CHAPITRE VIL
De la semence promise de la femme, qui écraserait
le serpent.
1. Adam et Eve étant donc en paradis comme homme et femme et ayant encoi e la source et la joie célest6S, bien que mélangés, Satan ne pouvait soulIVir cela, car sa jalousie était trop grande, puisqu'il avait précipté Âdam et lui avait fait perdre sa forme angé- Uque. Il considéra donc Eve comme la femme tirée d*Âdam et pensa qu'ils pounnu^nt engendrer des enfants en paradis, et y rester : Séduisons-la (se dit-il), portons-la à manger du fruit défendu, elle deviendra . terrestre; tu pourras alors pénétrer son coeur emporter ton imagination en elle ; elle appartiendra ainsi à ton royaume et tu dc[n( lu eras prince dans le troisième principe sur la terre. — Il exécuta cela et lui msîoua de goûter du mauvais iruit, en sorte qu'elle porta la main à l'arbre , en cueillit une pomme et k mangea ; puis, en donna à Âdam ; et celui-ci voyant qu'Eve n'était pas morte munédiateraent, en mangea aussi; car l'envie était dans Tun et l'autre.
S. Telle iiit l'infraction qui nous ravit le ciel et le paradis, attendu que le chérubin, comme retrancheur, se plaça avec l'épée nue devant la porte du paradis et ne les y laissa (Adaiii et Eve) plus pénétrer : son épée était l'ange de la mort qui tranche assez l'homme maintenant parle chaud, le froid^ la maladie, la misère et la mort, et enfin retranche de Fâme la vie terrestre.