‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 34 sur 54 · Réponse. Dans le centre de la nature existe un · texte numérisé non relu

Réponse. Dans le centre de la nature existe un

tel état de choses, recueille-toi seulement. L'élernelle volonté, qui se nomme Dieu, est libre, car elle ne contient rien que la lumière de la majesté et de* • meure dans l'étemel rien , d'où il résulte q^ie rien non plus ne peut la mouvoir. Mais son désir, fait le centre de la nature, n*a qu'une semblable propriété ; car là se trouve l'astringence ou la première forme de la nature, qui tire toujours A eUe et prend où il n*y a rien : où elle n'a rien fa^t, eUe conf^omère et ne peut pourtant pas le manger; cela lui est de même inutile et lui crée seulement de l'angoisse, du tourment et de l'inquiétude, comme l'avarice chez l'homme. La seconde iorme est son allirement ou aiguillon, c'est là son valet qui rassemble ce que veut le désir ; c'est l'ouvrier qui représente rfaomine inférieor; il est méchant, colérique, furieux, il pique et tempête dans l'astringence, ce que celle-ci ne peut souffîrir du valet, en sorte qu'elle l'attire toujours plus violemment, ce qui le rend encore plus méchant et plus furieux, jusqu'à ébranler la maison : alors ie maître veut lier et contenir le valet et celui-ci s'emporte avec mutinerie ; [ uis, si son maître, ou l'astringence ne peut le dompter, ils tombent l'un et l'autre dans une grande angoisse^ dans l'inimitié, l'opposition, et commencent à tourner comme une roue, à s'égorger, s'assassiner. Telle est la troisième forme de la nature, d'ofi proviennent la guerre, les querelles, la dévastation des viUes et des pays, l'envie et l'in-

qmHe méchanceté, *run déstnmt la morl de l*!»!!^ de tout dévorer et attirer à soi ; on vent posséder Mal,

bien que, par ce lait, ce soit non-seulement inutile, mais nuisible ; on agit comme la tureur de la nature qui se dè?ore, se consume et se brise en soi-même. Delà vient tout mal j le diable et toute maavaise chose sortent de là, telle est lenr origine.

10. Comme procède le centre de la nature, criUmdez hors de la lumu;re, ainsi fait le démon qui no possède pas la lumière ; de même Thopme pervers, k bêle , la plante , Fherbe et tout ce qui est hostile ; car c'est la roue du poison d^oà procède la vie; elle tourne ainsi dans une grande angoisse, piquant, tempêtant et brisant jusqu'à ce qu'elle se soit puisée une autre volonté de sortir de l'angoisse, qu'elle se soit enfimcée dans la mort et volontairement abandonnée à la liberté. Alors se rompent dans la morl le piquant et le brisant, et ils tombent dans la liberté de la première volonté, laquelle volonté nlliinn', |)ar la paisible liberté, Tangoisse de la mort, ce dont i'angoibse s'effraie, brise la mort et s'élève de Tangoisse comme une vie de la joie (est transformée en joyeuse vie).

11 . Il en va ainsi chez Thomme : quand il se trouve dans l'angoisse de rinimiLié, tjao l'aiguillon de la mort et de la colère tempête en lui, qu'il est inquiet, avare, envieux, colérique et hostile, il ne doit pas restw dans ce fâcheux état, sans quoi il est dans les régions de la mort, de la colère, de la fureur et dans le feu infernal. Si la source d'eau n'était pas en lui, dans la chair et le sang, i! serait déjà un démon enilamiaé , rien autre. Qu'il se recueille 4onc et puise

dans sa maligne angoisse une autre volonté, de passer de la méchanceté avare dans la liberté divine où il y a toujours assez de repos et de paix. Il n'a qu'à s'abandonner patiemmenifà la mort, qu'à se livrer volontairement à la roue'd'angoisse, et à y puiser une soif du rafraîchissement divin, qui est la liberté; alors il passe , au travers de la mort angoisseuse , dans la liberté , et quand son angoisse goûte la liberté , quelle paisible et douce source elle est, la source d'angoisse s'effraie ; et dans l'effroi , l'hostile et âpre mort se brise , car c'est un effroi de grande joie et un em- ^ brasement de la vie divine. — Ainsi naît le rameau de perles, qui est là dans une joie tremblante, mais en grand danger; car la mort et la source d'angoisse sont sa racine ; il en est entouré comme une belle et verte plante qui pousse d'un puant fumier, du centre de l'infection , et cette plante acquiert une autre essence, odeur, nature et source que celles de la mère dont elle est née, comme aussi la source, dans la nature, a cette propriété, que du mal ou de l'angoisse, naît la grande vie.

12. Et tout comme nous reconnaissons en outre que dans l'effroi la nature se divise en deux règnes : lo en royaume de joie, et 2» en un affaissement de la mort dans un ténèbre ; — de même chez l'homme, quand le rejeton de lys s'engendre pour le royaume de joie , sa nature se partage en deux volontés : la première s'élève dans le lys et croît dans le royaume de Dieu, l'autre tombe dans la sombre mort et désire la terre qui est sa mère ; celle-ci combat toujours le ' lys et ce dernier fuit l'âprelé, comme dans une plante

qui croît de la terre» l'essence fuit la terre et est tirée

en haut par le soleil, jusqu'à ce que cela devienne une tige ou un arbre. Ainsi est loujours attiré, par le soleil divin, dans sa puissance, et hors de la mauvaise « essence, le lys de l'homine ou le noavet homme, d'où provient, enfin, un arbre dans le royaume de Dieu; alors il laisse tomber le vieil et mauvais arbre , ou l'enveloppe sous laquelle crut le nouveau, en terre, dans sa mèi'e, après laquelle il soupirait toujours, et de la terre , il ira de nouveau dans le centre de la nature, à la fin da jour de séparation, où tout rentrera dans son éther. Le lys va paretllement dans son élher, savoir dans la libre volonté, dans la lumière de la majesté.

13. Comprenez cela comme suit : Lorsque dans Teffiroi de la natnre deux règnes se séparent ainsi, reffiroî est en soi-même un éclair et une causé du feu,

ou de rallumement de la vie; la luali^'rr preniière ou celle qui causait l'clpretc par son attire nirnl , duquel provenait l'inimitié, se sépare en deux parties : l'une . au-dessous de soi, dans la mort, ce qui est la vie es* sentielle avec la substanttalité de ce monde, comme sont la terre et les pierres; et l'autre passe de TefTroi du feu dans la lumière de la liberté, car l'eiïroi du feu allume la liberté , en sorte qu'elle devient aussi désireuse et attire dans son désir le royaume de joie en soi, savoir le doux bien-faire, et le convertit aussi en matière. Cela est ntaintenant la snbstantialité céleste et divine , (pii auiie de nouveau le feu en soi et l'engloutit dans sou eâroi, qui est la source du feu : alors cette source consume la douce substantialité et

s'élève en grand royaume de joie, rangoisse est transformée en aœonr et le feu en un brûler d'amour,

brûler d'où provient l'esprit d allégresse de réternelle vie ou l'esprit de Dieu qui s onginise dans la première volonté ou dans le Pére. Car il est le désir de la nature : dans le feu uiae source de feu, et dans Tangoisse de la mort un aiguillon de la mort, dé la fureur et de rinimilié, dans l'être de la nature ou dans le centre : dnns la lumière , il est le divin royaume de Joie ; c'est lui qui dans la substantialité divine ou dans la sagesse (ce sont les couleurs de la verta), manifeste la noble teinture qui pi'oduit l'éclat de la subs> tantiâlité céleste ; de lui provient, dans la substantialité, l'élément du monde angélique, dont ce monde est une génération, mais enilammée par Satan dans la colère ; lequel Satan est cause que la fureur de la nature s*est allumée, d*où sont provenus, dans la subs* tantiâlité, la ten'e et les pierres, comme on les vent, ce que la toute puissante source a, dans le Verbe fiât, séparé eu un principe , ainsi que cela a été enposé dans le livre de .la triple vie.

14. £ntendez donc {)ar Tédair de feu la quatrième forme de la nature, et par la naissance d'amour du royaume de joie la cinquième ; par l'engloutissement de la substantialité de la douceur par la source du léu, alors que le ieu atteint aussi le royaume de joie, soit le son ou la manifestation des couleurs, merveilles et vertus, dont les cinq sens ou la vue, Touîe, l'odoraC, le goût et le tact proviennent, la sixième l'orme; et par la substanlialité de la lumière, comprenant l'élément divin 9 d'où nait le verdir ou le paradis, la sep-

liènïe, et de plus, la mère de toutes les formes, donnant à toutes i être, la puissance et la douceur, et étant une TÎe éternelle, les délices de la vie ; car la septième foniie renferme le monde angélique ainsi que le paradis ou le wai royaume des deux , dans lequel se manifeste l'être de la divinité et tout ce que contient le monde de lumière, comme nous l'avons décrit ailleurs.

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