer à recevoir le sperme exprimé des vésicules. « Bientôt l’urètre lui-même, irrité par la présence de cette liqueur, entre en contraction, aidé par le muscle accélérateur, qui comprime avec force son bulbe et toutes les parties voisines. L'action avec ce muscle acquiert une nouvelle vigueur par la contraction du sphincter de la vessie, et du sphincter de l'anus, qui concourent également à cette fonction importante. Ce muscle, l'accélérateur, est aussi le principal agent de l'érection, en comprimant les veines du corps caverneux de l’urétre. Dans ce même temps les muscles érecteurs

( 209 }) du pénis tenant cet organe dans une ligne moyenne, entre la perpendiculaire et la transversale, et la volupté étant à son comble, la liqueur séminale est lancée avec force dans le vagin, vers l'orifice de l’utérus.

« Si, par exemple, les muscles élévateurs de l'anus ne pressent pas les vésicules, le sperme n’en sort pas; si le muscle accélérateur cesse de comprimer les veines de l’urêtre, le gland se flétrit, et l'éjaculation ne peut avoir lieu, quoique le reste de la verge soit en érection. Si un antagoniste est attaqué de spasme , ou se trouve paralysé, l’urètre ne peut se dilater; les forces pour presser l'éjaculation, ou manquent ou sont contrariées ; de là un grand nombre d’obstacles possibles à l'exécution parfaite de cette fonction.

« Dans certaines circonstances, l’humeur prostatique peut-être expulsée isolément, c’estàa-dire sans la liqueur séminale , ce qui a lieu au premier degré de l'orgasme vénérien, ou comme chez quelques individus , par la pression que la prostate éprouve pendant l’expulsion des excrémens. Dans tous les cas, la sortie de cette humeur ne se fait que par une espèce de suintement, et jamais, ou très-rarement, par jets.

Chez les eunuques, cette émission est accom-

Toue Î. 14

pagnée d’un sentiment de plaisir, dont ils jouissent à défaut de celui que procure l'éjaculation de la semence. » (Villeneuve, mot éjaculation du Nouv. Dict. des Scienc. médic.)

Maintenant, qu’est-elle cette semence? Une espèce d'humeur blanchätre d’une odeur vireuse particulière, que M. Mestivier compare avec raison à celle des chatons de Châtaignier qui a beaucoup de rapport également avec celle des baies de sureau , de la colle de farine, des fleurs de l’épine vinette; à Saint-Domingue, avec la plante mucilagineuse appelée Gombo; cette humeur est préparée dans les testicules et dans les vésicules séminales, d’où elle est lancée par l’homme dans la matrice pour la fécondation et la procréation d'individus de toute espèce. On a établi beaucoup de systèmes sur la nature de cette liqueur procréatrice. L'infatigable Leuwenoek, comme je l'ai déjà dit, a observé dans une goutte de sperme des milliers d’animalcules; l’immortel Buffon, des molécules organiques ; d’autres observateurs ont cru reconnaître le germe fécondateur dans une vapeur qui s’en dégage , et à laquelle on donne le nom d'aura seminalis.

Kartsoiker, physicien, découvrit, dans la semence, des animalcules de forme sphéroïde, ter-

minés par de petites queues , ce qui fit dire à Bonnet que les injections à froid, après la copulation, détruisent la fécondité en donnant la mort aux animalcules de la liqueur spermatique, qui demandent un véhicule chaud , ainsi que le prouvent ses expériences (1) : aussi les femmes prostituées usent-elles toujours de cé moyen après le coit, de même qu’elles emploient les onctions et lesinjections huileuses avant le coit , etlesablutions à l'eau de chaux après, comme moyens préservatifs du virus syphilitique dans beaucoup de circonstances, vertu qu'on doit attribuer à cette espèce de savon calcaire qui résulte de la combinaison des deux lotions. Mais de nouvelles découvertes doivent faire donner la préférence aux chlorures de Labaraque , qui, dit-on, ont la propriété de neutraliser les virus syphilitique, rabieique, et le venin des serpens.

L'analyse des chimistes modernes (2) prouve dans la semence la présence d’une humeur sut generts, d’un principe muqueux et promptement putrescible, du muriate de soude ,'du phosphate de soude, de la soude caustique, et du phosphate de chaux qui, à l'air libre, donne

(1) Voyez chap. IX, pag. 23, note, 5e vol., OEuvres de Bonnet, Ire partie, Corps organisés.

(2) Mestivier, Thèse.

(#13) une cristallisation, tandis que la soude y passe à l'étet de carbonate. | |

Le sperme n’est donc jamais pur, il est visiblement composé de deux parties, l’une plus visqueuse , plus tenue, l’autre plus dense.

Le sperme contient done un peu de soude qui lui donne un caractère alkalin. Sa pesanteur spécifique l’entraine , à l'exception des parties filamenteuses, au fond de l’eau et de l’urine. Exposé à l'air libre, il tombe en déliquium, et devient soluble en l’eau froide ou chaude. L'alcoolet l'acide muriatique oxigéné, selon M. Mestivier, versés ensuite, le précipitent en flocons blanchâtres. Soumis à d’autres réactifs, il offre les mêmes résultats que le mucus; c'est pourquoi le feu le dessèche et le noircit :le charbon qui en résulte, dégagé de ses vapeurs rutilantes et empyreumatiques , devient combustible. Au reste, on ne peut rien ajouter à l'analyse chimique offerte par feu M. le professeur Vauquelin, qui y trouva par cent parties :

AO OP IPMTE AUTO GE ANNE JS Mucilage animal. . :....:- 6 Phosphate calcaire. . . + +. -: 3 Aude: "0," CAL EN POLE Le i

{ik )

Les systèmes établis sur la génération ne sont que l'ouvrage de l'imagination, à l’aide d’hypothèses que suggère le défaut de vérités démontrées; mais je crois que l'idée la plus claire qu'on puisse s'en former, c’est que l’homme ést destiné à donner, et la femme à recevoir. Nous ne répéterons plus l'opinion de certains physiciens dont les uns, Hippocrate, Galien et Buffon, admettent le mélange de la liqueur séminale des deux sexes dans l’acte de la copulation; celle d’autres, tel qu'Aristote, pensant que le principe de la génération était transmis exclusivement par la liqueur du mâle, qui en était le dépositaire, celle de la femme ne servant, selon lui, qu’à la nourriture du fœtus et à son développement, ce qui lui fait dire, que Ja première fournissait la forme, et le dernier la matière. |

Aristote conclut que les femmes n'ont point de semence parce qu’elles conçoivent quelquefois sans volupté. Venette combat cette idée par lPhypothèse de la ressemblance de certains enfans avee leurs mères, et de la production monstrueuse du cheval et de l’ânesse. Il cite encore les incommodités qu'éprouvent les filles ou femmes par suite d'une semence trop longtemps retenue , et dont l’autopsie cadavérique,

CEE)

démontre notablement les ravages, le remède À ces maux du moment se trouvant dans les plaisirs de l’amour. ( Gen. arim., lib. IV, cap. IT).

Les femmesn’ont-elles pas en apparence, relativement aux fonctions,le même appareil génital que nous, des testicules, des vésicules séminales, des prostates, des vaisseaux spermatiques ?

On ne peut plus douter, d’après les fécondations artificielles de Spallanzani, de la préexistence des embryons dans les organes maternels, et que le mâle est borné, dans la reproduction, à des fonctions moins essentielles que la femelle.

« On pense communément quela fécondation s'opère avec plus de facilité si les deux individus éprouvent un trouble et une aliénation passagère dans le moment où ils se livrent à cet acte. L'influence attribuée dans la conception au plaisir plus ou moins vif qu'éprouvent alors les époux , doit s'entendre plus spécialement de l’homme qui fournit la semence; car on est bien convaincu aujourd’hui qu’une constitution peu sensible, peu irritable, des sens calmes, ou même une certaine froideur de tempérament, doivent être regardés comine des circonstances favorables à la conception chez la femme...

(an: )

On est à peu près d'accord que les femmes les plus voluptueuses ne sont pas les plus fécondes. On a observé que la multiplication de l'espèce est d'autant moindre que les jouissances sont plus faciles et plus répétées. ( Mot fécondation du Vous. Dict. des Sc. méd. )

Le système des œufs, adopté plus récemment par Harvey, Haller, Bonnet, Spallanzaniet autres célèbres observateurs satisfait, l'imagination. Selon eux, le sperme de l’homme, lancé dans l'intérieur de la matrice, pénètre au long des trompes de fallope , arrive à l'ovaire , détache et féconde un des œufs de la grappe. Celui-ci tombe dans le pavillon de la trompe qui, par un mouvement péristaltique et anti-péristaltique, saisit avec avidité et transporte dans l’intérieur de la matrice ce dépôt précieux qui luiest confié. Gette molécule se fixe alors en un point de la matrice, à l’aide de ses appendices et de ses vaisseaux.

Voilà bien des systèmes, mais le moyen d’en reconnaître un concluant?On peut dire des anatomistes avec Louis Racine, auteur du poëme de la Religion.

Ils en verront les jeux, et jamais les ressorts !

Suivant Hippocrate, dont s’autorise Antoine

Petit (1), «le mâle ainsi que la femelle répañndent dans l'acte vénérien une semence prolifique (2); c'est du mélange des liqueurs de ces deux sexes que sort l’homme. » Cette opinion est opposée à celle de l'observateur Spallanzani, qui n’admet pas le concours des deux semences, mais elle est aujourd’hui généralement reçue. Ainsi, d'après ce qu'on vient de lire, de tous les systèmes présentés, on n’en admet plus que deux; celui des animalcules , et'celui des œufs . et ce dernier est le plus explicable. Selon la probabilité , la femme, à l'exemple des oiseaux, fournit l'œuf, et l'homme coopère seulement pour les principes de la fécondité.

Cependant « dans ce système, dit M. Murat (5), on ne peut pas expliquer la formation des animaux mi-partis, ni les ressemblances des enfans avec lés pères. Pour qu’an enfant hérite des infirmités de son père, pour qu'il résulte un

(:) Maladies des femmes enceintes, t. ler, p. 67. (2) Plusieurs auteurs pensent que la liqueur $éminale n'existe pas dans les femmes; celle qu'elles rendent dans le coït, disent-ils, est de même qualité que celle des prostates. ; (x) Article Conception du nouveau Diction. des

Sciences medic.

(217) mulet de l’accouplement d’un cheval avec une ânesse :; un mulâtre, de l’union d’un blanc avec une négresse ; il semble que le mâle devrait contribuer à la formation de l'animal d’une manière plus intime, que par une "OP impulsion que le sperme communique à l'embryon, que l’on suppose tout formé chez la femme!!?. »

Felix qui potuit reruthi COgnoscere Causus.

Système des ovaristes. « Tous les animaux sont ovipares, disent les inventeurs de ce système, et toutes les plantes aussi; pourquoi l'homme et tous les animaux ne viendraient-ils pas des œufs? Les œufs, ajoutent-ils, n’ont besoin que d’être vivifiés d'être mis en mouvement, en un mot, d'être fécondés, et c'est ce que produit la semence de l’homme, dont la partie la plus subtile pénètre la matrice , et les trompes jusqu'aux ovaires, s'insinue dans l'œuf, et le vivifie; l’œuf fécondé se tuméfie , rompt la membrane qui l’enveloppe : alors le pavillon de la trompe, appliqué à l'ovaire, reçoit cet œuf ainsi fécondé, et le dépose dans la trompe qui le conduit dans la matrice. »

Système en faveur des Animalcules contenus dans la semence. Cette supposition

(*ax6:)

que dément l'existence du mulet, qui tient de l’ânesse et du cheval, la ressemblance des garcons aux mères , et des filles aux pères ; la modification du mulâtre et des autres sang mélés, doit faire rejeter cette théorie mise au jour par Leuvenoek et Artharola. Selon ces novateurs (1), c’est l’homme au contraire qui fournit l'homme en entier; le fœtus est tout à fait formé dans la semence : on y voit très-distinctement de petits vers semblables à des têtards très-vifs, qui se meuvent avec une grande agilité. Leuvenoek dit en avoir compté dix à douze millions. De cette quantité étonnante il ne s’en introduit qu’une partie dans les trompes de fallope , qui vont aux ovaires, où étant arrivés ils pénétrent dans l'œuf, non sans s’y livrer combat, et s’entre tuer; enfin le plus fort de cette grande multitude de vers, le plus méchant, tue ses camarades, et se fourre dans l'œuf , où il se tient tranquille ; alors l’œuf se gonfle, distend la capsule qui le contient et l’attache à l'ovaire, la crève, tombe dans la trompe de fallope, et descend dans la matrice, où le fœtus se développe. »

(1) Antoine Petit, Maladies des femmes enceintes,

t, Jerftpiorr,

Le premier système me paraît préférable et basé au moins sur des principes analogues que l’on ne peut contester. Îl reste à prouver que la femme n'est pas seulement le réceptacle de la semence de l’homme, mais qu'elle participe à la fécondation en fournissant la sienne, qui, quoique moins coagulée par son défaut de stagnation, n’en est pas moins comparable à celle de l’homme, avec laquelle elle à beaucoup de rapport pour sa valeur intrinsèque, son usage, et les maladies auxquelles entraîne l’abus de son écoulement.

Antoine Petit (page 68, tome I*.). « pense que la semence de la femme est dardée du fond de la matrice, dans la cavité de laquelle elle est apportée par les trompes de fallope, qui, ellesmêmes, la charrient des ovaires, qui la leur transmettent par le moyen du morceau frangé.

L’excessive volupté que ressent la femme quand elle éjacule vient du long trajet que cette semence parcourt; elle est filtrée dans l'ovaire, que Petit regarde comme le testicule de la femme. D'ailleurs, dit-il, puisque l'ovaire reçoit une artére spermatique comme le testicule, pourquoi cette partie ne filirerait-elle pas une semence analogue à celle de l’homme? Il ne faut pas confondre cette substance prolifique avec

une certaine humeur qui se filtre dans les glandés de Cowper, et dans celle de Morgagni. Cette dernière tient lieu de prostate dans les femmes ; l'humeur qui en découle, sert à lubrifier le vagin , et ne cause aucun plaisir à la femme. »

Des Tempéramens (1).

L'homme, parfait de corps, a la force et la majesté; les grâces et la beauté sont l'apanage des dames. On reconnaît parmi l'espèce humaine, plusieurs sortes de tempéramens, sa- VOIr : |

Le tempérament lymphatique caractérisé par une peau blanche, les cheveux et les poils d’un blond cendré , les formes extérieures molles et arrondies, le pouls petit et faible, la digestion lente, les mouvemens paresseux, les sensations très-modérées, l’ésprit inactif, et inaccessible aux passions fortes. C’est celui des enfans des pays froids et humides.

Le tempérament sanguin s'annonce par une

(1) Comme dans l'amour physique, le tempérament joue le premier rôle; il était nécessaire d'en décrire les espèces, afin de pouvoir établir comparativement les

nuances qui caractérisent les anaphrodites.

(iaay )

couleur vermeille de la peau, la teinte foncée des cheveux et des poils, la douceur des formes unie à la solidité de la fibre, à l'équilibre parfait entre les solides et les fluides, à la prédominence des systèmes artcriel et capillaire, annoncée par la force et le développement du pouls, à l’amabilité et à la gaîté de l'esprit qui est vif et saillant, enfin au penchant pour tous les plaisirs.

L'homme sanguin est sensible en amour, dit M. de L... (de l'Homme et de la Femme, tome I, page 24), mais étourdi; il n'aime pas la résistance, il s’emporte aisément et se Calme de même. Semblable au papillon, il voltige sur la première fleur qui s'offre à sa vue, mais il s’y arrête peu. Le viféclat de la rose peut bien fixerun instant le papillon au milieu de #4 course mais si, jalouse des autres fleurs , elle veuflé retenir , il faut qu’elle ouvre son sein aux caresses de ce petit inconstant ; elle jouit du bonheur de le voir palpiter par l'excès du plaisir; elle le partage...... L’agitation et les transports de son amant paraissent lui jurer la tendresse la plus vive, la plus durable... fleur charmante! employez tout pour captiver celui qui cherche à s'échapper. Une douce langueur est déjà répandue sur ses sens, bientôt l’ennui y suecédera.…

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