‹ De L'Inaliénabilité De La Dot:Chapitre 3 sur 73 · Gaïus, Comm. I · texte numérisé non relu

Gaïus, Comm. I

ER Te on finit par admettre qu’elles pouvaient se marier sans tomber sous la manus du mari.

Dans ce nouvel état du droit, la femme en se mariant ne subissait plus de capitis minutio : elle restait libre. Ce n’est pas à dire pour cela qu’elle ne fût pas soumise à la puissance maritale; celle-ci subsistait tout entière, cela doit s’entendre seulement en ce sens que sa capacité civile restait absolument la même. Était-elle alieni juris au moment où elle se mariait, elle restait sous la puissance du palerfamilias, Si bien que celui-ci pouvait, s’il le jugeait convenable, prononcer le divorce de sa fille : Était-elle sui juris, elle demeurait sous la tutelle de ses agnats. |

Quant aux biens qu’elle possédait au moment de son mariage ou qui lui advenaient par la suite, la femme en conservait la propriété comme si elle n’eût pas été mariée. Mais il fallait un signe qui distinguât le mariage libre, dépourvu de toute solennité, du coneubinat; il fallait, de plus, que la femme supportât une partie des charges du ménage : l'acquisition de plein droit et universelle, qui avait lieu dans le mariage libre, fut remplacée par un apport conventionnel et à titre particulier ‘.

Ce fut la dot.

La dot est, dans le principe, un présent que la

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