L. 3, 28, de Jure dolium, Die
NES femme fait au mari, en vue du mariage : donum puellarum nubentrum. Ge ne sont plus tous les biens de la femme qui deviennent la propriété du mari, comme lorsqu'il y à conventio in manum, mais seulement ceux qu'elle lui apporte en dot, et on peut dire que c’est là surtout ce qui distingue ces deux formes de mariage. Il faut en conelure qu'à lorigine le mari acquérait les biens, qui lui étaient donnés en dot, de la même manière qu'il acquérait tous les biens de la femme par la manus, c'est-àdire qu'il en était propriétaire absolu et définitif. « La cause de la dot est perpétuelle, dit Paul, et elle est donnée pour demeurer toujours au mari {.»
Il peut paraitre bizarre de voir le mari conserver, même après le mariage, une dot qui n’est destinée qu’à en supporter les charges ; mais cela s'explique tout naturellement, lorsqu'on considère l'intérêt des enfants. En lPabsence de la manus, les enfants n'avaient aucun droit à la succession de leur mère que les agnats de celle-ci étaient appelés à recueillir ; car ils n'étaient pour elle que de simples cognats. Cet état de choses dura jusqu’au sénatusconsulte Orphitien. Ils auraient donc été complétement frustrés de ces biens si la constitution de dot n’en avait fait passer, pour toujours, au moins une partie dans le patrimoine de leur père, auquel