‹ De l'incarnation de JésusChrist, écrit d'après une élucidation divine, en 1620Chapitre 35 sur 54 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Plusieurs autres particularités de cette troisième citation, hantement à considérer.

' i . Enfants des hommes , soyez donc ici voyants et

non aveujîles; observez bien ce qui vous est manifesté, cela n'a pas lieu en vain; il y a quelque chose là-dessous; ne dormez pas, le temps est venu : voyez donc ce qu'est l'être de tous les êtres. Ce monde est issu de Tétemel; le centre de la nature a existé dés l'éternité, mais sans inanlfeslation ; il est devenu sensible lors de la création de ce monde et par la fureur de Satan. Comprenez seulement ce qu'est le démon : il est l'esprit de ses légions, issu du centre de la nature. Lorsqu'il fut revêtu de la siibstantiallté divine, il dut être éprouvé par le feu et porter son imagination dans la lumière ; mais il la porta en arrière, dans le centre de la fureur, dans la quatrième forme de Tangoisse, et voulut régner, dans le feu, sur la douceur divine, comme un ennemi du royaume de joie; voyant que le feu donnait force et puissance , il raé-

prisa Famoiir; c'est pourquoi il fût jeté hora du feu divin, dans l'angoisse des ténèbres, dans le centre des quatre formes. Il n'a plus rien du leu que l'effravanl éclair, c'est là sa vraie vie ; mais la volonté de Dieu, qui d'aUieurs désire Ja vie chez les anges et chez les hommes, qui vient en aide à la vie par la liberté ou la douceur, l'a abandonné; ainsi, il ne peut, en éternité, atteindre la lumière, ni puiser non plus aucuiie imagination après elle, car l'esprit de la volonté de Dieu le tourmente dans k chambre d'angoisse, dans les quatre premières formes de la nature ; il ne peut atteindre la cinquième. Et bien qu'il ait toutes les formes de la nature , il n'y a qu'hostilité et contrariété, car l'esprit saint Fa abandonné et la colère ou la source de la fureur est maintenant en lui. Dieu qui est tout, a manifesté en lui sa fureur ou le cenU^er de l'origine qui est devenu créaturel, car il (le centime) a désiré se manifester aussi , et lorsque Dieu se mut pour la création des anges, tout ce qui dés l'éternité était demeuré caché dans les merveilles de la sagesse, dans le centre, tant dans l'amour que dans la colère, vint en évidence.

9. Sachant donc cela, ce que nous sommes, et que Dieu nous le fait connaître, nous avons à y réfléchir et à engendrer en nous le bien, car en nous se trouve le centre de la nature : si nous faisons de nous un ange, nous le sommes, et si nous faisons de nous un démon, nous le sommes aussi : nous sommes dans le faire, dans la création, dans le champ. La volonté de Dieu, dans l'amour, se tient devant nous, dans le centre de la vie ; Dieu est devenu homme et veut nous

avoir; sa coléré veut nous posséder aussi dans le

royaume de la fureur ; Satan nous veut de même en sa compagnie, et d'autre part, les anges de Dieu en la leur : puis nous entrons où nous porte notre penchant. PortouMious notre imagination dans la lumière divine et y allons sérieusement, alors nous y enlruns et v sommes même l'oricnicni attirés. Préférons-nous le taste de ce mi onde et laisser aller Téternei, dans ce cas» nous pouvons aussi espérer d'être contraints d'entrer avec la fureur de ce monde dans le premier mystère ; et si alors nous n'avons pas Timagination divine ou la foi en nous, Tamour divin nous ahaiiLlonnera et ne nous laissera pas entrer par sa porte. Assurément Dieu ne se partagera pas ; nous tomberons dans la détresse : d tu ne te présentes pas avec l'esprit de Dieu, tu ne l'obtiendras plus jamais; c'est pourquoi il est bon d'achever de crottre id^bas, dans cette vie. Christ est devenu notre champ, nous pouvons parvenir à lui sans trop de tourment ; il ne s'agit que de rompre noire volonté , ce qui est douloureux, car Adam ne veut pas, la colère et le diable non plus.

8. Vois, ô homme, tu es ton pmpîo ennemi; ce que tu tiens pour ami est ton ennemi : veux -tu être sauvé et voir Dieu? alors deviens le plus ardent enneipi de ton meilleur ami, savoir de la vie extérieure ; non que tu doives la briser, mais sa volonté seulement. Fais ce qui te répugne, deviens ton ennemi, sans quoi tu ne peux voir Dieu ; car celui que tu réputes maintenant pour ton ami est issu de la chambre d'angoisse et renferme encore la vie engois-

seuse, aTec la source colérique et la corruption de Satan* Tu dois puiser une YoloBté en Dieu ; il faut que tu puises en lion âme même une volonté et que

tu passes avec elle de la méchanceté en Dieu ; alors tu seras introduit dans le feu divin , c'est-à-dire que Fesprit de la volonté allumera ton âme. Cela lait, saisis ia vie et Tesprit de Christ; cet esprit te sera donné et te réengendrera avec une vokwté nouveUe qni te demeurera. Cette volonté est la flenr de leni âme, dans laquelle gît le nouveau -né, dans Timage de Dieu : c^est à lui que Dieu donne la chair et ie sang de Christ pour aliments, et non à ràne-Adam, eomme Babel en gazouille si singvdiéremeni qu'à Fentendre le roédiant participerait an corps de Christ. 0 non! il reçoit les quatre éléments et là-dedans la colère de Dieu, parce qu*il ne distingue pas le corps du Seigneur, présent au ciel« et dont Tâme qui y atteint vit. Non comme un signe, selon le babil de la ûmtasîe ; non Fesprit sans la substance^ mais Fespril et SB substance, entoiués de la sagesse divine; la chair de Christ qui remplit partout le monde de lumière, que le Verbe qui devint homme apporta en Marie. Cette sabatantiaUlé, bien que manifeiÂée dans la chair et le sang: de Blarie et ayant pris à soi l'essence hn* maine, lut néanmoins, pendant le temps que Christ demeura dans le corps de Marie, au ciel, dans Télément, partout. Elle ne vint pas de plusieurs railles ou é^un endroit qnekonque en Marie, à non ; mais la parole divine ouvrit le centre raifenné pai* Adoni dans la colère de Dieu, dans la mort, et introduisit la substaatiaiité divine dans ie centre virginal rea-

fermé dans la mort. Cela se passa dans le corps de Marie, au terme de l'alliance, non de dehors, ni par entrée, mais en ouvrant, procréant, et dans ce monde eafanlaDt Dièu el homme, une pei^soiiae, la sutistaii^ tialtlô eUa vii^niié céièstes renfi»*mé68 'dîaas la moit, une substantiaiîté, on homme dans le ciel et dans ce monde, et tels devons-nous aussi être, car le Verbe qui devint homme s'est mu dans IMme et se trouve, dans. le retentissement de la yîe, en toutes lésâmes, il attire -toutes les âmes; mais la colère les attire toutes aussi. Blaintenanl choisis : en toi se trouve ac-» tuellement le centre de la divinité, en rclentissément et en action, et aussi le centre de la fureur; dans ce où tu entres el que tu réveilles l epose la vie : fais ce • qu'il te plaira, tu es lihre et Dieu te le fait savoir. Il t'appelle; si tu viens, tu seras son enfant; mais 'si la passes dans la colère, tu seras aussi reçu.

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